Par Michel Morin
1 Introduction, pourquoi ai-je publié cet exposé?
2 Critères bibliques pour être un «ange / messager de Dieu»
3 Réfutation de l'interprétation de William Branham sur l'arbre de la connaissance du bien et du mal
4 L'appel aux «vainqueurs» de l'esprit accusateur sur l'arbre de la connaissance du bien et du mal
5 Le protocole des noces de l'Agneau
6 Exposé sur le mystère de l'iniquité
7 Le mystère du procureur coupable de mépris de cour
8 William Branham et «son propre message», avant le retour de l'Esprit de Christ
9 Réfutation de l'enseignement de William Branham sur l'évolution progressive de la nouvelle naissance
Réfutation de l'enseignement de William Branham sur les 70 semaines de Daniel
11 Réfutation de l'interprétation de William Branham sur le rôle du pays d'Israël dans les prophéties bibliques
12 Réfutation de l'interprétation de William Branham sur l'unité de Dieu et sur la divinité
13 Réfutation de l'interprétation de William Branham sur le serpent ancien
14 Réfutation de l'interprétation de William Branham sur les 144,000 d'Apocalypse 7:4, 14:1 et 14:3
15 Réfutation de l'interprétation de William Branham sur la marque de la bête
16 Réfutation de la prétention de William Branham déclarant que son message a «réglé les points en suspens»
17 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église d'Éphèse «Paul»
18 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Smyrne «Irénée de Lyon»
19 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Pergame, «Martin de Tours»
20 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Thyatire, «Colomba d'Iona»
21 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Sardes «Martin Luther»
22 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Philadelphie, «John Wesley»
23 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Laodicée «William Branham»
24 Réfutation de l'enseignement et de l'interprétation sur les 7 sceaux et les 7 tonnerres par William Branham
25 Réfutation de l'enseignement et de l'interprétation sur les 7 trompettes par William Branham
26 Clarence Larkin, sa publication de 1918
27 À propos de «Voice of God Recordings»
28 Lettre ouverte de Sarah Branham aux croyants (du Message) datée de 1989



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Avant-propos et textes d'introduction
#01) Introduction. Pourquoi ai-je publié cet exposé?
#02) Les mots racine dans la langue hébraïque
#03) La Bible n'est pas «la parole de Dieu», mais «la parole de Dieu est dans la Bible»

Exposé sur l'enseignement des «70 semaines de Daniel»
#04) Qu’est-ce que le pré-millénarisme dispensationnel / dispensationalisme prémillénaire ?
#05) La paternité du «message» appartient aux doctrines dispensationalistes élaborées par des théologiens
#06) Qu'est-ce qu'une dispensation?
#07) L'héritage dispensationaliste de Scofield
#08) La réfutation de la doctrine du dispensationalisme réfute aussi «les 70 semaines de Daniel» prêchée par W. Branham
#09) La doctrine dispensationaliste est en désaccord avec les éléments indissociables de la fin des temps
#10) La grande détresse qui identifie les temps de la fin
#11) Les temps de la fin se révèlent dans un indice biblique majeur
#12) Le chapitre douze du livre prophétique de Daniel est scellé jusqu'à la fin des temps
#13) Seuls, les intelligents selon Dieu, comprendront le mystère de Dieu à la fin des temps
#14) Mille générations selon Dieu est une expression symbolique signifiant «à perpétuité»
#15) Le sens original de la traduction française du «mot perpétuel»
#16) La cessation du sacrifice perpétue, lorsque les saints furent vaincusl
#17) Les anges élus contemplent continuellement (perpétuellement) la face de leur Père, qui est dans les cieux
#18) «La soixante-dixième semaine de Daniel» - Comparaison entre Scofield, Larkin et Branham
#19) 1963: Mise à jour importante de sa version des «soixante-dix semaines de Daniel»
#20) Est-ce qu'avant 1963, l'inspiration du Saint-Esprit lui faisait défaut?
#21) Qu'est-ce que le sionisme chrétien?
#22) La connexion de la doctrine de «la Trinité» d'avec le dispensationalisme
#23) Quels sont les points communs que Darby, Scofield et Larkin partagent?
#24) Le «message», le sionisme dispensationaliste et Donald Trump
#25) Thèse universitaire de «John Hagee, dirigeant du groupe chrétien sioniste américain, Christians United For Israel»
#26)  La doctrine parasite - Dispensationalisme et État D'Israël au Moyen-Orient
#27) Shlomo Sand, l'exemple du gros bon sens des gens ordinaires
#28) Interview avec le professeur Shlomo Sand de l’université de Tel Aviv
#29) L'état d'Israël au Moyen-Orient, cette nation a-t-elle une place dans les prophéties de la fin des temps ?
#30) Signification profonde du sens donné au nom d'Israël
#31) Qui sont ceux qui ont le droit de porter le nom d'Israël?
#32) Le peuple saint est d'abord et avant tout un peuple spirituel
#33) L'imposture spirituelle de l'état d'Israël
#34) Dieu n'a jamais fait affaires avec les Gentils. Dieu ne fait affaires qu'avec son peuple saint
#35) Le peuple d'Israël est un peuple saint, une assemblée des premiers-nés, le peuple des vainqueurs
#36) William Branham n'a jamais renié le dispensationalisme acquis depuis 1933



#01)
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La raison pourquoi j'ai publié cet exposé, est que j'ai été littéralement «poussé à le faire» et si ce n'est pas moi qui l'aurait fait, le Seigneur aurait choisit quelqu'un d'autre! C'est la déclaration de guerre du Seigneur, pas la mienne! C'est Sa guerre telle que prophétisée dans Apocalypse 12:7! Si vous croyez que le Seigneur revient, commencez d'abord par identifier son Esprit et ceux qui en sont inspirés! Maintenant, comprenez-moi bien: ce site Internet a été créé dans le but précis d'examiner soigneusement tous les critères requis selon la Parole de Dieu pour qu'une personne soit spirituellement qualifiée devant le Seigneur, pour être un «ange» ou un «messager» du Seigneur. Je suis persuadé que l'errance dans le «désert» a maintenant assez duré, et qu'il est plus que temps de remettre les pendules à l'heure!

Si vous avez déjà parcouru d'autres chapitres parmi mes publications, vous avez certainement observé que je vous ai clairement indiqué que personne ne peut prétendre se tenir dans la présence de Dieu, peut importe qu'il soit un moine, un prêtre ou un évêque Catholique du moyen âge, tel Irénée de Lyon, Martin de Tours ou un moine/évangéliste comme Colomba d'Iona, ou un réformateur comme Martin Luther,  ou même un grand prédicateur comme John Wesley, à moins de comprendre Qui est le Seigneur, et Qui est Son Dieu. Pour cela, il faut être né de nouveau. Actuellement, un grand nombre de croyants sont littéralement embourbés dans la doctrine du dispensationalisme et sont captifs d'enseignements qui en découlent. L'Église a littéralement été «vaincue» tel que cela avait été prophétisé, car il a été donné à l'esprit du mystère de l'iniquité de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Apocalypse 13:7 . À moins de l'intervention du Seigneur, personne, ou presque serait sauvé.

Sachez également qu'aucun Trinitaire, même s'il a été désigné par William Branham en tant «qu'ange/étoile/messager»  ne peut se tenir dans la présence de Dieu, car c'est un non-sens de prétendre «se tenir dans la présence de Dieu» en Esprit, alors qu'un Trinitaire ne sait même pas Qui est notre Dieu et n'est pas en mesure d'identifier correctement à quel esprit il s'adresse.  Seuls ceux qui sont revêtus de la robe blanche symbolique de l'Agneau et qui connaissent leur Dieu et leur Seigneur ont accès au Saint des Saints en Esprit.

Bien que je ne reconnaisse aucune autorité de William Branham dans ses enseignements sur la Parole de Dieu, néanmoins je partage entièrement sa déclaration alors qu'il avait affirmé que le trinitarisme était du diable. Sauf que William Branham n'a pas été conséquent dans son raisonnement. Si tous ceux qui rendent un culte au trinitarisme sont littéralement inspirés du diable comme William Branham l'a affirmé, ce dernier aurait du savoir que les personnages qu'il a choisis en tant «qu'anges/étoiles/messagers» dans son «exposé des 7 âges de l'Église» étaient tous trinitaires (sauf l'apôtre Paul) et puisqu'il est écrit que «Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement», alors tous ceux qui ont endossé et enseigné le trinitarisme, étaient également inspirés du diable, hier, aujourd'hui et éternellement. Je ne vois pas comment un «ange/étoile/messager» pourrait être inspiré du diable et être rempli du Saint -Esprit en même temps, ce qui serait un non-sens. Disons que l'expression «remplis de l'Esprit» de William Branham était très «flexible» dans un sens vraiment large, pouvant accommoder à peu près n'importe qui.

 « (97) Le Saint-Esprit dont Paul fut rempli et qui lui fit faire les choses qu’il a faites est le même Saint-Esprit qui remplira celui-ci (Irénée), Martin, et tous les autres. Il les remplit complètement, et Il nous remplira complètement, vous et moi.» L'Âge de l’Église de Sardes 60-1209

« Et nous avons vu qu’il (Martin) était un saint rempli du Saint-Esprit, saint Irénée et tous les autres, et—et saint Colomba, et tous ces hommes remplis de l’Esprit. » - William Branham -Prédication La soixante-dixième semaine de Daniel 61-0806

Exposé des Sept Âges, Âge de Sardes, citation chapitre 3 page 76 : "Ces sept messagers font connaître Dieu au peuple ... Ils parlent et agissent sur Son autorité, il se tient derrière eux avec toute la puissance de la Divinité (...) Les voici donc, remplis du Saint-Esprit et de foi, enflammés du feu de Dieu, ils brandissent la Parole de vérité, et Lui se tient là pour les appuyer. - William Branham -


William Branham avait laissé entendre que l'esprit du trinitarisme était l'esprit du diable
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Cette étude vise expressément la crédibilité de l'enseignement et la doctrine dispensationaliste «de l'Exposé des «sept dispensations» ou 7 âges de l'Église» ainsi que celle de la «révélation progressive» sur laquelle repose l'enseignement des Sept Âges de l'Église, tel que prêché par William Branham. Ce site n'est pas une attaque sur le don de guérison de William Branham, car seul Dieu a le pouvoir de guérir et ceux qui chassent des démons en Son Nom ne peuvent se glorifier de quoi que ce soit devant Lui. Au «Jour du Seigneur» plusieurs diront au Seigneur: «n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?» et le Seigneur ne les contredira pas sur leurs dons de chasser des démons ou de faire des miracles en Son Nom, mais il leur dira simplement qu'Il ne les a jamais connus....

«Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son fils fût le premier-né entre plusieurs frères (et sœurs).» Romains 8:29

Ici je désire souligner l'importance et la profondeur des mots utilisés par l'apôtre Paul dans l'expression «semblables à l'image de son fils afin que son fils fût le premier-né entre plusieurs frères». Car voyez-vous, Jésus est leur frère ainé, le premier-né de la famille humaine de Dieu. Par son sacrifice expiatoire et son sang versé, ceux qui sont crucifiés en lui, sont restaurés à égalité avec lui, devant leur Père Céleste. Ils sont restaurés «image/copie conforme», sanctifiés et rendus parfaits de la même sainteté et perfection que Jésus lui-même.

«Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères Hébreux 2:11

Et pourtant, ce n'est pas du tout ce qu'enseigne William Branham, quand il essaie de vous faire croire que des personnages historiques, endossant des préceptes et des doctrines humaines, se sont supposément qualifiés par leurs œuvres et leur témoignage pour être des «vainqueurs» et des modèles pour accomplir des ministères «d'anges/messagers» auprès de leurs assemblées respectives!

Vous l'aurez sans doute compris, le contenu des pages de ce site Internet cible particulièrement la crédibilité de William Branham en tant qu'enseignant biblique, et son interprétation des volets historiques et spirituels reliés à des personnages qu'il a délibérément choisis de sa propre initiative afin d'interpréter les soi-disant «âges» de l'Église... La clé de mes réfutations se trouve dans l'analyse soigneuse, que j'ai effectué sur les «personnages historiques» qu'a choisis William Branham, sur leur vie, leur écrits et témoignages, leurs «théologie» ainsi que les personnes avec lesquelles ils se sont associés et tous ceux qu'ils ont admirés et qui les ont inspirés.

Note

Pour réaliser ce site Internet, j'ai consulté les archives officielles des documents historiques, tant en français et en anglais. Les références proviennent de sources surprenantes, des encyclopédies dont William M. Branham a lui même fait référence, et même un site musulman qui a développé une expertise non négligeable sur les doctrines de l'Église catholique romaine.  Par exemple, les lettres de l'empereur Constantin aux évêques de Nicée et ses édits, ainsi que des milliers de documents provenant des «Pères de l'Église» des époques (4) pré-nicéennes et (5) post-nicéennes, (6) les écrits d'Irénée de Lyon (7) (Contre les hérésies), (8) etc., la plupart des archives en langue anglaise, sont actuellement disponibles en quelques clics et des centaines de graphiques et d'illustrations deviennent ...... comprendre que tout enseignant crédible et intègre qui se respecte s'en tient aux faits véridiques et vérifiables dans tout leur contexte, qu'ils soient politiques, sociaux ou religieux. Lorsqu'un historien se base sur des fables, des légendes (hagiographies) et des allégations pour interpréter l'histoire, c'est tout son enseignement au complet qui est visé et remis en question, peut importe qu'il soit sincère ou non. Les faits historiques vérifiés ne s'inventent pas ni s'interprètent, car ils parlent d'eux-mêmes. Cette étude soulignera implacablement tous les anachronismes rencontrés, les erreurs et omissions historiques ainsi que les aberrations par rapport au bon sens et confrontera les doctrines théologiques acceptées comme norme avec la vérité dans une logique implacable.

Quelques unes des références Internet que j'ai utilisées
(1a) Martin Luther, sa théologie
(1b) Luthéranisme (comparaison avec la foi catholique)
(2) (ref. Internet)
(3) (ref. Internet)
(4)
https://www.biblestudytools.com/history/early-church-fathers/ante-nicene/  
(5) https://www.biblestudytools.com/history/early-church-fathers/post-nicene/

(6) http://www.newadvent.org/fathers/0103.htm

(7) Le texte intégral de l’Exposé de la prédication apostolique par Irénée de Lyon.
(8)
Le «Traité Contre les hérésies» par Irénée de Lyon
(9) Base de données des sermons de William Branham en français

(10) Base de données des sermons de William Branham en anglais

Vous pourrez à tout moment communiquer avec moi en m'écrivant à michel@lalumieredusoir.ca
Que le Seigneur ajoute Sa bénédiction à la lecture de cette publication!



#02)

Les livres du Nouveau et de l'Ancien Testament n'ont pas été écrits en français à l’origine; l'Ancien Testament l’a été en hébreu et araméen puis traduit dans d’autres langues dont le français, même chose pour le Nouveau Testament, qui lui a été écrit en Grec. La traduction des textes bibliques en français (ou dans toute autre langue) manque souvent de fidélité et de «relief» par rapport aux textes originaux, ce qui parfois nous donne quelques difficultés pour bien interpréter les textes des Écritures. Aussi, ceux qui ont l'habitude d'étudier la Bible en profondeur savent qu'il est important de pouvoir avoir accès aux textes bibliques originaux pour mieux comprendre et interpréter un passage biblique. Cependant, apprendre le grec et l’hébreu représente un lourd investissement, qui de plus n’est pas donné à tout le monde, il faut le souligner.

C’est pour cela qu’un théologien du 19ème siècle nommé James Strong, nous a facilités la tâche, en remarquant tout simplement que les mots de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament sont immuables et qu’il suffisait de les classer par ordre alphabétique dans chaque langue originale et d’y associer à côté un numéro dans l’ordre croissant : Ceci a donné tout simplement les mots codés Strong pour l’Ancien et le Nouveau Testament (ou les Strongs en raccourcis). Lui et une centaine de ses collaborateurs après un travail fastidieux, ont sorti un ouvrage de référence à la fin du 19ième siècle (The Strong's Exhaustive Concordance of the Bible) avec un numéro Strong à côté de chaque mot qui correspond à un mot que l’on trouve dans le texte original. Ceci évite quand on a un tel ouvrage de devoir connaître l’hébreu ou le grec. Bien qu'on lui attribue le titre de théologien, James Strong n'a jamais tenté d'expliquer les Écritures, mais a concentré son travail sur sa concordance.

Bien que de nombreux croyants utilisent le dictionnaire «Strong's Concordance» pour traduire des mots grecs, cela peut néanmoins conduire à des conclusions douteuses, surtout si la personne qui utilise l'outil, possède au départ une  opinion théologique qu'il désire défendre ou une mauvaise compréhension du sens spirituel que l'auteur des textes bibliques voulait exprimer à l'origine. Parce que le dictionnaire/concordance de Strong n'est pas spécifique à un mot particulier dans un passage particulier, étant génériquement basé uniquement sur les racines grecques, il doit être utilisé dans les études des mots grecs trouvés dans le Nouveau Testament grec, avec l'Esprit de l'auteur.

La plupart des mots hébreux sont dérivés de mots racines de trois lettres. La grande majorité des mots de la langue hébraïque peuvent se résumer à un mot racine à trois consonnes qui contient l'essence de la signification du mot. Même si vous ne pouvez pas lire l'hébreu, vous constaterez que vous pouvez comprendre le sens de la Bible en identifiant les racines des mots.:

Par exemple à partir de la racine primaire «'aman - !ma», (Strong 539) verbe qui signifie «être fidèle, confirmer», nous obtenons «emuwn - !wma», (Strong 529) mot qui signifie «fidélité, confiance», et de «emuwn» nous pouvons obtenir «hnwma - emuwnah» (Strong 530) (fermement, fidélité)

Publiée la première fois vers 1890, James Strong a construit sa concordance à partir de la traduction anglaise King James (KJV). La version Louis Segond 1910 (LSG) a été utilisée pour traduire la Concordance Strong en français. Les deux traductions ont en commun d'être très littérales, ce qui facilite les concordances entre les termes. Les textes originaux sur lesquels sont basées ces deux traductions ne sont pas les mêmes, ce qui peut mener à quelques différences.

Formation de mots hébreux à partir de racines
Les mots hébreux sont formés à partir de racines en modifiant les voyelles et en ajoutant une profusion de préfixes et de suffixes à cette racine. Les préfixes peuvent être des prépositions (dans, sur, de, vers, etc.), des articles (le) ou d’autres choses. Les suffixes peuvent être des pronoms (lui, vous, notre, etc.), des possessifs (s), ou peuvent indiquer le sexe et le nombre (singulier féminin; pluriel masculin, etc.). En raison de la manière dont ces préfixes et suffixes sont ajoutés à la racine, un seul mot en hébreu peut être traduit en français par plusieurs mots.

Si la même racine hébraïque est utilisée à deux endroits différents, les mots et leur signification sont probablement liés. Si vous voyez le même mot français à deux endroits différents mais que les mots hébreux correspondants ont des racines différentes, cela peut indiquer qu'il existe une nuance de sens différente que le français ne reflète pas.

Il y a étonnamment peu de mots racines en hébreu biblique, mais nous en tirons beaucoup. Par exemple, à partir de la racine «qadash» (Xdq), verbe qui signifie «sanctifier, consacrer, être saint, être séparé», nous obtenons «qodesh» qui signifie «consécration, sainteté, mise à part», et aussi nous pouvons obtenir «qedesh» qui signifie «lieu saint, lieu consacré»

Formation des mots français à partir du grec.
La plupart des mots du français viennent du latin et du grec. Cependant, puisque le Nouveau Testament a été traduit du grec, il convient d'examiner pourquoi les traducteurs du Nouveau Testament ont privilégié un certain mot français plutôt qu'un autre. Et c'est justement là où l'interprétation du sens original peut différer d'une version biblique à une autre.

Est-ce que les traducteurs de la Bible, sont fiables?
La question qui se pose est souvent de comprendre «dans quel esprit» le traducteur était lui-même, lorsqu'il a interprété les Écritures à partir du grec ou de l'hébreu, ce qui à mon avis est un questionnement entièrement légitime. Est-ce que les lecteurs de la Bible peuvent leur faire confiance? Nous savons par exemple que ceux qui adhèrent au «fondamentalisme chrétien» se distinguent par l’absence d’esprit critique, car ils n'osent pas remettre en question «l'esprit du traducteur» qu'ils associent avec «l'Esprit de l'auteur». Or donner un «chèque en blanc» à quiconque prétend avoir réellement compris le sens profond des Écritures est non seulement risqué, mais dénote une naïveté spirituelle qui ouvre la porte à la séduction offerte par toutes les interprétations et les dérapages théologiques actuels.

L'outil de référence Strong peut s'avérer utile.
Un mot est souvent un « assemblage » de plusieurs autres mots. Savoir décomposer un mot, c’est non seulement savoir trouver chacune de ses parties, mais aussi savoir les nommer et donner leur sens. Savoir décomposer un mot permet de trouver le sens de mots inconnus sans utiliser de dictionnaire. Puisqu'il est question ici du lexique grec, l'outil de recherche et concordance Strong permet d'analyser une définition juste et profonde d'un mot grec et d'identifier les versets de la Bible qui contiennent tel mot grec appelée concordance grecque. En plus de trouver
l'origine du mot grec, l'outil permet également de connaitre la phonétique du mot grec.

Qu'est-ce que «l'étymologie»?
C’est la « racine » du mot, la partie qui lui donne son sens (elle vient souvent du latin ou du grec). « chef » vient du latin caput : l’extrémité, la tête. Les mots ayant le même radical forment une famille. chef, capital, chapitre, capitaine, décapiter, caboche, capuche, escapade appartiennent tous à la même famille. On appelle « étymologie » (du grec « étymo » vrai, réel, véritable et de « logie » : la science, l’étude) l’histoire des racines des mots.

Source: http://www.jewfaq.org/root.htm (anglais)

Des sites Internet offrant la concordance Strong «grec/hébreux/français»
http://www.lexique-biblique.com/lexiques/hebreu/
http://www.lexique-biblique.com/lexiques/grec/
https://www.levangile.com/Liste-Strong-Hebreu.php
https://emcitv.com/bible/strong-biblique-grec.html
https://emcitv.com/bible/strong-biblique-hebreu.html



#03)


L'inerrance des Écritures:
En «théologie» chrétienne et juive, l’inerrance biblique (ou simplement inerrance) est une position doctrinale selon laquelle la Bible ne comporte aucune erreur dans sa forme originelle (manuscrits d'origine), tant en ce qui concerne la foi et la vie du croyant, qu'au sujet de l'authenticité du texte et des détails relatifs aux thèmes scientifiques, historiques et géographiques. Ceci implique que les auteurs bibliques auraient été «inspirés» de Dieu, et que Dieu leur aurait évité toute erreur dans leurs écrits. Jusqu'ici cela semble être en ordre, mais qu'en est-il des traductions, qui sont en quelque sorte des «interprétations des traducteurs» ? Est-ce que les lecteurs de la Bible peuvent leur faire confiance? Voyons par exemple, qui sont ceux qui n'osent remettre en question «l'esprit du traducteur» qu'ils associent avec «l'Esprit de l'auteur».

Le fondamentalisme chrétien
Le fondamentalisme «chrétien» se distingue par l’absence d’esprit critique. Ainsi, le doute, qu’il soit d’ordre spirituel, existentiel, ou méthodologique n’y est ni désiré, ni valorisé et il doit être dissipé pour faire place à une certitude intérieure. Autrement dit, toute remise en question des textes de la Genèse traduite dans leur langue, serait non seulement une atteinte à l'intégrité «de leur foi» devant Dieu, mais un péché d'incrédulité. C’est pourquoi le fondamentalisme s’oppose généralement à l’exégèse historico-critique ou scientifique, qui est adoptée officiellement par les croyants non fondamentalistes pour interpréter les textes religieux.

Les fondamentalistes considèrent l'Écriture comme une transcription fidèle et littérale de la vérité révélée par Dieu et en conséquence, les êtres humains n'ont plus qu'à l'accepter, s'y soumettre et obéir. Leur point de vue est non-négociable.

Non seulement le fondamentalisme chrétien, surtout présent dans le protestantisme, est une position religieuse qui soutient une interprétation stricte et littéraliste de textes sacrés, mais cette «conception littéraliste» des traductions bibliques n'a jamais osé remettre en question l'intégrité spirituelle de ceux qui ont traduit les Écritures. Et que penser des Bibles «annotées» de commentaires, telle que la version de la Bible Scofield, dont William Branham a avoué s'être souvent «inspiré»? Et je désire ajouter: puisque la  position fondamentaliste ne permet pas  de s'aventurer à vérifier quoi que ce soit, comme le faisait les Juifs de Bérée, Actes 17:11, de peur de «déplaire à Dieu», je me pose sérieusement la question à savoir s'ils croient fermement que «l'esprit» du traducteur» (de la version biblique traduite dans leur langue) était sur la même longueur d'onde que celle de l'Esprit de l'auteur. Il semble qu'ils n'y ont jamais pensé. Il est vrai que la Bible est «inspirée», mais seulement pour ceux qui sont également «inspirés» du même Esprit que Celui de l'auteur et qui comprennent ce que l'auteur voulait dire.

La traduction des textes bibliques est relative...
Question: Imaginez un traducteur des Écritures de l'Ancien Testament, un de ceux qui sont ces «érudits» qui ont étudié les textes «sacrés» avec plein de diplômes en théologie, et que pendant son travail de traducteur, il observe qu'un certain mot écrit en langue hébraïque offre plusieurs interprétations différentes dans un contexte où les repères sont exclusivement d'ordre spirituel. Alors, comment pourrait-il interpréter la pensée de l'auteur pour traduire adéquatement le bon mot ou la bonne expression? À ce jour, j'estime que certaines traductions reflètent seulement la piètre interprétation humaine du traducteur, lequel probablement bien embêté, s'est servi d'éléments mentionnés dans le cadre de l'événement pour «deviner» approximativement ce qui s'était passé. Il aura beau vous dire que les Écritures étaient inspirées, mai lui, l'était-il? Vous trouverez ci-après certains passages des Écritures de la Genèse qui sont non seulement problématiques, mais qui induisent carrément le lecteur hors de la pensée inspirée de l'auteur.

Évidemment, il faut considérer que les textes traduits de l'hébreu ou du grec sont crédibles dans notre langue en autant que les traducteurs étaient sur la même longueur d'onde que l'auteur qui les a écrits. Et encore! Même si les textes reflètent exactement le sens des mots d'origine, ce n'est pas une garantie pour interpréter correctement la pensée initiale de l'auteur. J'expliquerai plus loin ce que signifie l'expression «meeting of the minds», utilisée fréquemment en langue anglaise.

Ce n'est pas nécessairement en lisant les Écritures que le Seigneur est lié d'office, ou forcé de nous faire comprendre tout ce qu'Il a publié par le moyen de ses serviteurs et prophètes. Il y a des clés qui sont cachées dans les Écritures, et à moins de les posséder, les mystères les plus précieux demeureront obscurs. Vous aurez beau étudier en théologie dans les grandes universités, et toutes vos études ne feront que vous éloigner de la simplicité des Écritures. Certains passages des évangiles nous prouvent que ce qu'on dit ou ce qu'on écrit n'est pas nécessairement accessible à tout le monde....même écrit simplement. Parfois, vous devez comprendre que les lecteurs ou les auditeurs ne sont pas toujours ceux à qui la Parole de Dieu est destinée, et rappelez-vous que Jésus n'était pas nécessairement «comprit» même en utilisant un langage ordinaire. Un jour ses disciples lui demandèrent:

«Pourquoi leur parles-tu en paraboles?» Matthieu 13:10-13

Jésus leur répondit: «10 Les disciples s'approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? 11 Jésus leur répondit: Parce qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné. 12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. 13 C'est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent.»

Et que dire, si les «paraboles de la Parole de Dieu» sont écrites un peu partout dans l'Ancien et le Nouveau Testament? Ce qui s'appliquait aux paraboles de Jésus, c'est-à-dire qu'elles n'étaient pas destinées à tous ceux qui les «entendaient»,  continue de s'appliquer aux paraboles, aux récits bibliques qui offrent plusieurs figures et types allégoriques. Nous sommes familiers que les actions de l'ancien Israël étaient des figures des choses à venir.
Colossiens 2:17, Hébreux 10:1

La compréhension des Écritures s'opère par l'Esprit qui les a écrites.
Un jour, un frère avait publié sur la page d'un de mes groupes Facebook, un texte débutant avec quelques questions évocatrices, lesquelles disaient à peu près ceci: «Avez-vous du mal à comprendre la Bible ? Est-ce que les prophéties vous semblent difficiles à saisir ? Aimeriez-vous apprendre comment y arriver?» et il avait placé un lien vers une vidéo intitulée «Comment étudier la Bible»

Et puis, le Seigneur me donna quelque chose à ce sujet que je vais maintenant partager avec vous. En fait, il n'y a qu'une seule façon d’étudier la Bible, et je vais vous dire comment. Au départ, j’affirme que la Bible n’est pas «La Parole de Dieu», «mais que «La Parole de Dieu est dans la Bible» et qu’Elle est reconnue seulement par ceux qui rejoignent le même Esprit et la même pensée que celle de l’auteur. Simple me direz-vous? Non je vous répondrais, pas si simple que cela, et je vais vous expliquer pourquoi.

Les auteurs des Écritures de la Bible que nous croyons être la Parole écrite de Dieu, étaient inspirés de l’Esprit du Seigneur, et il est impératif qu’il en soit de même pour ceux qui interprètent la Bible avec précision. En d'autres mots, le lecteur doit être exactement «sur la même longueur d'onde» que celui qui a rédigé le texte biblique pour la première fois. Si vous lisez Moïse par exemple, vous devez avoir l'Esprit qui a inspiré Moïse. Sinon, ce serait comme tenter de lire un texte écrit dans une langue étrangère que l'on ne comprend pas et de tenter d'interpréter du mieux que l'on peut ce qui est écrit en observant seulement le contexte historique et social. Les chances de tomber pile sur le vrai sens des mots écrits dans le texte seraient assez minces, voir impossible. Aujourd'hui, les étudiants de la Bible, chrétiens et juifs, sont d'avis que le livre de la Genèse a été écrit par Moïse, et je partage également cette conviction, car l'auteur de la Genèse possédait les clés du mystère de Dieu et du mystère du serpent ancien, appelé le diable et Satan. Or Moïse était un vrai vainqueur dans le sens spirituel de l'expression. En conséquence, à moins d'être un vainqueur comme Moïse, vous n'y arriverez jamais. À moins de rejoindre l'Esprit qui a inspiré Moïse à écrire la Genèse, vous ne lirez pas ce que Moïse a voulu dire, et vous ne découvrirez pas ce qu'il a caché volontairement.

Mais qui peut prétendre être authentiquement oint de l'Esprit de Dieu pour interpréter les prophéties bibliques? La réponse est simple et laissez-moi vous montrer comment le raisonnement humain peut se tromper. Rappelez-vous Nicodème, dont les Écritures disent qu'il était un chef des Juifs (un leader), un «docteur d'Israel» probablement considéré comme très instruit de la loi, lequel devait passer auprès des siens pour une personne éduquée et intelligente, qui en était venu à la conclusion que «personne ne pouvait faire les miracles que faisait Jésus, sans que Dieu soit avec lui » , et Jésus lui avait pourtant dit qu'à moins de naître de nouveau, non seulement il ne pouvait même pas «comprendre le royaume de Dieu, mais ne pourrait même pas y entrer »

En d’autres mots, Nicodème aurait pu dire aussi à Jésus : « grâce à ma formation en théologie des textes sacrés de nos prophètes, et mon éducation religieuse de haut niveau, moi et mes collègues, les docteurs de la loi, … nous croyons que Dieu est avec toi, seulement du fait que tu accompli ces miracles … » 

Note: La même chose s'est passée vers les années 50-60s avec un prédicateur qui avait un ministère de guérison. Et ces gens ont probablement conclu que si ce prédicateur exerçait un ministère de guérison, qu'il avait l'autorité divine d'interpréter les Écritures et les prophéties.

Sauf que même avec «sa pseudo déclaration de foi» Nicodème n'avait rien absolument rien compris du Royaume de Dieu et il avait tout interprété de travers. Voilà la faiblesse de l’esprit humain ! L’esprit humain ne sait pas que les Écritures sont scellées pour lui et bien qu’il les lise, elles ne lui sont pas destinées. Mais Jésus rectifia les choses immédiatement. Rappelez-vous de ce que Jésus disait au sujet des paraboles qui n'étaient pas destinées à n'importe qui. Matthieu 13:10-13

Dans Jean 3: 3-5, nous lisons ce que Jésus répondit à Nicodème : «Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Voilà la preuve authentique que Dieu est avec un homme ! Une personne authentiquement née de nouveau «voit» ou «comprend» le Royaume de Dieu. Ce ne sont pas les miracles que Dieu pourrait faire par le ministère d’un homme qui lui donnent l’autorité d’interpréter les prophéties bibliques, mais l’authentique nouvelle naissance.

Comprenez-vous? Nicodème n'était pas né de nouveau, et pourtant il croyait que le simple fait de voir des miracles authentiques, lui accordait l'équivalent de la nouvelle naissance. Mais Jésus répondit à Nicodème, que bien que son observation était juste, (les miracles), ce n'était pas un gage de l'authentique nouvelle naissance. Voyons ce que dit Matthieu 7.22

« Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi… » Matthieu 7:22-23
Peut-être qu'il y en a qui diront: Seigneur, Seigneur! N'avons-nous pas interprété en ton nom, les Écritures et les prophéties? Et Il leur répondra la même chose.....

En aucun cas, il est mentionné dans Matthieu 7:22 que les miracles qu'ils avaient faits au nom du Seigneur étaient faux ou venaient du diable, et pourtant ce genre d’autorité n’avait absolument rien à voir avec l’authentique nouvelle naissance. Ceux dont le Seigneur fait allusion dans Matthieu 7:22 avaient reçu l’autorité de chasser des démons et de faire des miracles en son nom, mais le Seigneur ne les connaissaient pas.

Rappelez-vous que  Judas Iscariote, qui était avec les douze apôtres, reçut lui aussi la commission de chasser des démons et de guérir des malades. Et pourtant, il était du diable. Pour être connu du Seigneur, il faut être authentiquement né de nouveau.

Ce n’est pas tant la Bible qui divise le christianisme, mais plutôt les *prémisses (voir note) personnelles de la personne qui l’interprète. Telle est la faiblesse de l'esprit humain non-régénéré. Dans l'épître de Jacques, au chapitre 3 verset 15, nous lisons : «La sagesse d'en bas n'est pas la même que la sagesse d'en haut », et cette sagesse d'en bas, Jacques dit qu'elle est «terrestre, charnelle et diabolique».

Note *Les prémisses se distinguent des conclusions en ce qu’elles servent de principe, de points d’appui considérés comme évidents par eux-mêmes ou démontrés dans des raisonnements à partir desquels on déduit des conclusions.

Conclusion:  La caractéristique de l'esprit humain se reflète dans ses propres revendications, qui croit à tort que Dieu inspirera à coup sûr, toute personne qui désire comprendre les Écritures et les prophéties, afin de lui accorder la capacité d'interpréter la Bible avec précision, lorsque ce dernier s’appuie sur l'opinion et le raisonnement du traducteur des textes bibliques à interpréter. C’est exactement sur ce point que l'erreur réside. Bien qu’on concède que le Saint-Esprit est l'auteur de sa propre interprétation, une évidence qui est partagée de tous, le seul fait que tant de personnes ont affirmé que le Saint-Esprit leur a parlé et les a choisis pour interpréter les prophéties, nous montre bien qu'il faut maintenant plus qu'un témoignage d'une personne sincèrement motivée à nous enseigner ce qu'il croit avoir reçu par inspiration divine. Il nous faut pour commencer, rencontrer l'Auteur des Écritures et des prophéties, et non pas le traducteur.

 D'après les étudiants de la Bible, le début du livre de la Genèse aurait été écrit par Moïse, ce qui signifie que la Genèse aurait été écrite plus de 2400 ans après Adam. 
Donc, le contenu du récit de la Genèse n'a pu être écrit que sous inspiration divine, et Moïse, a volontairement codé son récit pour réserver la révélation des mystères cachés seulements aux enfants du Royaume de Dieu.
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Exposé sur la réfutation du dispensationalisme et de l'enseignement des 70 semaines de Daniel


04)

Ce chapitre renseigne un peu sur les détails de la doctrine dispensationaliste. L'enseignement du «pré-millénarisme» ou «prémillénarisme» en tant que système religieux est principalement basé sur une méthode littérale d’interprétation biblique. En d'autres mots, lorsque les Écritures mentionnent Israël, c'est la nation terrestre qui se nomme Israël au Moyen-Orient.

L'élément principal du pré-millénarisme est la croyance que Jésus retournera littéralement sur la terre avant le début du Millénium (d'où le préfixe «pré»), c’est-à-dire avant son règne littéral de 1,000 ans sur terre, et qu’Il l’inaugurera lui-même à Jérusalem. Le pré-millénarisme interprète littéralement le passage de Luc 1:32-33 qui dit que lorsque Christ reviendra sur la terre, Il s’établira comme roi à Jérusalem, assis sur le trône de David.

Tous ceux et celles qui endossent les enseignements du «pré-milléranisme» considèrent qu'il y a deux choses importantes afin de comprendre et interpréter les passages des Écritures relatifs à la fin des temps : une méthode d’interprétation des Écritures et la distinction entre Israël (les Juifs) et l’Église (le corps de tous les croyants en Jésus-Christ).

D’abord, selon le pré-milléranisme, la méthode d’interprétation des Écritures doit tenir compte du contexte, c’est-à-dire qu’un passage doit être interprété en tenant compte du public auquel il s’adresse, des personnes mentionnées, de l’auteur, etc. Il est important de connaître l’auteur, le public ciblé et l’arrière-plan historique et culturel du passage que l’on interprète. Ensuite, il est acquis que l'interprétation est logiquement fondée dans le cadre historique et culturel, lequel devient le sens véritable d’un passage des Écritures.

Le pré-milléranisme accepte de dire que les Écritures s’interprètent elles-mêmes, c’est-à-dire qu’un passage peut aborder un sujet déjà traité par un autre, bien qu'il soit important d’interpréter tous ces passages de manière cohérente. Enfin, le pré-milléranisme croit qu'il est fondamental d’interpréter les passages dans leur sens littéral le plus évident, à moins que le contexte n’indique qu’il est au sens figuré. L’interprétation littérale n’exclut pas les figures de style, mais encourage l’interprète à ne voir des sens figurés que si le contexte s’y prête, et surtout ne pas chercher un sens « plus profond et plus spirituel » au texte.

Le pré-milléranisme croit que spiritualiser un passage est dangereux, (c'est le fondamentalisme), car le fondement pour l'interprétation correcte d'un texte devient alors l’esprit du lecteur plutôt que les Écritures elles-mêmes et qu’il n’y a dès lors plus de norme d’interprétation objective, mais que cela devient des impressions personnelles qui priment alors sur les Écritures. Le pré-milléranisme s'appuie littéralement sur le passage dans   Luc 1:32-33 pour rappeler qu’aucune prophétie de l’Écriture n’est une affaire d’interprétation personnelle.

En appliquant ces principes d’interprétation biblique, c'est-à-dire en optant autant que possible pour le sens littéral des Écritures, le pré-milléranisme croit qu’Israël (la descendance physique d’Abraham) et l’Église (l’ensemble des croyants du Nouveau Testament) forment deux groupes distincts et que cette distinction est cruciale pour une juste interprétation des Écritures et des prophéties.

Particulièrement, les promesses faites à Israël (déjà accomplies ou non) ne doivent pas être appliquées à l’Église. Le pré-milléranisme croit qu’il faut garder à l’esprit que le contexte d’un passage détermine à qui il s’adresse et indique l’interprétation la plus juste, et qu'en gardant tout cela à l’esprit, il faut se pencher sur les divers passages sur lesquels se base le prémillénarisme, à commencer par Genèse 12.1-3 : « L’Éternel dit à Abram : « Quitte ton pays, ta patrie et ta famille et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom grand et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

Le pré-milléranisme croit que dans ce passage, (Genèse 12.1-3), Dieu promet trois choses à Abraham : une descendance nombreuse (les Juifs), qui posséderait et occuperait un pays et serait une bénédiction universelle pour toute l’humanité. En Genèse 15.9-17, Dieu scelle son alliance avec Abraham, de manière à en assumer toute la responsabilité, de telle sorte que rien de ce qu’Abraham ferait ou ne ferait pas ne puisse l’invalider.

Le pré-milléranisme croit que ce passage de Genèse 12.1-3 établit également les frontières du pays que les Juifs allaient occuper. Pour un plan plus détaillé des frontières, il faut voir Deutéronome 34., Deutéronome 30.3-5 et Ézéchiel 20.42-44, traitant aussi de la terre promise.

Selon le pré-milléranisme, le passage de 2 Samuel 7, versets 11-17, relate une promesse faite par Dieu au roi David : une descendance à partir de laquelle Dieu établirait un royaume éternel. Il s’agit d’une référence au règne de Christ pendant le Millénium et pour l’éternité.

Le pré-milléranisme croit qu'il est important de garder à l’esprit que cette promesse doit s’accomplir littéralement, ce qui n’est pas encore le cas. Certains pensent que le règne de Salomon est l’accomplissement littéral de cette prophétie, mais cela pose problème : le territoire du royaume de Salomon ne correspond pas à celui de l’État d’Israël actuel et Salomon n’est plus roi d’Israël aujourd’hui, car Dieu a promis à Abraham que sa descendance posséderait cette terre pour toujours. De plus, 2 Samuel 7 nous dit que Dieu établira un roi qui régnera éternellement. Salomon n’est donc pas l’accomplissement de cette promesse : elle ne s’est pas encore accomplie.

Avec tout cela à l’esprit, examinons maintenant le texte d’Apocalypse 20.1-7. Les mille ans mentionnés à plusieurs reprises dans ce passage correspondent au règne millénaire littéral de Christ sur terre. Rappelez-vous que la promesse faite à David concernant un roi doit s’accomplir littéralement et que ce n’est pas encore le cas. Le prémillénarisme interprète ce passage comme l’accomplissement à venir de cette promesse, avec Christ sur le trône. Dieu a fait une alliance inconditionnelle avec Abraham et David. Aucune de ces alliances n’est encore complètement et définitivement accomplie. Un règne physique littéral de Christ est le seul accomplissement possible des promesses de Dieu. En appliquant une méthode d’interprétation littérale des Écritures, les pièces du puzzle s’assemblent. Toutes les prophéties de l’Ancien Testament sur la première venue de Jésus se sont accomplies littéralement. On peut donc s’attendre à ce que celles concernant son retour s’accomplissent littéralement aussi. Le prémillénarisme est le seul système qui corresponde à une interprétation littérale des alliances de Dieu et des prophéties ayant trait à la fin des temps.

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Les prémillénaires peuvent être divisés en deux groupes en ce qui concerne leur approche centrale des Écritures prophétiques, les prémillénaires historiques et les prémillénaires dispensationnels.

La différence fondamentale entre les deux est l’accent que chacun donne à la nation d’Israël pendant le millénaire, la période de mille ans au cours de laquelle christ régnera sur la terre (voir Apocalypse 20:1-7). Les prémillénaires historiques croient que la prophétie scripturaire, en particulier les passages de Daniel et de l’Apocalypse, donne toute l’histoire de l’Église sous forme symbolique. Ainsi, ils examinent le passé et le présent de l’Église pour trouver l’accomplissement prophétique et voir où ils en sont dans le calendrier prophétique de Dieu. La plupart des prémillénaires historiques détiennent que la nation d’Israël subira un salut national immédiatement avant la création du millénaire, mais il n’y aura pas de restauration nationale d’Israël. Ainsi, la nation d’Israël n’aura pas un rôle ou une fonction spécial qui est distinct de l’Église.

Contrairement au prémillénaire historique, le prémillénarisme dispensationnel a gagné en popularité parmi les évangéliques modernes. Les prémillénaires dispensationnels concluent que la seconde venue du Christ, et l’établissement ultérieur du royaume millénaire, doit être précédée d’une période de sept ans connue sous le nom de « Tribulation », l’activité terrestre de l’Antéchrist ainsi que l’effusion de la colère de Dieu sur l’humanité. Les prémillénaires dispensationnels tiennent que la nation d’Israël sera sauvée et restaurée à un lieu de prééminence dans le millénaire. Ainsi, Israël aura une fonction particulière de service dans le millénaire qui est différente de celle de l’Église. Une autre différence est que la plupart des prémillénaires dispensationnels affirment que le millénaire est pour un littéral 1000 ans, tandis que certains prémillénaires historiques affirment que les 1000 ans est figuratif pendant une longue période de temps.

Fondamentalement, la différence fondamentale entre le pré-millénarisme historique et le prémillénaire dispensationnel réside dans l’insistance de ce dernier à maintenir une distinction entre la nation d’Israël et l’Église. Selon les dispensationalistes, le millénaire sera une période de l’histoire où Dieu revient à remplir ses promesses de l’Ancien Testament faites à Israël ethnique, après cet âge moderne de l’Église dans lequel nous vivons aujourd’hui est conclu. En tant que tel, le millénaire sera un état de domination juive sur le monde entier, avec un temple juif nouvellement restauré et la prêtrise. Les chrétiens qui règnent avec le Christ auront tous reçu des corps éternels et glorifiés, et régneront spirituellement, tandis que les Juifs posséderont le monde physiquement, et vivra, se marieront et mourront (bien qu’ils aient une longévité incroyable), comme les gens l’ont fait tout au long de l’histoire du monde. Ce n’est qu’après cette période de mille ans, au cours de laquelle Dieu accomplit ses promesses à Israël ethnique, que Christ mettra fin à une rébellion finale et inaugurera l’État éternel avec son Nouveau Ciel et sa Nouvelle Terre (Apocalypse 21-22). Le pré-millénarisme historique, à l’inverse, n’exige aucune de ces dichotomies strictes entre le peuple spirituel de Dieu, l’Église et son peuple physique, israël ethnique; il regarde simplement vers l’avenir à un moment où christ régnera visiblement sur la terre, avant qu’Il apporte dans l’état éternel. Ressource recommandée: Dispensationalism par Charles Ryrie Plus

Source: What is dispensational premillennialism / premillennial dispensationalism? | GotQuestions.org

Le dispensationalisme continue de susciter de vifs débats dans le monde chrétien. Le théologien Charles C. Ryrie, très acclamé, aborde cette question cruciale du point de vue du dispensationalisme classique. Il confronte les points de vue de la théologie de l’alliance, du pré-millénarisme historique, de l’ultradispensationalisme et, dans cette édition révisée, du dispensationalisme progressif de plus en plus populaire. Dans son best-seller Dispensationalism Today, écrit il y a plus de trente ans, le Dr Ryrie a rendu ce sujet complexe plus compréhensible pour des milliers de personnes dans le monde entier. Cette version révisée et élargie de ce livre s’avérera être un outil de référence inestimable pour votre bibliothèque.



#05)La paternité du «message» appartient aux doctrines dispensationalistes élaborées par des théologiens trinitaires

William Branham endossait le dispensationalisme, des doctrines humaines habilement conçues pour tenter d'expliquer les prophéties bibliques. 2 Pierre 1:16 , 2 Timothée 4:3-4

Or, comprenez-moi bien, le Seigneur va détruire ce «dispensationalisme» de telle sorte, que le «message» de William Branham sera aussi détruit. La parfaite sincérité de William Branham dans ses enseignements ne l'excusera jamais d'avoir erré dans le sens de l'intégrité de l'Évangile Apostolique et des Écritures prophétiques en livrant un vibrant plaidoyer pour son choix de personnages historiques qu'il a élevés au rang «d'anges/étoiles/messagers», afin de leur attribuer un rôle important dans l'histoire de l'Église, selon sa propre version du «dispensationalisme», dont le fondement s'articule sur les travaux des théologiens Nelson Darby, Cyrus I. Scofield et l'enseignant baptiste Clarence Larkin. Ce dispensationalisme est littéralement «rejeté et banni» de la bouche du Seigneur!

La grande sincérité de William Branham ne l'a pas empêché d'errer avec le Dispensationalisme
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La grande sincérité de William Branham ne l'a pas empêché d'errer avec le Dispensationalisme

En plaçant le «temps des nations» de l'Église dans l'interprétation des «sept âges de l'Église» et en accordant à la nation ethnique et littérale d'Israël au Moyen Orient, une place dans les prophéties du livre de l'Apocalypse, William Branham a livré à ses auditeurs et à l'Église un fleuve toxique de mensonges pour l'entrainer hors de la vraie interprétation des Écritures. Il n'a pas su reconnaître l'appel des vainqueurs et a transféré la victoire du peuple saint et des ses anges messagers sur des personnages historiques, ouvriers d'iniquité. Depuis son décès en 1965, la pandémie spirituelle a tué plusieurs milliers de croyants qui se sont éteints sans jamais comprendre et connaître la vérité. Non seulement, ses enseignements erronés seront précipités en enfer, mais le sang de ces croyants morts sans connaître la vérité lui sera redemandé. William Branham n'a jamais compris ce qu'étaient les vrais vainqueurs du peuple de Dieu. William Branham n'a jamais compris ce qu'était Israël et ce qu'il signifiait aux yeux de Dieu. Voyons quelques affirmations qu'il a faites alors qu'il prêchait sur «le septième sceau», en 1963.

« 63   FAUX   Maintenant, souvenez-vous, après le chapitre 4 de l’Apocalypse, l’Église est partie. Après que les—les quatre cavaliers sont sortis, l’Église est partie. Voyez? Tout ce qui est arrivé à l’Église est arrivé jusqu’au chapitre 4 du Livre de l’Apocalypse FAUX  Tous les événements qui ont trait à l’agissement de l’antichrist ont eu lieu jusqu’au chapitre 4. Et c’est avec le Quatrième Sceau de l’Apocalypse que les deux, l’antichrist et Christ, ont été menés à terme. Et l’antichrist arrive, pour suivre son destin funeste, et, avec son armée; et Christ arrive avec Son armée.»

« 81 Bon, maintenant, nous allons parler ici, maintenant, de ce chapitre 7, pendant un instant, pour—pour faire un peu le lien entre le Sixième et le Septième Sceau. En effet, c’est tout ce que nous avons comme donnée pour nous appuyer, en ce moment, c’est le Sixième…  FAUX  entre le Sixième et le Septième Sceau, c’est l’appel d’Israël. 82 Maintenant, j’ai beaucoup de bons amis témoins de Jéhovah, assis ici, qui sont tous… ou qui l’ont déjà été. Peut-être que certains d’entre eux sont encore témoins de Jéhovah. Mais ils ont toujours dit — c’est ce que M. Russell a dit — que ces cent quarante-quatre mille, c’était l’Épouse surnaturelle de Christ. Voyez? Ils…   FAUX  Ça ne l’est pas.

« 83   FAUX  Ça n’a absolument rien à voir avec l’âge de l’Église, du tout. Ils sont Israël; absolument. Maintenant, nous allons lire dans quelques minutes.   FAUX  Or, cet intervalle entre le Sixième… les Sceaux, c’est l’appel et le scellement des cent quarante-quatre mille Juifs, qui sont appelés pendant la période de la Tribulation, après que l’église est partie. Voyez? Ça n’a rien à voir avec l’âge de l’Église, du tout. Oh, ils sont appelés, et cela s’harmonise parfaitement avec l’Écriture;   FAUX   les dernières trois semaines et demie de Daniel, qui ont été fixées sur le “peuple” de Daniel, vous voyez, pas sur les nations. Sur le “peuple” de Daniel, et Daniel était Juif!»
[63-0324E] Le Septième sceau
Source:
https://www.branham.fr/sermons/263-The_Seventh_Seal

Je vous partage ici un échange par courriel que j'ai eu avec un nommé Rudi, identifié comme étant le contact du site Internet https://churchages.net/, lequel offre des études à la défense de William Branham, à qui j'avais demandé quelques informations sur le cheminement et la formation pastorale de William Branham, et sur l'influence ou la provenance des enseignements qu'il a partagés à ses auditoires, durant sa vie. Voici un résumé de ce que fut sa réponse:

Mardi, 17 avril 2018
« Bonjour, frère Michel Morin (...) William Branham semblait avoir lu sur beaucoup de choses. William Branham, comme beaucoup de prédicateurs pentecôtistes de l'époque, lisait sur un bon nombre d'auteurs. William Branham, par exemple, a utilisé une «Scofield Reference Bible», qui contient des notes de C.I. Scofield.  Comme Clarence Larkin, Scofield était dispensationaliste. Le dispensationalisme est encore un point de vue très fort parmi beaucoup de chrétiens pentecôtistes - bien que peut-être quelque peu mis à jour par des gens comme le Dr Charles Ryrie.  Il a également fait référence à la Bible Thompson Chain Reference.

(...)  William Branham a utilisé à l'origine l'enseignement d'Uriah Smith et d'autres lorsqu'il prêchait les 70 semaines du chapitre 9 de Daniel,   disant que la Tribulation serait de 7 ans. Plus tard cependant, il a corrigé son point de vue à ce sujet, en utilisant l'Écriture, en disant que le temps de la Tribulation sera de 3 ans et demi au lieu de 7 ans. Les autres 3,5 années de ces 7 années étaient les années de ministère de Jésus-Christ. (Il y a des études bibliques sur ce sujet sur notre site.) Cette réponse vous aide-t-elle? Dieu te bénisse!
Frère Rudi

La «brèche» est une pure invention du Dispensationalisme pour justifier leur interprétation des Écritures. Dans les enseignements du Dispensationalisme, il y a un élément de doctrine qui place «une brèche» dans entre les soi-disant «âges de l’Église» et les Sept Sceaux du livre de l'Apocalypse.

Selon Owen Jorgensen, « La brèche», bien sûr, se réfère à la narration biblique d'événements qui se produisent entre la fin des sept âges de l'Église et l'ouverture des Sept Sceaux. Depuis que Dieu avait précédemment révélé à fr. Branham le sens des sept âges de l'Église (Apocalypse1-3) et était sur le point de lui ouvrir les Sept Sceaux (Apocalypse 6-8), il était d'une nécessité évidente qu'il devait d'abord traiter «La brèche» , car il positionne l'ouverture des 7 sceaux dans le temps, le lieu et la perspective, montrant clairement qui fait l'ouverture et pourquoi. En fait, sans une compréhension claire de «la brèche», il est impossible de saisir le sens complet de la Révélation des Sept Sceaux. »

Référence: 63-0317E - La brèche entre les sept âges de l’église et les sept sceaux
https://www.branham.fr/sermons/255-The_Breach_Between_The_Seven_Church_Ages_And_The_Seven_Seals

Le «sionisme chrétien», une créature du «Dispensationalisme»
Les chrétiens sionistes s'appuient sur les œuvres du prêtre anglican John Nelson Darby qui a théorisé la division de l'histoire de l'humanité en «dispensations», une succession d'âges divins pendant lesquels les rapports entre Dieu et les hommes varient. Cette thèse a été décrite par le théologien Thimothy Weber dans son ouvrage « On the Road of Armageddon». Pour les sionistes chrétiens, les Juifs, peuple terrestre de Dieu, connaîtront la période des Tribulations, précédant le millénium.

On the Road to Armageddon: How Evangelicals Became Israel's Best ...L'Antéchrist, qui pourrait être un Juif selon le pasteur sioniste chrétien Jerry Falwell, après avoir promu la paix dans le monde et unifié celui-ci et protégé Israël, se retournera contre le peuple juif et en particulier contre ceux qui se convertiront au christianisme. À l'issue de cette période, Dieu ayant vaincu son ennemi lors de la bataille d'Armageddon, les Juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie et alors le jugement dernier pourra avoir lieu et le millénium s'accomplir.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme_chrétien

À propos de Thimoty P. Weber, auteur de «On the road to Armageddon» + un extrait du livre

Mon combat n'est pas tant contre l'individu William Branham, mais ce sont tous ses enseignements tirés du dispensationalisme. Détruire le dispensationalisme, c'est détruire «le message», et c'est mon engagement!


 



06)

Le paragraphe qui suit a été tiré de la traduction du chapitre 2 du livre de Charles C. Ryrie «Dispensationalisme»

Un mot dispensation est une forme du latin  dispensatio , que la Vulgate utilise pour traduire le mot grec. Le verbe latin est un composé, signifiant «peser ou dispenser». Trois idées principales sont liées au sens du mot anglais:  «L'action de distribuer ou de distribuer»; «l'action d'administrer, de commander ou de gérer; le système par lequel les choses sont administrées »; et «l'action de se dispenser d'une certaine exigence». En définissant davantage l'utilisation du mot théologiquement, le même dictionnaire dit qu'une dispense est «une étape d'une révélation progressive, expressément adaptée nation ou période particulière…
Tiré du chapitre 2 Dispensationalisme  Charles C. Ryrie

Signification de dispensation
Il n’y a pas de problème plus primaire dans toute la question du dispensationalisme que celui de la définition. Il ne s’agit pas simplement d’arriver à une définition unique du mot, mais aussi de formuler une définition/description du concept. Cela nécessitera un examen de l’utilisation scripturaire du mot, une comparaison du mot dispensation avec des mots connexes tels que l’âge, une étude de l’utilisation du mot dans l’histoire de l’Église et quelques observations concernant les caractéristiques et le nombre des dispensations.

Dire qu’il y a un grand manque de réflexion claire sur cette question de définition est un euphémisme. Les dispensationalistes et les non-dispensationalistes sont souvent coupables de manque de clarté. Beaucoup des deux groupes sont satisfaits d’utiliser la définition bien connue qui apparaît dans les notes de la Bible de référence originale de Scofield: « Une dispensation est une période de temps pendant laquelle l’homme est testé en ce qui concerne l’obéissance à une révélation spécifique de la volonté de Dieu. Sept dispensations de ce genre se distinguent dans les Écritures. [1] Les dispensationalistes utilisent cette définition sans réfléchir davantage à ses implications par rapport à l’âge, par exemple, et sans jamais examiner sa base ou son manque de fondement dans la révélation scripturaire elle-même. Les non-citoyens l’utilisent comme bouc émissaire pratique et utile simplement parce qu’il ne transmet pas (et ne pouvait pas en deux phrases) tout ce qui est impliqué dans le concept de dispensation. Si cette définition concise était tout ce que Scofield avait à dire sur les dispensations, alors il serait juste de concentrer une attaque sur elle, mais s’il a plus à dire (ce qu’il fait), alors il n’est pas.

« La Bible New Scofield, bien que commençant la note sur les dispensations avec la même phrase que l’original Scofield, se poursuit avec quatre paragraphes d’élaboration. Entre autres choses, ces paragraphes ajoutés se concentrent sur les concepts de (1) un dépôt de révélation divine, (2) la responsabilité de l’homme dans l’intendance de cette révélation, et (3) sur la période pendant laquelle une dispensation opère. En outre, il est très clair que les dispensations ne sont pas des voies distinctes de salut; au contraire, il n’y a qu’une seule voie de salut - « par la grâce de Dieu à travers l’œuvre du Christ ... sur la croix. [2] Les non-dispensationalistes plus récents semblent préférer ne pas interagir avec cette définition/description élargie dans leurs discussions sur le dispensationalisme. [3]»

« Pour faire une analogie dans un autre domaine doctrinal, un conservateur, lorsqu’on le presse pour une déclaration concise de sa théorie de l’Expiation répondra: « Je crois en l’expiation de substitution. C’est tout à fait exact et probablement la meilleure réponse concise qui pourrait être donnée. Mais les libéraux sont bien connus pour utiliser cette simple déclaration comme un moyen de ridicule, car ils soulignent que l’œuvre du Christ ne peut se limiter à un seul aspect comme la substitution. C’est vrai, et le conservateur reconnaît que toute l’œuvre du Christ ne peut pas être pleinement exprimée par la substitution du mot unique. Néanmoins, toute l’œuvre du Christ est basée sur son sacrifice par procuration.»

« De la même manière, le non-indispensable souligne un certain manque dans l’ancienne définition de Scofield et avec une vague de la main rejette le dispensationalisme sur la base de la faiblesse de la définition! Peut-être que la définition antérieure ne distingue pas la dispense de l’âge, mais un tel échec ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas être distingués ou qu’ils n’ont pas été distingués par d’autres. Et cela ne signifie certainement pas que l’ensemble du système est condamné.»

« La popularité de la Bible de référence Scofield a attiré une attention considérable sur la définition dans ses notes et en a fait une cible de choix pour l’attaque par les non-dispensationalistes. Cependant, les érudits qui critiquent le dispensationalisme devraient reconnaître que Scofield n’est pas le seul à avoir défini le mot et, s’il n’y a pas de définition, ils devraient reconnaître que ses réviseurs et d’autres ont offert des définitions plus étendues. Quoi qu’il en soit, toute critique savante devrait certainement tenir compte de plusieurs définitions si l’on veut que le système soit représenté équitablement Par exemple, L. S. Chafer n’a pas mis l’accent sur l’aspect temps d’une dispensation dans son concept[5], et il y a longtemps, l’auteur actuel définissait une dispensation entièrement en termes d’économie plutôt que d’âge. Toute critique doit tenir compte de ces définitions ainsi que de celle de ScofieId.»

 

L’ÉTYMOLOGIE DU MOT DISPENSATION

« Le mot anglais dispensation est une forme anglicisée du dispensatio latin, que la Vulgate utilise pour traduire le mot grec. Le verbe latin est un composé, qui signifie « peser ou distribuer ». [7] Trois idées principales sont liées au sens du mot anglais : (1) « L’action de traiter ou de distribuer » ; (2) « l’action d’administrer, de commander ou de gérer; le système par lequel les choses sont administrées »; et (3) « l’action de se passer d’une certaine exigence ». [8] En définissant davantage l’utilisation du mot théologiquement, le même dictionnaire dit qu’une dispensation est « une étape dans une révélation progressive, expressément adaptée aux besoins d’une nation ou d’une période de temps particulière... En outre, l’âge ou la période pendant laquelle un système a prévalu. [9] Il est intéressant de remarquer, compte tenu de la critique habituelle de la définition de Scofield, que dans cette définition du dictionnaire, la dispensation et l’âge sont étroitement liés.»

« Le mot grec oikonomia vient du verbe qui signifie gérer, réglementer, administrer et planifier. Le mot lui-même est un composé dont les parties signifient littéralement « diviser, répartir, administrer ou gérer les affaires d’une maison habitée »[10]. Dans le papyri, l’officier (oikonomos) qui a administré une dispense a été désigné comme un intendant ou gestionnaire d’une succession, ou comme un trésorier. [11] Ainsi, l’idée centrale dans le mot dispensation est celle de gérer ou d’administrer les affaires d’un ménage.»

UTILISATION SCRIPTURAIRE DU MOT DISPENSATION

L’utilisation du mot
«
Les différentes formes du mot dispensation apparaissent vingt fois dans le Nouveau Testament. Le verbe oikonomeo est utilisé une fois dans Luc 16:2, où il est traduit « pour être un intendant ». Le nom oikonomos apparaît dix fois (Luc 12:42; 16:1, 3, 8; Rom. 16:23; 1 Co. 4:1, 2; Gal. 4:2; Titus 1:7; 1 Pierre 4:10) et est généralement traduit « steward » ou « gestionnaire » (mais « trésorier » en rom. 16:23). Le nom oikonomia est utilisé neuf fois (Luc 16:2, 3, 4; 1 Co. 9:17; Eph. 1:10; 3:2, 9; Colonel 1:25; 1 Tim. 1:4). Dans ces cas, il est traduit de diverses façons (« intendance », « dispensation », « administration », « emploi », « commission »). »

Les caractéristiques affichées
« Avant d’essayer une définition formelle, il pourrait être utile de noter certaines des caractéristiques liées au mot lui-même tel qu’il apparaît dans le Nouveau Testament. Il ne s’agit pas nécessairement de caractéristiques du schéma dispensationnel, mais simplement de connexions observables dans lesquelles le mot est utilisé. Dans l’enseignement du Christ, la parole se limite à deux paraboles enregistrées dans Luc (12:42; 16:1,3,8). Dans les deux cas, les paraboles concernent la gestion d’un ménage par un intendant ou un gestionnaire, mais la parabole enregistrée dans Luc 16 donne certaines caractéristiques importantes d’un arrangement d’intendance ou de dispensation. Ces caractéristiques comprennent les caractéristiques suivantes :

  1. Fondamentalement, il y a deux parties: celle dont l’autorité est de déléguer des fonctions, et celle dont la responsabilité est d’exécuter ces accusations. L’homme riche et le steward (ou manager) jouent ces rôles dans la parabole de Luc 16 (v. 1).

  2. Il y a des responsabilités spécifiques. Dans la parabole, l’intendant a manqué à ses fonctions connues lorsqu’il a gaspillé les biens de son seigneur (v 1).

  3. La reddition de comptes, ainsi que la responsabilité, font partie de l’arrangement. Un intendant peut être appelé à rendre des comptes pour l’décharge de son intendance à tout moment, car il est de la prérogative du propriétaire ou du maître de s’attendre à une obéissance fidèle aux devoirs confiés à l’intendant (v 2).

  4. Un changement peut être apporté à tout moment l’infidélité se trouve dans l’administration existante (« ne peut plus être steward »).

Ces quatre caractéristiques donnent une idée de ce qui a été impliqué dans le concept d’un arrangement dispensationnel comme le mot a été utilisé à l’époque du Christ.

Les autres occurrences du mot sont toutes dans les écrits de Paul à l’exception de la référence dans 1 Pierre 4:10. Certaines caractéristiques du concept sont évidentes à partir de ces utilisations.

  1. Dieu est celui à qui les hommes sont responsables dans l’obligation d’intendance. Dans trois cas, cette relation à Dieu est mentionnée par Paul (1 Co. 4:1 -- 2; Titus 1:7).

  2. La fidélité est exigée de ceux à qui une responsabilité dispensationnelle est commise (1 Co. 4:2). C’est ce qu’illustre Erastus, qui occupait le poste important de trésorier (intendant) de la ville (Rom. 16:23).

  3. Une intendance peut prendre fin à un moment donné (Gal. 4:2). Dans cette référence, la fin de l’intendance est venue en raison d’un but différent introduit. Cette référence montre également qu’une dispense est liée au temps.

  4. Les dispensations sont liées aux mystères de Dieu, c’est-à-dire à la révélation spécifique de Dieu (1 Co. 4:1; Eph. 3:2; Colonel 1:25).

  5. La dispensation et l’âge sont des idées liées, mais les mots ne sont ni exactement interchangeables. Par exemple, Paul déclare que la révélation de la dispense actuelle a été cachée « pendant des siècles », c’est-à-dire simplement une longue période de temps (Ep. 3:9). La même chose est dite dans Colossiens 1:26. Toutefois, comme une dispensation fonctionne dans un délai, les concepts sont liés.

  6. Au moins trois dispensations (comme on le comprend couramment dans l’enseignement dispensationnel) sont mentionnées par Paul. Dans Éphèses 1:10, il parle d’une « administration [dispensation, KJV] adaptée à la plénitude des temps », qui est une période future. Dans Éphèses 3:2, il désigne « l’intendance [dispensation, KJV] de la grâce de Dieu, qui était l’accent mis sur le contenu de sa prédication de l’époque. Dans Colossiens 1:25 -- 26 il est implicite qu’une autre dispensation a précédé la dispense actuelle, dans laquelle le mystère du Christ dans le croyant est révélé.

Il est important de noter que dans les deux premiers de ces cas, il ne fait aucun doute que la Bible utilise le mot dispensation exactement de la même manière que le dispensationnistene . Même Bowman admet que : « En fait, sur les sept dispensations acceptées par Scofield et ses collègues, il n’y en a que deux (Grace et la plénitude du temps) à propos de laquelle le mot « dispensation » n’est jamais utilisé du tout. » [12] Le casting négatif de la déclaration de Bowman ne doit pas obscurcir l’importance de ce point. La Bible nomme deux dispensations de la même manière que les dispensationalistes (et implique une troisième). Certes, il ne nomme pas sept, mais, puisqu’il ne nomme deux, peut-être il ya quelque chose à cet enseignement appelé dispensationalisme.

Presque tous les opposants au dispensationalisme essaient de faire une grande partie de leur affirmation que les Écritures n’utilisent pas le mot dispensation dans le même sens théologique et technique que le schéma dispensationnel de l’enseignement ne. Deux faits devraient être soulignés en réponse à cette accusation. Le premier a déjà été énoncé dans le paragraphe précédent: l’Écriture à au moins deux reprises utilise le mot de la même manière que le dispensationaliste. Ainsi, l’accusation n’est tout simplement pas vraie.

Deuxièmement, il est parfaitement valable de prendre un mot biblique et de l’utiliser dans un sens théologique tant que l’utilisation théologique n’est pas non biblique. Tous les conservateurs le font avec le mot expiation. C’est un mot qui n’est jamais utilisé dans le Nouveau Testament, mais théologiquement tous l’utilisent pour défendre ce qui est impliqué dans la mort du Christ. Bibliquement, le mot expiation n’est pas utilisé en relation avec la mort du Christ, mais, puisqu’il est utilisé de la couverture pour le péché dans l’Ancien Testament, il n’est pas non biblique de lui donner un sens théologique qui est en réalité plus inclusif que son usage biblique strict. Le dispensationaliste fait une chose similaire avec le mot dispensation. L’utilisation du mot et les caractéristiques du mot, telles qu’elles sont décrites ci-dessus, prouvent de façon concluante que le dispensationaliste n’a en aucune façon utilisé le mot dans un sens non biblique lorsqu’il l’utilise comme désignation pour son système d’enseignement. Même Daniel Fuller l’admet : « C’est ce dernier sens qui donne lieu à l’utilisation théologique parfaitement valable du mot « dispensation » pour désigner une période de temps pendant laquelle Dieu traite avec l’homme d’une certaine manière. » [13]

Définitions

En ce qui concerne l’utilisation du mot dans l’Écriture, une dispense peut être définie comme une intendance, une administration, une surveillance ou une gestion des biens d’autrui. Comme nous l’avons vu, cela implique la responsabilité, la responsabilité et la fidélité de la part de l’intendant.

 



07)

Selon les dispensationalistes, la définition théologique du mot est basée sur l’utilisation et les caractéristiques bibliques et la définition de Scofield est citée comme «pleine autorité divine»: « Une dispensation est une période pendant laquelle l’homme est mis à l’épreuve en ce qui concerne l’obéissance à une révélation spécifique de la volonté de Dieu. »

L'introduction du dispensationalisme aux États-Unis
Selon un article publié dans l'encyclopédie Wikipédia, l
e dispensationalisme a été adopté, modifié et rendu populaire aux  aux États-Unis d'Amérique par la Scofield Reference Bible. Il a été introduit en Amérique du Nord par James Inglis (1813-1872) par le biais du magazine mensuel Waymarks in the Wilderness, publié par intermittence entre 1854 et 1872. En 1866, Inglis a organisé la réunion des croyants pour l'étude de la Bible, qui a introduit dispensationaliste idées à un cercle restreint mais influent d'évangéliques américains. Ils ont été perturbés par les incursions du libéralisme religieux et ont vu dans le prémillénarisme une réponse. Le dispensationalisme a été introduit comme une position pré-millénaire, et il a largement repris le mouvement fondamentaliste, sur une période de plusieurs décennies.

Les dénominations religieuses américaines ont rejeté l'ecclésiologie de Darby mais ont accepté son eschatologie. Beaucoup de ces églises étaient presbytériennes et baptistes, et elles ont conservé la sotériologie calviniste de Darby. Après la mort d'Inglis, James H. Brookes (1830–1898), le pasteur de l'église presbytérienne de Walnut Street à St. Louis, organisa la Niagara Bible Conference (1876–97) pour continuer la diffusion des idées dispensationalistes. Le dispensationalisme a été stimulé après que Dwight L. Moody (1837–1899) ait appris la théologie dispensationnelle d'un membre non identifié des Frères en 1872. Moody a travaillé avec Brookes et d'autres dispensationalistes et a encouragé la diffusion du dispensationalisme.

Les efforts de C.I. Scofield et ses associés ont introduit le dispensationalisme à un public plus large en Amérique par sa Bible de référence Scofield. La publication de la Bible de référence Scofield en 1909 par l'Oxford University Press pour la première fois a affiché des notes ouvertement dispensationalistes sur les pages du texte biblique. La Bible Scofield est devenue une Bible populaire utilisée par les évangéliques indépendants aux États-Unis. L'évangéliste et enseignant de la Bible Lewis Sperry Chafer (1871–1952) a été influencé par Scofield; il a fondé le Dallas Theological Seminary en 1924, qui est devenu la principale institution de dispensationalisme en Amérique. Le Baptist Bible Seminary de Clarks Summit, en Pennsylvanie, est devenu une autre école dispensationnelle. Grace School of Theology a ouvert ses portes à Houston, TX en 2003 en tant qu'école dispensationnelle. Fondé par des diplômés du Dallas Theological Seminary, il soutient "que la Bible doit être interprétée comme la langue est normalement utilisée, reconnaissant l'importance des distinctions dispensationnelles."
Source: https://en.wikipedia.org/wiki/Dispensationalism 

«Pour une nation, commettre le péché d'antisémitisme entraîne un jugement inévitable.» Cathail -

La nouvelle Bible d'étude Scofield
Depuis sa première publication en 1909, la Bible de référence Scofield a fait des sionistes intransigeants parmi des dizaines de millions d'Américains. Lorsque John Hagee, le fondateur de Christians United for Israel (CUFI), a déclaré que «50 millions de chrétiens évangéliques croyant à la Bible s'unissent avec cinq millions de juifs américains se tenant ensemble au nom d'Israël», c'était la Bible de Scofield dont il parlait. Bien que la Bible de référence de Scofield contienne le texte de la version autorisée de la version King James, ce n’est pas la Bible protestante traditionnelle mais le commentaire annoté de Cyrus I. Scofield qui pose problème. Plus que tout autre facteur, ce sont les notes de Scofield qui ont amené des générations d’évangéliques américains à croire que Dieu exige leur soutien sans réserve à l’État d’Israël moderne.

BÉNÉDICTION ISRAËL, MALÉDICTION DE SES CRITIQUES
Au centre de la croyance chrétienne sioniste se trouve le commentaire de Scofield sur Genèse 12: 3: «Je bénirai ceux qui te bénissent» Dans un accomplissement étroitement lié à la clause suivante, «Et maudis celui qui te maudit.» l'histoire de la dispersion. Il a toujours été mauvais pour les gens qui ont persécuté le Juif - bien pour ceux qui l'ont protégé. L'avenir prouvera encore plus remarquablement ce principe. S'appuyant sur l'interprétation plutôt tendancieuse de Scofield, Hagee affirme: «L'homme ou la nation qui lève la voix ou la main contre Israël invite la colère de Dieu.» Mais comme le souligne Stephen Sizer dans sa critique définitive, Christian Sionism: Road-map to Armageddon? (disponible dans AET's Middle East Books and More): «La promesse, en se référant aux descendants d'Abraham, parle de Dieu qui les bénit, pas de nations entières» bénissant «la nation hébraïque, encore moins l'État contemporain et laïque d'Israël.» Nonobstant cette lecture plus orthodoxe, The New Scofield Study Bible, publiée par Oxford University Press en 1984, a intensifié l'interprétation de Scofield en ajoutant: «Pour une nation, commettre le péché d'antisémitisme entraîne un jugement inévitable.» Soutenu par une exégèse douteuse de textes bibliques sélectifs», conclut Sizer, «la lecture particulière du sionisme chrétien de l'histoire et des événements contemporains ... distingue Israël et le peuple juif des autres peuples du Moyen-Orient ... elle justifie le racisme endémique. intrinsèque au sionisme, exacerbe les tensions entre Juifs et Palestiniens et sape les tentatives de trouver une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, tout cela parce que «la Bible le leur dit».

Les «frères exclusifs» se réfèrent au groupe des chrétiens évangéliques qui, lors d'une scission en 1848 chez les Plymouth Brethren, suivirent John Nelson Darby, le missionnaire anglo-irlandais généralement considéré comme la figure la plus influente dans le développement du sionisme chrétien et une influence majeure sur Scofield.

L'HÉRITAGE DE SCOFIELD
Si la Bible de Scofield n'avait jamais été publiée, les présidents américains influencés par le sionisme chrétien tels que Truman, Johnson, Reagan et George W. Bush auraient pu être moins sympathiques aux demandes israéliennes et par conséquent plus attentifs aux intérêts américains. De plus, le peuple américain aurait pu être épargné par les diatribes pseudo-chrétiennes de John Hagee, Pat Robertson et de feu Jerry Falwell, sans parler de la lucrative «prophétie» End Times Rapture colportée par Hal Lindsey et Tim LaHaye. Mais c’est le peuple du Moyen-Orient qui a été le plus touché par un Israël expansionniste enhardi par l’allégeance inébranlable des sionistes chrétiens amenés à croire que les paroles de Scofield sont la volonté de Dieu. Parmi les nombreuses victimes de la Bible de Scofield, il y a notamment 5 millions de réfugiés palestiniens dont le droit au retour est farouchement opposé par les chrétiens sionistes américains. Grâce à leur endoctrinement par le livre impie de Scofield, ils croient que la Palestine n’appartient pas aux Palestiniens - dont beaucoup sont des chrétiens chrétiens - mais exclusivement au «peuple élu de Dieu».

Source: https://www.wrmea.org/015-october/the-scofield-bible-the-book-that-made-zionists-of-americas-evangelical-christians.html

 


#08)

« Le dispensationalisme est issu des milieux de frères anglais au 18ème siècle. Je sais que cela ne va pas faire plaisir à certains qui pensent que son origine est apostolique. Le problème, c’est qu’on ne trouve pratiquement pas de traces d’un tel système ni chez les Pères de l’Église, ni chez les réformateurs. Les fondateurs du dispensationalisme sont des chrétiens qui veulent réagir contre les acquis du Siècle des Lumières. Les progrès de la science et de la philosophie sapent alors de plus en plus l’autorité de la Bible; on commence à douter de son caractère inspiré. Ainsi, des hommes comme John Nelson Darby affirment qu’il faut prendre la Bible au pied de la lettre. Darby plaide pour une herméneutique littéraliste: là où il est question d’Israël, il faut comprendre Israël au sens littéral, c’est-à-dire le peuple juif, et non l’ensemble du peuple de Dieu au sens figuré. Les prophéties de l’Ancien Testament doivent s’accomplir littéralement. Ainsi la création de l’Etat d’Israël en 1948 par exemple est perçue aujourd’hui comme un tel accomplissement.
Le dispensationalisme fait une distinction importante entre la destinée d’Israël et celle de l’Eglise, comprenant surtout des non-Juifs. L’Église n’est qu’une parenthèse de l’histoire sainte. Jésus-Christ reviendra la chercher secrètement et alors Dieu reprendra le fil de l’Histoire avec Israël. Il établira un règne terrestre de 1000 ans avant la consommation finale de l’Histoire.»

Source: https://lecep.wordpress.com/2008/09/13/theologie-de-lalliance-ou-dispensationalisme/

La prophétie de Jérémie
Dans le livre de Daniel, l'on observe que le prophète Daniel se languissait de la fin de la déchéance de Jérusalem. Il faisait référence au prophète Jérémie qui avait écrit à ce sujet :

Daniel 9:2
«La première année de son règne, moi, Daniel, je considérais dans les livres le nombre des années que l’Eternel avait indiqué au prophète Jérémie, et pendant lesquelles Jérusalem devait rester en ruine, c’est-à-dire soixante-dix ans.»

Ce que Daniel a consulté se lit dans le livre de Jérémie 25:11-12
«Le pays tout entier ne sera plus que ruines et terre dévastée. L’ensemble de ces peuples seront assujettis au roi de Babylone pendant soixante-dix ans. Et au bout de ces soixante-dix ans, je demanderai compte de leur crime au roi de Babylone et à son peuple -l’Éternel le déclare – je sévirai contre le pays des Chaldéens et je le réduirai en désert pour toujours

Ceux qui ont étudié les prophéties de Jérémie, se sont interrogés sur les «fameuses semaines» mentionnées dans Daniel 9:24 et n'ont pas compris le sens spirituel de la destruction du sanctuaire et de l'abolition du sacrifice perpétuel et du rétablissement de Jérusalem. Et c'est là que toutes sortes de calculs et de théories sont nées, d'où la doctrine engendrée par John Nelson Darby «des 70 semaines de Daniel» et endossée par les théologiens du dispensationalisme, tels que Cyrus I. Scofield , Clarence Larkin, Charles C. Ryrie et William Branham.

Voici ce que l'ange Gabriel annonçait dans Daniel :
Daniel 9:24
«Une période de soixante-dix septaines a été fixée pour ton peuple et pour ta ville sainte, pour mettre un terme à la révolte contre Dieu, pour en finir avec les péchés, et pour expier, les fautes ainsi que pour instaurer une justice éternelle, pour accomplir vision et prophétie, et pour conférer l’onction à un sanctuaire très saint.»

Une autre traduction:
«70 semaines (d'années) ont été fixées sur ton peuple et sur ta sainte ville, pour anéantir le crime, mettre fin au péché, expier l'iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et la prophétie, et oindre le Saint des saints.»

Les 70 semaines prophétisées détaillées

Daniel 9:25
« Voici donc ce que tu dois savoir et comprendre: Depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué jusqu’à l’avènement d’un chef ayant reçu l’onction, il s’écoulera sept septaines et soixante-deux septaines. La ville sera rebâtie et rétablie avec ses places et ses fossés, en des temps de détresse.»

Note: Basés sur les études bibliques des théologiens, les dictionnaires en général expliquent que le terme «septaine» peut signifier une durée de sept jours, une période de sept jours ou durée de sept ans, ou une période de sept ans.

En réfutant avec démonstration des Écritures, l'esprit de la doctrine dispensationaliste, je m'attaque aussi au «brahamisme» ou aux enseignements de William Branham de plein front, car tout «le message» repose sur cette doctrine du dispensationalisme, soit «Les 7 âges de l'Église», «les 7 sceaux et les 7 tonnerres». William Branham a livré à l'Église ses enseignements dispensationalistes qui donnent à la nation littérale d'Israël un rôle imposteur qui n'existe pas.

Nous savons tous que William Branham a utilisé ce qui l'interprétation dispensationaliste concernant les juifs, Israël et l'Église dans son enseignement des 7 âges de l'Église. Voici un résumé que les tenants du «dispensationalisme» enseignent. Voici quelques extraits de sermons sur le sujet:

« (132) Les nations se disloquent, Israël se réveil... Regardez Israël là, uni ensemble. Israël, ils sont venus de tous les coins du monde, ils viennent se rassembler. Ils se sont unis et maintenant ils sont une nation. Ils sont une nation unie, ils ont leur propre drapeau, leur propre monnaie, leur propre armée. Tout ce qu’ils ont jamais été, ils le sont maintenant. Israël s’unit...»
63-0818 - Le Temps De L’Union Et Son Signe.
https://www.branham.fr/sermons/269-The_Sign_Of_The_Uniting_Time

« (E-267) (192) Lisez-le dans votre Livre, ici, et voyez si ce n'est pas entre la Sixième et la Septième Trompette que cela s'insère, que les Juifs sont appelés. Entre le Sixième et le Septième Fléau, on en arrive aux cent quarante-quatre mille (vous vous en souvenez?), ce qui se passait entre les deux. Vous vous rappelez entre le - le - le Sixième - le Cinquième Sceau et le Sixième Sceau... Entre le Sixième Sceau et le Septième Sceau, se passait l'appel des cent quarante-quatre mille. (Vous vous rappelez?) Or, c'est là que s'insèrent ces trompettes, exactement là, voyez-vous, et la persécution, et les chevaux sont déliés là.»
« (E-277) (203) Ecoutez, ce ne sera pas une organisation quelconque qui va aller là-bas appeler les Juifs. Ce sera deux hommes, Moïse et Elie, tous les deux des prophètes
«(E-285) (209) Regardez, précisément sous... Maintenant remarquez. Le ministère de Moïse et Elie, ce sera... Maintenant, est-ce que tout le monde a saisi? Je vais le répéter. Le ministère de Moïse, et Elie, entre la Sixième et la Septième Trompette, ce sera deux prophètes qui vont... ils... Israël croit toujours ses prophètes. »
64-0719M - La Fête Des Trompettes
https://www.branham.fr/sermons/306-The_Feast_Of_The_Trumpets

Le dispensationalisme interprète les 7 semaines et les 62 semaines et détermine leur durée en termes d'années.

Selon la doctrine dispensationaliste il y a 4 étapes successives :

  • Les 7 premières semaines : 49 jours, soit 7 semaines de 7 jours.
  • Les 62 semaines : 434 jours, soit 62 semaines de 7 ans. Reste encore 1 semaine.
  • La première partie de la dernière semaine : 3 ans et demi, dont la durée exacte est indéterminée
  • La dernière partie de la dernière semaine : 3 ans et demi, dont la durée exacte est indéterminée

Les théologiens ont interprété que le total est de 490 jours. Mais quelle acrobatie intellectuelle!

Mais posons-nous la question: pourquoi donc, a-t-on décidé que les 7 premières semaines seraient des semaines de 7 jours et qu'après, les semaines seraient de 7 années au lieu de jours? Quel indice biblique ont-ils trouvé pour interpréter des semaines de 7 jours pour un temps et ensuite des semaines de 7 années pour un autre temps? Selon la logique des théologiens, il fallait que les prophéties se calculent et épousent parfaitement les dates historiques des événements bibliques du passé.

Selon le dispensationalisme, la prophétie des 70 semaines (ou littéralement « 70 fois 7 ») fait partie du chapitre 9 du Livre de Daniel, car elle est prononcée par l'ange Gabriel à l'attention de Daniel. De plus, cette prophétie ferait aussi partie de l'histoire juive que de l'eschatologie chrétienne.

Ainsi, selon le dispensationalisme, ce n'est plus alors « 70 ans » qu'il faut entendre, mais « 70 semaines d'années » réparties en trois périodes : l'une de 7 (soit 49 années), achevée par l'avènement d'un « oint » qui sera un « chef » ; l'autre de 62 (soit 434 ans), à la fin de laquelle « un oint sera supprimé » ; la dernière d'une seule semaine d'années, et dont la moitié (3 ans et demi) s'écoulera avant que le dévastateur soit exterminé.

La 70ème et dernière semaine
Partant de 27 après Jésus-Christ, la doctrine dispensationaliste arrive au cours de l’année 30, après avoir appliqué la première moitié de cette soi-disant semaine prophétique. Cette année 30 correspondrait à la crucifixion de Jésus, à la fin de la 62e semaine. Mais la confusion de cette doctrine place la moitié de la dernière semaine (3.5 ans) dans le ministère de Jésus et la dernière partie dans une période de 3.5 années allouées aux juifs, après «l'enlèvement» de l'Église! Ainsi, la grande période de l'Église de plus de 2000 années, est une brèche qui ne tient pas la route!

 



#09)

À ce jour, même si vous pouvez prouver que nous sommes effectivement rendus à la fin des temps, vous observerez que les prophéties bibliques du livre de Daniel ne peuvent être appliquées en ce moment. Daniel 12:4. Ce qui signifie que tout est encore scellé et ne peut être interprété par personne.

D'une part, la grande «période de détresse» prophétisée dans Daniel 12:1, et reprise par Jésus lui-même dans Matthieu 24:21 Matthieu 24:29, Marc 13:19, Marc 13:24, n'est pas été manifestée. C'est à ce moment-là que «Michel» le principal chef du peuple saint «se lève», ce qui signifie que l'interprétation du livre de Daniel va être vraiment expliquée et «que la connaissance» va augmenter.

Naissance du dispensationalisme en Angleterre
Le dispensationalisme s'est développé comme un système à partir des enseignements de John Nelson Darby, considéré par certains comme le père du dispensationalisme (1800–82), qui a fortement influencé les Frères de Plymouth des années 1830 en Irlande et en Angleterre. Le concept original est venu lorsque Darby a examiné les implications d'Ésaïe 32 pour Israël. Il a vu que la prophétie exigeait un accomplissement et une réalisation futurs du royaume d'Israël. L'Église du Nouveau Testament était considérée comme un programme distinct non lié à ce royaume. Ainsi surgit un programme prophétique du royaume terrestre pour Israël et un programme céleste «mystère» séparé pour l'Église. Afin de ne pas confondre les deux programmes, le programme prophétique a dû être mis en attente pour permettre à l'Église de naître. Ensuite, il est nécessaire que l'Église soit enlevée avant que la prophétie puisse reprendre son programme terrestre pour Israël. Dans la conception de Darby des dispensations, la dispensation mosaïque continue comme une administration divine sur la terre jusqu'au retour du Christ. L'Église, étant une assemblée céleste désignée, n'a pas sa propre dispense selon Scofield. Darby conçoit des dispensations se rapportant exclusivement au gouvernement divin de la terre et donc l'Église n'est associée à aucune dispense. Alors que l'ecclésiologie de ses Frères n'a pas réussi à se répandre en Amérique, sa doctrine eschatologique est devenue largement populaire aux États-Unis, en particulier parmi les baptistes et les presbytériens de la vieille école. Le dispensationalisme américain a traversé de nombreuses frontières confessionnelles.

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Croissance du dispensationalisme aux États-Unis
Le dispensationalisme a été adopté, modifié et rendu populaire aux États-Unis par la Scofield Reference Bible. Il a été introduit en Amérique du Nord par James Inglis (1813-1872) par le biais du magazine mensuel Waymarks in the Wilderness, publié par intermittence entre 1854 et 1872. En 1866, Inglis a organisé la réunion des croyants pour l'étude de la Bible, qui a introduit dispensationaliste idées à un cercle restreint mais influent d'évangéliques américains. Ils ont été perturbés par les incursions du libéralisme religieux et ont vu dans le prémillénarisme une réponse. Le dispensationalisme a été introduit comme une position pré-millénaire, et il a largement repris le mouvement fondamentaliste, sur une période de plusieurs décennies. Les dénominations religieuses américaines ont rejeté l'ecclésiologie de Darby mais ont accepté son eschatologie.

Les références de Scofield interprétant les prophéties du livre de Daniel
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Beaucoup de ces églises étaient presbytériennes et baptistes, et elles ont conservé la sotériologie calviniste de Darby. Après la mort d'Inglis, James H. Brookes (1830–1898), le pasteur de l'église presbytérienne de Walnut Street à St. Louis, organisa la Niagara Bible Conference (1876–97) pour continuer la diffusion des idées dispensationalistes. Le dispensationalisme a été stimulé après que Dwight L. Moody (1837–1899) ait appris la théologie dispensationnelle d'un membre non identifié des Frères en 1872. Moody a travaillé avec Brookes et d'autres dispensationalistes et a encouragé la diffusion du dispensationalisme. Les efforts de Cyrus Ingersol Scofield et ses associés ont introduit le dispensationalisme à un public plus large en Amérique par sa Bible de référence Scofield.

La publication de la Bible de référence Scofield en 1909 par l'Oxford University Press pour la première fois a affiché des notes ouvertement dispensationalistes sur les pages du texte biblique. La Bible Scofield est devenue une Bible populaire utilisée par les évangéliques indépendants aux États-Unis. L'évangéliste et enseignant de la Bible Lewis Sperry Chafer (1871–1952) a été influencé par Scofield; il a fondé le Dallas Theological Seminary en 1924, qui est devenu la principale institution de dispensationalisme en Amérique. Le Baptist Bible Seminary de Clarks Summit, en Pennsylvanie, est devenu une autre école dispensationnelle. Grace School of Theology a ouvert ses portes à Houston, TX en 2003 en tant qu'école dispensationnelle. Fondé par des diplômés du Dallas Theological Seminary, il soutient «que la Bible doit être interprétée comme la langue est normalement utilisée, reconnaissant l'importance des distinctions dispensationnelles.» Source: https://en.wikipedia.org/wiki/Dispensationalism 

« Dire que l'apparition de la Bible de référence Scofield en 1909 a provoqué un changement dramatique dans le christianisme évangélique serait un euphémisme. Beaucoup ont étudié ses notes de bas de page avec beaucoup de soin, leur donnant presque une autorité égale au texte biblique lui-même. Quiconque ose soulever des questions sur ses enseignements est immédiatement qualifié de «libéral», ou pire, et les murs se dressent comme si l'on attaquait la foi d'un croyant. »

« Pourtant, le «Dispensationalisme des Sept Âges» de la Bible Scofield pourrait bien être un cas où l'empereur ne porte aucun vêtement. Cyrus I. Scofield Scofield avait une formation d'avocat et avait une foi suffisamment forte pour se rendre en pèlerinage aux Conférences bibliques de Niagara. On se souvient surtout de ces conférences comme d'une tentative d'endiguer le libéralisme qui transformait l'évangile du Christ en un message tiède d'action sociale sans pratiquement aucune composante spirituelle, mais au cours de ses dernières années, il s'est aventuré dans d'autres domaines. L'une d'elles était une présentation du «darbyisme», un système qui avait été développé en Angleterre par un groupe chrétien appelé The Plymouth Brethren. Cette présentation a allumé un feu dans l'esprit de Scofield, qui a eu l'idée d'imprimer une Bible annotée pour aider les chrétiens à maîtriser les complexités du système darbyite. Il s'est approché des organisateurs de la conférence, mais n'a obtenu aucun encouragement. Enfin, il a rencontré Arno Gaebelein, qui avait un réseau d'amis fortunés avec qui il a réussi à parler pour soutenir le projet. Une fois le financement obtenu, Scofield s'est mis à la tâche - troquer le chapeau de son avocat contre celui d'un théologien. La Bible de référence a été mise sur le marché en 1909. Une autre connaissance de Scofield, Lewis Sperry Chafer, a pris la cause de la dispensation après la mort de Scofield (1921) et a fondé l'institution maintenant connue sous le nom de Dallas Theological Seminary pour former les dirigeants du système darbyite. Chafer partageait une autre similitude avec son ami Scofield - aucun des deux hommes n'avait jamais eu de formation en théologie. Chafer, en fait, s'en vantait dans sa théologie en huit volumes, affirmant que c'était un avantage de ne pas avoir été entaché du travail des théologiens du passé. Dans l'intervalle, la Bible de référence Scofield a continué d'être un gros vendeur, étant mise à jour par un comité de rédaction toutes les quelques décennies. Je suis désolé, mais ce n'est que la pointe de l'iceberg ...» William Branham a beaucoup emprunté au Dispensationalisme, une doctrine engendrée par des théologiens trinitaires.

Perversion doctrinales de C.I. Scofield
«Cette perversion doctrinale des Darbystes exerça une grande influence sur Cyrus Ingerson Scofield (1843-1921). Scofield a même fait l’éloge de Darby comme un savant de la profondeur la plus grande de son temps. Par la production de l’ouvrage de référence de Scofield et, particulièrement, par ses remarques concernant la prophétie, il a contribué à la perpétuation d’une doctrine de perversion qui renverse le Royaume de Dieu et qui fait du tort considérable. En France, la Bible Scofield fit son apparition en 1975 lorsque la Maison de la Bible (Genève) lança une nouvelle édition de la version dénaturée de Louis Segond, laquelle incorporait ce système interprétatif. Les soixante-dix semaines prophétiques, Daniel 9:24-27, sont expliquées dans la Bible Scofield, pages 962-963. Soixante-neuf semaines sont comptés jusqu'à la manifestation du Messie et sa mort, lorsque la prophétie en indique soixante-dix. Après cela, l'horloge chronologique (quant à Israël) est interrompue et alors s'ouvre une parenthèse imaginaire dans le temps. C'est dans cette parenthèse ou laps de temps que Dieu appellent les membres de l'Église. Lorsque Jésus reviendra la seconde fois, Il enlèvera son Église de la terre pour qu'elle soit avec Lui dans le ciel. »
Source: https://levigilant.com/soixante-dix_semaines_daniel/les_70_semaines_de_daniel.html#05


 



#10)

Pour les derniers chrétiens, un des signes tangibles et la prise de conscience que «la fin des temps» tant prophétisée est enfin parvenue et réalisée, sera facilement vérifiable par l'accomplissement des passages bibliques suivants:

Matthieu 24:21 « Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. »

Matthieu 24:29 « Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. »

Marc 13:19 « Car la détresse, en ces jours, sera telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais.»

Marc 13:24 « Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, »

Les passages ci-dessus expriment «une désolation spirituelle» et ne sont pas une interprétation symbolique pour le monde entier. Seuls «ceux qui sont intelligents selon Dieu», comprendront. La «désolation» dont il est parlée, est un état spirituel qui vise exclusivement ceux et celles qui seront appelés. Pourquoi cette désolation est-elle spirituelle? Trop de détails dans ces prophéties sont purement d'ordre spirituel, tels que ce que signifie «le soleil», «la lune», «les étoiles», «lumière», «les puissances des cieux», et aussi la compréhension du nom de «Micaël ou Michel», et par conséquent la juste interprétation des prophétie relatives «à la fin des temps» révèle le vrais sens de tous ces détails, aux élus appelés par la voix ou trompette de Christ, (la voix de l'archange).

Daniel 12:1 « En ce temps-là se lèvera Michaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu depuis que les nations existent jusqu’a cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. »

Apocalypse 12:7 « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent,»



#11)

Personne au 19ième siècle ni au 20ième siècle n'a témoigné d'un «temps de détresse» comme il n'y en a jamais eu sur terre, ou même tenté d'expliquer le sens des mots prophétiques qui ont été utilisés. Depuis l'élaboration de la doctrine «dispensationaliste» par les théologiens trinitaires Nelson Darby (1800–82) et Cyrus I. Scofield (19/08/1843-24/07/1921) , doctrine essentiellement fondée sur l'interprétation des prophéties bibliques du livre de Daniel, tout est demeuré scellé jusqu'à la fin des temps, tel que demandé par l'ange qui s'adressa au prophète Daniel.

Voyons le passage de Daniel 12 qui nous intéresse:

« (1) En ce temps-là se lèvera Micaël, (Michel) le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu'à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. (2) Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle. (3) Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. (4) Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera.»

Des le début du chapitre 12, l'ange qui s'adresse à Daniel lui parle d'un temps particulier, identifié par des événements uniques, et surtout parfaitement expliqués et compréhensibles. La compréhension des prophétie est directement liée «à une intelligence selon Dieu». Vous n'avez qu'à vous rapporter aux paroles de l'ange à Daniel qui a stipulé: « Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l'intelligence comprendrontDaniel 12:10

Les paroles de l'ange à Daniel sont: « et ce sera une époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu'à cette époque.» Jésus a abondé dans le même sens et a repris la même prophétie. Donc, ce sera une époque que personne ne pourra manquer et l'évidence sera incontestable. Cependant il faut garder en mémoire, que ce que l'ange rapporte au verset 1 du chapitre douze, concerne la mention du verset 40 du chapitre 11, le chapitre précédent.

Daniel 11 « (40) Au temps de la fin, le roi du midi se heurtera contre lui. Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires ; il s'avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera. (41) Il entrera dans le plus beau des pays, et plusieurs succomberont ; mais Édom, Moab, et les principaux des enfants d'Ammon seront délivrés de sa main. (42) Il étendra sa main sur divers pays, et le pays d'Égypte n'échappera point. (43) Il se rendra maître des trésors d'or et d'argent, et de toutes les choses précieuses de l'Égypte ; les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite. (44) Des nouvelles de l'orient et du septentrion viendront l'effrayer, et il partira avec une grande fureur pour détruire et exterminer des multitudes. (45) Il dressera les tentes de son palais entre les mers, vers la glorieuse et sainte montagne Puis il arrivera à la fin, sans que personne lui soit en aide.»

Bien que le texte semble offrir des indices temporels logiques, il faut néanmoins se rappeler qu'au verset suivant, le chapitre 12, tout entendement a été scellé jusqu'aux jours de la toute fin du monde. Lorsque Michel, le chef de l'armée du peuple saint revient (se lève) ce sera l'accomplissement du passage de 1 Thessaloniciens 4:16 et d'Apocalypse 12:7-8

1 Thessaloniciens 4:16 « Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement»

Apocalypse 12:7-8 « (7) Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, (8) mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.»



#12)

Par deux fois, l'ange qui s'adressa à Daniel lui demanda de sceller les paroles prophétiques qu'il avait annoncées concernant des événements qui se dérouleraient à la fin des temps. Or déjà à l'époque du théologien John Nelson Darby, qui vécut du 18 novembre 1800 au 29 avril 1882, l'interprétation du livre de Daniel par ce dernier donnait naissance à la doctrine dispensationaliste, laquelle fut reprise par le théologien Cyrus I. Scofield, aussi par Clarence Larkin et William Branham. Il est vraiment étonnant qu'avant le 20e siècle, l'on pouvait prétendre que la révélation divine réservée à la fin des temps s'était manifestée! Voyons les deux requêtes de l'ange à Daniel:

Daniel 12
« (3) Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. (4) Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera.»

Daniel 12
(9) Il répondit: Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu'au temps de la fin. (10) Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l'intelligence comprendront. (11) Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l'abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. (12) Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu'au mille trois cent trente-cinq jours ! (13) Et toi, marche vers ta fin ; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours.»

Veuillez notre que l'ange qui parla à Daniel mentionna que tout ce qui est écrit entre le verset 1 et le verset 12 du chapitre  douze devait être scellé jusqu'au temps de la fin, et que plusieurs qui tenteraient de comprendre n'y arriveraient pas. Le livre de Daniel au chapitre 12 est explicite: tout a été scellé!  Sachez que la compréhension des prophéties concernant le rétablissement de Jérusalem, l'expiation des péchés du peuple, puis l'abolissement du sacrifice perpétuel et la destruction du sanctuaire après les 62 premières semaines était scellée jusqu'à la fin des temps, et par conséquent sans la révélation divine de ce qui était scellé, il ne pouvait pas y avoir d'interprétation fiable.

Daniel 11 « (40) Au temps de la fin, le roi du midi se heurtera contre lui. Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires ; il s'avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera. (41) Il entrera dans le plus beau des pays, et plusieurs succomberont ; mais Édom, Moab, et les principaux des enfants d'Ammon seront délivrés de sa main. (42) Il étendra sa main sur divers pays, et le pays d'Égypte n'échappera point. (43) Il se rendra maître des trésors d'or et d'argent, et de toutes les choses précieuses de l'Égypte ; les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite. (44) Des nouvelles de l'orient et du septentrion viendront l'effrayer, et il partira avec une grande fureur pour détruire et exterminer des multitudes. (45) Il dressera les tentes de son palais entre les mers, vers la glorieuse et sainte montagne Puis il arrivera à la fin, sans que personne lui soit en aide.»

Daniel 12
« (
1) En ce temps-là (au temps de la fin) se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu'à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. (2) Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle. (3) Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. (4) Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera. (5) Et moi, Daniel, je regardai, et voici, deux autres hommes se tenaient debout, l'un en deçà du bord du fleuve, et l'autre au delà du bord du fleuve. (6) L'un d'eux dit à l'homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve: Quand sera la fin de ces prodiges ? (7) Et j'entendis l'homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve ; il leva vers les cieux sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d'un temps, et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée. (8) J'entendis, mais je ne compris pas ; et je dis: Mon seigneur, quelle sera l'issue de ces choses ? (9) Il répondit: Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu'au temps de la fin. (10) Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l'intelligence comprendront. (11) Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l'abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. (12) Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu'au mille trois cent trente-cinq jours ! (13) Et toi, marche vers ta fin ; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours.»

Les temps de la fin ne dureront pas plusieurs centaines d'années comme le laisse croire la doctrine dispensationaliste. Souvenez-vous que l'apôtre Jean fut «enlevé en esprit» au JOUR DU SEIGNEUR, Apocalypse 1:10, ce même jour de la fin des temps qui vient «comme un voleur dans la nuit» et qui fut prophétisé dans Actes 2:20, 1 Thessaloniciens 5:2, 2 Pierre 3:10. C'est pourquoi tous ces théologiens qui ont tenté d'ouvrir le sens des prophéties de Daniel n'ont propagé que des doctrines du diable et leus enseignements sont expressément visés par 2 Thessaloniciens 2:2



#13)

Ce chapitre traite de «l'intelligence» selon Dieu. Voyons un peu les caractéristiques spirituelles de cette forme d'intelligence. Cette intelligence est largement différente de l'intelligence humaine et ordinaire et ne peut être interprétée différemment de ce que les Écritures en témoigne. C'est premièrement une intelligence «spirituelle» qui n'appartient qu'aux authentiques chrétiens. Ce n'a aucun rapport avec «un zèle pour Dieu», des doctrines religieuses ou des enseignements bibliques quelconques.

Romains 10:2 «Je leur rends le témoignage qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence: »

1 Corinthiens 1:19 « Aussi est-il écrit: Je détruirai la sagesse des sages, Et j'anéantirai l'intelligence des intelligents.»

L'intelligence selon Dieu est en étroite relation avec la compréhension du mystère de Christ et du Royaume de Dieu. Une personne chrétienne ne nait pas «naturellement intelligente» selon Dieu à sa naissance terrestre. C'est un don de Dieu, lorsque son esprit est «renouvelé».

Éphésiens 3:4 « En les lisant, vous pouvez vous représenter l'intelligence que j'ai du mystère de Christ»

L'intelligence selon Dieu est une «connaissance» de la volonté divine, bref, une sagesse et une intelligence divine.

Colossiens 1:9 « C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, »

Les «intelligents» selon Dieu ont le cœur rempli de consolation divine, sont unis dans l'amour et la charité, et comprennent qui est «Christ», et sont avec lui un seul Esprit

Colossiens 2:2 « ... afin qu'ils aient le cœur rempli de consolation, qu'ils soient unis dans la charité, et enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ,»

Les «intelligents» selon Dieu connaissent parfaitement qui est Dieu, qui est «leur Père céleste», qui est «le Fils» ou «l'Esprit» et il s'agit d'une «révélation divine». Le fait de prétendre avoir «la foi chrétienne», de fréquenter une assemblée et endosser des enseignements religieux n'a rien à voir avec la compréhension et l'entendement de «l'intelligence divine». Par conséquent, une personne endossant la doctrine trinitaire ne peut être considérée comme étant une personne comprenant la nature divine, le royaume des cieux et le «mystère de Dieu» en Jésus-Christ. La «sagesse d'un théologien trinitaire» ne comprendra jamais le royaume de Dieu, et encore moins ne peut accéder à la nouvelle naissance selon Dieu. De plus un «trinitaire» ne pouvant «naitre de nouveau» n'a aucune crédibilité lorsqu'il livre ses enseignements teintés de ses interprétations bibliques. Croyez-vous vraiment que les «pères» de la doctrine dispensationaliste, tels que Nelson Darby, Cyrus I. Scofield, Clarence Larkin ait reçu de Dieu la moindre parcelle de lumière ou de vérité pour justifier leur doctrine dispensationaliste?

1 Jean 5:20 « Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ. »

2 Thessaloniciens 2:2 « de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu'on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là


Combien sont morts infectés par les théologiens du Dispensationalisme?
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#14)

Voici quelques commentaires sur le passage de 1 Chroniques. Ce passage de l'Ancien Testament rapporte les paroles de l'Éternel, sous forme de demande et d'avertissement

1 Chroniques 16:15 « Rappelez-vous à toujours son alliance, Ses promesses pour mille générations. »

Notons quelques caractéristiques concernant ce passage, qui exhorte «à se rappeler à toujours» et «mille générations.»

  • Livre de la Bible numéro 13 — 1 Chroniques

  • Écrivain : Ezra

  • Lieu de composition : Jérusalem ?

  • Fin du travail de composition : vers 460 avant notre ère.

  • Période qu’embrasse le texte : après 1 Chroniques 9:44 : 1077-​1037 avant notre ère.

Le prophète Ezra a écrit le livre des Chroniques.
Il semble qu’à l’origine les deux livres des Chroniques ne formaient qu’un seul livre ou rouleau qui a par la suite été divisé pour plus de commodité. Pourquoi a-​t-​on écrit les Chroniques ? Examinons la situation. L’exil à Babylone avait pris fin 77 ans auparavant. Les Juifs s’étaient réinstallés dans leur pays. Toutefois, il y avait une dangereuse tendance à l’abandon du culte de l'Éternel dans le temple reconstruit à Jérusalem. Ezra avait été autorisé par le roi de Perse à nommer des juges et des enseignants de la loi de Dieu (et de celle du roi) et à embellir la maison de Jéhovah. Des listes généalogiques exactes étaient indispensables à la nomination exclusive de personnes ayant qualité pour servir dans la prêtrise ainsi qu’à la confirmation de l’héritage des tribus, lesquelles subvenaient aux besoins des prêtres. Compte tenu des prophéties de Jéhovah relatives au Royaume, il était également vital de posséder un document clair et digne de foi traçant la lignée de Juda et de David

Quelle preuve avons-​nous qu’Ezra a écrit les Chroniques ?
Les deux derniers versets de Deux Chroniques 2Chroniques 36:22, 23 sont identiques aux deux premiers versets du livre d’Ezra 1:1, 2, et Deux Chroniques se termine au milieu d’une phrase qui s’achève en Ezra 1:3. Par conséquent, le rédacteur des Chroniques doit être le même que celui du livre d’Ezra. C’est ce qui ressort encore du fait que le style, le langage, le vocabulaire et l’orthographe des livres des Chroniques et d’Ezra sont les mêmes. Certaines expressions de ces deux livres ne se rencontrent dans aucun autre livre de la Bible. Ezra, qui a écrit le livre du même nom, a également dû rédiger les Chroniques. La tradition juive appuie cette conclusion.

Quelles étaient les qualifications spirituelles et profanes d’Ezra ?
Nul n’était mieux qualifié qu’Ezra pour compiler cette histoire authentique. «Car Ezra avait préparé son cœur à consulter la loi de l'Éternel, à la pratiquer et à enseigner en Israël la prescription et la justice.» (Ezra 7:10).
Étant donné qu’Ezra «monta de Babylone» dans la septième année du roi de Perse Artaxerxès, soit en 468 avant notre ère, et qu’il ne fait pas mention de l’arrivée de Néhémie en 455, événement très important, la rédaction des Chroniques a dû être achevée entre ces deux dates, probablement vers 460 notre ère, à Jérusalem (Ezra 7:1-7 ; Néhémie. 2:1-18). Les Juifs du temps d’Ezra acceptaient les Chroniques comme une partie authentique de «toute Écriture inspirée de Dieu et utile». Ils les appelaient Divré hayyamim, ce qui signifie «Les affaires des jours », c’est-à-dire l’histoire des jours ou des temps. Quelque 200 ans plus tard, les traducteurs de la Septante ont également inclus les Chroniques dans les livres canoniques. Ils ont divisé le livre en deux parties, et, supposant qu’il complétait les livres de Samuel et des Rois, soit la Bible tout entière de l’époque, ils l’ont appelé Paraléïpoménôn, ce qui veut dire «Choses laissées de côté (non mentionnées, omises)». Bien que ce nom ne soit pas particulièrement approprié, il indique néanmoins que ces traducteurs considéraient les Chroniques comme un écrit authentique et inspiré de Dieu.

Les chapitres 1 à 9 donnent les généalogies d'Adam à Saül. Le chapitre 10 raconte la mort de Saül. Les chapitres 11 à 22 racontent les événements du règne de David. Les chapitres 23 à 27 expliquent que Salomon fut fait roi et que les Lévites reçurent leurs fonctions. Le chapitre 28 explique que David commanda à Salomon de construire un temple. Le chapitre 29 relate la mort de David. Source: Livre de la Bible numéro 13 — 1 Chroniques

L'expression «1000 générations», renforce l'expression «à toujours» dans le sens de «à perpétuité»
Combien d'années terrestres de 360 jours pouvez-vous attribuer à 1000 générations, selon Dieu? Est-ce que l'Éternel voulait signifier seulement une période de 40,000 ans?

Les étudiants de la Bible affirment qu'il n'y a pas de réponse précise en ce qui concerne la durée d’une génération. Ces étudiants proposent que nous pouvons nous inspirer de certains exemples. Selon eux, les Écritures nous montrent que la durée d’une génération varie selon la période historique sous considération. L’Histoire des débuts illustre des générations plus longues car les gens vivaient beaucoup plus longtemps. Le Nouveau Testament débute par la généalogie d’Abraham jusqu’à Jésus-Christ. Comme conclusion à cette généalogie, Matthieu 1 :17 dit : « Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ». Mais dans le cas du passage de 1 Chroniques 16:15est-ce vraiment que le fait de limiter 1 génération à un nombre d'années est important? Ce qui semble important, c'est l'expression «rappelez-vous à toujours»

Lorsque des étudiants des Écritures prennent les paroles au sens littéral et dans le cas de 1 Chroniques 16:15, mélangent la «durée de la vie» avec «génération» ils se retrouvent avec un casse-tête d'interprétation, car la génération moyenne est l’âge moyen auquel les parents donne naissance à leur premier enfant et lorsque la durée de vie augmente, il en est de même pour la génération. Selon leur entendement et théorie, afin d’illustrer comment la durée de vie a varié dans le temps, ils observent que la durée moyenne de la vie des patriarches avant le Déluge est de 912 ans. Celle de Sem à Peleg (contemporain de la tour de Babel) est réduite à 484 ans et de Peleg à Abraham, réduite encore plus, à 195 ans. Ainsi, la génération moyenne d’Abraham à David (Matthieu 1 :17) était approximativement de 64 ans alors que celle des deux autres groupes était de 38 ans. Finalement, ils en concluent que la moyenne serait de 50 ans environ.

Il existe aussi d’autres significations pour le mot «génération». À titre d’exemple, la génération qui verra le retour du Christ (Matthieu 24 :34) fait référence à ceux qui seront vivants à cette époque. Il est évident  que lorsque Jésus s'est manifesté en Israël, la période qui s'était écoulée entre ce qui est dit dans 1 Chroniques 16:15 et la sienne représentait plus ou moins 1050 ans, ce qui équivaut à 21 générations de 50 ans. Nous sommes assez loin de 1000 générations, qui équivaudrait à 50,000 ans. Source: Comment la Bible definit-elle une generation ? (rcg.org)

Capture d'écran de l'explication du mot hébreu «owlam», Strong 05769, signifiant : continuellement, perpétuel
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Capture d'écran de l'explication du mot hébreu «owlam», Strong 05769

1 Chroniques 16:15 « Rappelez-vous à toujours son alliance, Ses promesses pour mille générations. »

 



#15)

Dans l'ancien et le nouveau Testament, deux mots sont utilisés pour signifier continuité, perpétuité, étendre, continuellement, d'une manière continue, la continuité, constamment, toujours, continuellement. Il s'agit du mot grec διαπαντός (diapantos) - Strong 1275; et du mot hébreu תָּמִיד (tamiyd) - Strong 08548

Voici ce que donne leur signification respective:
διαπαντός (diapantos) - Strong 1275 - mot grec signifie: « constamment, toujours, continuellement», et est utilisé dans les traductions de la bible Second 1910 voulant dire: « sans cesse, continuellement, constamment, en tout temps» C'est ce mot qui est utilisé pour traduire l'expression «sans cesse» d'Hébreu 13:15

Hébreux 13:15 « Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.»

תָּמִיד (tamiyd) - Strong 08548 - mot hébreu qui signifie: « continuellement, conserver à toujours, constamment, à perpétuité, perpétuel, toujours, longtemps, sans cesse, toute la journée, incessamment, ni jour ni nuit» et est utilisé dans la version biblique Second 1910 pour dire: « continuité, perpétuité, étendre continuellement, d'une manière continue, la continuité». C'est ce mot qui est utilisé pour traduire l'expression de «sacrifice perpétuel» tel que mentionné dans  Daniel 8:11-13, Daniel 11:31 , Daniel 12:11

Ainsi, l'expression «sacrifice perpétuel» signifie un sacrifice dont l'action est «perpétuelle», de façon incessante. En aucun cas, il ne s'agit du sacrifice des boucs et des agneaux de l'ancienne alliance et ce type de sacrifice terrestre n'a jamais été entre les mains du chef de l'armée des cieux. C'est plutôt le sacrifice de Jésus, la Nouvelle Alliance en son sang. C'est la pensée perpétuelle, telle que demandée par Dieu.

Explication du mot grec diapantos, Strong 1275
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Capture d'écran de l'explication du mot grec «diapantos», Strong 1275

Capture d'écrand explication du mot hébreu «tamyid», Scott 08548
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Capture d'écran de l'explication du mot hébreu «tamyid», Strong 08548

Jour et nuit

Apocalypse 4:8 Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout Puisant, qui était, qui est, et qui vient !

Apocalypse 7:15 C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ;

Apocalypse 12:10 Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

Apocalypse 14:11 Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom.

Apocalypse 20:10 Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.

Apocalypse 21:25 Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n'y aura point de nuit.

Daniel 8:11-13, Daniel 8:11:31 , Daniel 12:11

Daniel 8:11 « Elle s'éleva jusqu'au chef de l'armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. (12) L'armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises. (13) J'entendis parler un saint ; et un autre saint dit à celui qui parlait: Pendant combien de temps s'accomplira la vision sur le sacrifice perpétuel et sur le péché dévastateur ? Jusques à quand le sanctuaire et l'armée seront-ils foulés ?»

Daniel 11:31 « Des troupes se présenteront sur son ordre ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l'abomination du dévastateur.»

Daniel 12:11 « Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l'abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours.»

 



#16)

L'expression «sacrifice perpétuel» est une façon de parler de «la pensée perpétuelle» de la Nouvelle Alliance dans le sacrifice de Jésus-Christ. C'est une pensée «constante et permanente», une pensée consciente qui dure «jour et nuit». C'est la pensée constante du sang versé qui confère au croyant le vêtement blanc spirituel. Une «pensée perpétuelle» est une façon de dire «jour et nuit», constamment, continuellement, sans arrêt, tout le temps.... Laissez-moi vous montrer l'autre type de pensée perpétuelle, l'autre type de pensée «jour et nuit». En d'autres mots, une pensée perpétuelle qui s'exerce «jour et nuit» est une pensée qui vient de Christ, ou du diable, appelé «Satan», qui signifie «l'esprit accusateur».

Apocalypse 12:10 « Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit
Note: perpétuellement, constamment, continuellement, sans arrêt, tout le temps....

L'accusateur perpétuel
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Les Écritures d'Apocalypse 12:10, ne mentionnent pas que «l'esprit accusateur» accusait les saints, mais les frères.... C'est là toute la nuance. Avant d'être «saints», ils sont appelés «frères». Avant que Michel et ses anges déclarent la guerre dans le ciel, guerre décrite dans Apocalypse 12:7-9 , le diable, «Satan», qui signifie «l'esprit accusateur», règne sur leur conscience jour et nuit. Comment se fait-il que les frères se sont laissé accuser comme cela? La réponse est simple; jusqu'à cette époque, le sacrifice perpétuel qui rejetait toute accusation, tel que mentionné dans  Romains 8:33 avait cessé.

Quelques uns d'entre vous me diront que «les frères» mentionnés dans Apocalypse 12:10 sont des saints et qu'il est normal que le diable les accuse devant Dieu. Oh que non! C'est là que le mystère de l'iniquité a trompé l'Église!

Si les «frères» mentionnés dans Apocalypse 12:10  avaient été les «saints» de Romains 8:27 , alors expliquez-moi comment l'accusateur aurait-il pu accuser des saints parfaitement conscients de qui ils sont en Jésus-Christ devant Dieu? Cela aurait été tout simplement impossible, car leur Esprit en Christ intercédait pour eux! Christ n'intercède pas pour des gens qui ne croient pas! Et ceux qui ne croient pas sont des pécheurs!

Personne ne peut accuser les authentiques saints, personne! Aucun ange! Aucun démon! Satan ne peut pas accuser un vrai saint! Personne n'aurait pu accuser Jésus! Personne ne peut accuser un frère de Jésus, qui est un parfait «copié/collé» de Jésus! Méditez bien le passage de Romains 8:33-34  

Le diable n'est pas stupide et quand il sait qu'il a affaire à d'authentiques saints de Dieu, il sait parfaitement qu'ils sont intouchables. Ils sont restaurés à l'image de Jésus. Romains 8:29  , Colossiens 3:10   Avez-vous déjà vu une Écriture qui mentionnait que le diable accusait Jésus, jour et nuit? Le diable, l'esprit accusateur, sait parfaitement qu'il ne peut accuser les authentiques saints de Dieu. Ils sont nés de Dieu et ils se gardent eux-mêmes. 1 Jean 5:18   Le diable sait parfaitement qu'il ne peut accuser un «copié/collé» de Jésus!

Alors le péché, c'est quoi? C'est de se laisser accuser devant Dieu, dans la conscience, en permanence. Le péché, c'est l'incrédulité qui doute de la puissance du sacrifice de Jésus! Je me souviens parfaitement la dernière fois, lorsque je suis allé à un culte du dimanche dans une assemblée locale «du message», que le pasteur local a terminé sa prédication en faisant ce qu'on appelle «un appel à l'autel». À mon étonnement, des gens que je connaissais depuis presque 20 ans, des gens qui se nourrissaient de tous les sermons de William Branham, étaient là à genoux devant la chaire du prédicateur, se frappant la poitrine et confessant leur condition de pécheur! J'entendais leurs gémissements et j'étais tristes pour eux. Même en réclamant «le sang de Jésus» sur leur culpabilité, ils passaient complètement à côté du principe divin de la Nouvelle Alliance. Ils étaient toujours sous la domination de l'esprit humain, l'accusateur! Certes ils étaient sincères, mais ils n'avaient absolument rien compris! Pourquoi? À cause de faux enseignements qui avaient oblitéré leur compréhension du salut de Christ! C'est pour cette raison que les pasteurs seront jugés sévèrement.

Revenons au passage d'Apocalypse 12:10 . D'une part, souvenons-nous qu'à un certain moment, les «frères» furent vaincus. Cela arriva après le départ des authentiques saints de l'ère apostolique. Paul en avait parlé de son vivant, et affirmé que le mystère de l'iniquité agissait déjà dans ses assemblées. Des disciples qui étaient «attirés par le christianisme» furent graduellement soumis aux influences des ouvriers du mystère de l'iniquité, ceux qui avaient l'apparence de la piété, mais qui en reniaient la force. Ils étaient probablement très sincères et cherchaient sans aucun doute «une nouvelle vie» fondée sur la justice, l'honnêteté, l'amour, la charité, l'altruisme, etc.

Hormis ceux qui étaient Juifs et qui pratiquaient la Loi du Judaïsme, ceux qui appartenaient aux nations n'avaient jamais connu autre chose que des valeurs morales élémentaires, et même condamnables, si l'on comprend qu'ils vivaient au sein de religions païennes dans l'empire romain. Mais là, on leur présentait des préceptes et des doctrines «soi-disant chrétiennes» qui semblaient fondées sur les meilleurs principes et les plus belles vertus que les apôtres leur avaient témoignées. Ces nouvelles valeurs morales «chrétiennes» sont devenues des objectifs à atteindre et cela leur fut présenté comme «des moyens» pour vivre une vie «sanctifiée». Cependant, ils étaient tous demeurés sous la tutelle morale de l'esprit accusateur et n'ont jamais connu l'authentique nouvelle naissance. Toujours soumis et dominés par l'esprit de l'accusateur, les «soi-disant chrétiens» se sont efforcer d'aiguiser les meilleures valeurs morales et ont  basculé dans des «apparences de piété», des «dogmes, liturgies, sacrements, etc..». Évidemment Christ ne pouvait pas intercéder pour ce type de croyance religieuse. Pourquoi?  Parce que Christ n'intercède que pour les saints, ceux qui croient en la perfection divine que leur accorde le sacrifice de Jésus! En d'autres mots, le sentiment de culpabilité ne peut même pas se tenir dans la présence de Dieu. Souvenez-vous le sens des passages suivants:

Matthieu 5:48 «Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.» Jésus faisait ainsi écho au passage de Lévitique 11: 44-45, qui a été repris par l'apôtre Pierre : Pierre 1:16 «Vous serez saints, car je suis saint». Note: Il n'y a qu'un moyen d'être parfait, comme votre Père Céleste est parfait. Et cela ne peut venir de votre propre volonté ou de votre propre conduite morale. En aucun cas il n'est mention d'une sainteté passagère de quelques instants, jours ou semaines... ni après votre mort physique!

Luc 1: 74-75: «(74) De le servir sans crainte, (75) En marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie.» 
Note:
«Tous les jours de votre vie» signifie: constamment, perpétuellement, sans cesse, sans arrêt. jour et nuit.

Hébreux 12: « (22) Mais vous vous êtes approchés de (...) (23) de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection »
Note: Paul s'adressent à des disciples vivants en chair et en os, pas à des personnes décédées et dans l'au-delà. Les «esprits des justes parvenus à la perfection» sont ceux qui savent qu'ils sont restaurés saints et parfaits dans la présence de Dieu.

Philippiens 3:15: « Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. »

Christ n'intercède que pour les saints, les parfaits, ceux qui se réclament de la sainteté et de la perfection de Jésus! Un sentiment de culpabilité récurent chez celui ou celle qui se réclame de Christ prouve que sa foi n'a pas vaincu l'esprit accusateur! Même si l'on vous enseigne qu'il vous suffit «d'appliquer le sang de Jésus» sur votre vie lorsque vous vous sentez coupable, il n'en demeure pas moins que le mot «péché», «faute», «manquement», etc... vous ébranle régulièrement et fait toujours partie de votre témoignage intérieur! En aucun cas, il est possible que Christ intercède pour des gens ignorants des principes élémentaires de l'Évangile Apostolique, comme William Branham a tenté de le faire croire en excusant des personnages trinitaires et ouvriers du mystère de l'iniquité, tels que Martin de Tours, Irénée de Lyon, Colomba d'Iona, Martin Luther ou John Wesley! Christ n'intercède que pour les siens, ceux du peuple saint, ceux qui ont traversé le voile de l'accusateur et de la culpabilité!

Question: Quand est-ce que les frères seront «accusés» dans leur âme et conscience, jour et nuit, devant Dieu, par l'esprit accusateur?

Réponse: Jusqu'à ce que la voix de l'archange vienne à la rescousse du peuple saint et redonne la sainteté et la perfection à ceux dont le nom était écrit dans le Livre de Vie. En d'autres mots, Apocalypse 12:10 rétablit le sacrifice perpétuel original. Le Temple est reconstruit! Les places et les fossés spirituels sont rétablis et Jérusalem renaît à nouveau!


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« Dans le naturel, la récolte du blé donne un grain identique à celui qui a été semé.
Ainsi en est-il dans le spirituel. Notre Père a semé Jésus, et Il désire récolter des saints identiques à Jésus. »

Le sacrifice de Jésus est à effet définitif et le rite sacrificiel de la loi de l’Ancien Testament n’est plus nécessaire. L'apôtre Paul est claire et précis sur ce point:

Hébreux 9:26 autrement, il aurait fallu qu'il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seul fois pour abolir le péché par son sacrifice.

Hébreux 10:12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu,

Hébreux 13:15 Par lui, offrons sans cesse (perpétuellement) à Dieu un sacrifice de louange, c'est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

Hébreux 10:4 car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

Hébreux 10:19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

Nous notons en effet que jusqu’à ce jour, même ceux qui s'identifient comme juifs n’ont plus de temple, et par conséquent aucun culte existe. Donc, à la fin de la 62e semaine, l'ancien sanctuaire à Jérusalem perd toute son importance, puisque la nouvelle Alliance en Jésus-Christ conduit les élus de Dieu dans un «sanctuaire qui n'a pas été fait de main d'homme».   Marc 14:58 Actes 17:24, Hébreux 9:24 ,

Notons que le verset 26 fournit l’information suivante : Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur.

Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire… De quel sanctuaire s'agit-il? À la mort de Jésus, le vieux sanctuaire du temple ne mérite plus d'être appelé sanctuaire, car il a été complètement remplacé. Le peuple d’un chef, fait référence au mystère de l'iniquité. L'apôtre Paul le savait. C'était une question de temps avant que le sanctuaire spirituel qu'il prêchait soit disparu. Le sacrifice perpétuel Hébreux 13:15 ancré dans la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ Luc 22:20

2 Thessaloniciens 2:7 « Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. »

Hébreux 13:15 « Par lui, offrons sans cesse (perpétuellement) à Dieu un sacrifice de louange, c'est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. »

Luc 22:20 « Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. »



#17)

La traduction française du passage de Matthieu 18:10, contient à lui seul l'essence de base décrivant une vérité essentielle du mystère de Dieu. Je parle ici de l'expression «continuellement». Bien que le mot original aurait pu être traduit par «totalement» ou «dans toute sa totalité», lorsque le mot original est associé au contexte du reste de la phrase, il devient «continuellement». Ainsi la majorité des traducteurs de la langue française ont utilisé dans ce passage, le mot «continuellement», dans le même sens que le mot «perpétuellement» ou l'expression «sans cesse». Considérez que Jésus a fait une étonnante déclaration sur les «anges» des «petits enfants» en donnant avec l'illustration symbolique un sens similaire à celui «d'être toujours attentif ou conscient de façon constante perpétuellement». Sauf que bien peu ont saisi la profondeur de ce que Jésus voulait dire.

Observons ce qui est écrit dans Matthieu 18:10 «Veillez à ne pas mépriser l'un de ces petits.» (* Les petits = tous ceux du Royaume de Son Père) «Car je vous dis que leurs anges dans les cieux contemplent continuellement la face de mon Père, qui est dans les cieux.»

Ce passage ne saurait être compris complètement si l'interprétation divine de l'expression «de leurs anges», propose une explication différente de ce que la tendance populaire a par la suite véhiculé.

En fouillant sur Internet, j'ai observé que la tendance populaire croit que nous avons tous besoin de protection, car les risques que nous courons tous les jours sont nombreux : les maladies, les accidents, les violences physiques ou verbales, les agressions, etc. La plupart des gens espèrent qu'ils «possèdent» un ange gardien!

Est-ce que ça implique que chaque personne, a un «ange» (être céleste) qui lui est attribué? Il faut savoir qu'à l'époque de Jésus c’était un peu la pensée populaire du Judaïsme et peut-être la pensée populaire qui a survécue jusqu'à aujourd'hui. Si vous croyez que «les bonnes gens» ont naturellement depuis leur naissance «un ange gardien» désigné seulement pour assurer quelque protection physique, un peu comme un «talisman» doué de pouvoirs portant «chance» à la personne qui le possède, et bien vous n'avez rien compris.

De nombreux personnes utilisent ce passage pour justifier leur enseignement sur les «anges gardiens», qui seraient selon leurs dires, des êtres spirituels (angéliques) dont le rôle est d'assurer une protection à quelqu'un pratiquant leur foi. Mais en fait, ils sont très loin de la vérité. D'une part ils oublient que les «petits enfants» mentionnés par Jésus étaient donnés en exemple, par allégorie avec les «enfants du royaume de Dieu» et que «leurs anges» n'étaient pas les «anges» de tous les enfants du monde entier, mais «l'esprit conscient qui leur a été attribué» et qui «les garde eux-mêmes» comme ceux qui sont nés de nouveau. 1 Jean 5:18 . Là, la notion populaire «d'anges gardiens» n'a plus de crédibilité.

Mon point ici, est que si dans Matthieu 18:10, au lieu de dire «contemplent continuellement», Jésus aurait dit « Car je vous dis que leurs anges dans les cieux contemplent la face de mon Père qui est dans les cieux, et ceci, JOUR ET NUIT», alors cela aurait signifié la même chose.

Jésus aurait aussi pu dire « Car je vous dis que leurs anges dans les cieux contemplent perpétuellement la face de mon Père qui est dans les cieux» et cela aurait aussi été dit dans le même sens. Maintenant, comprenez bien: Jésus a utilisé un petit enfant comme une figure de style ou allégorie pour illustrer le royaume de Dieu.

La Bible enseigne que «les anges» se sont manifestés intensément tout de suite après la naissance de l'Église après la Pentecôte, et qu'ils le feront encore à la conclusion de la fin des temps. S'ils sont actifs au début et à la fin, il nous est permis de croire qu'à notre époque, leurs activités sur la terre n'ont pas cessé. 

D'autre part, en affirmant que «les anges sont constamment en présence de Dieu» et qu'en conséquence il ne faut pas mépriser les véritables croyants nés de nouveau, le Seigneur Jésus laisse supposer que les anges jouent présentement un rôle actif sur les enfants de Dieu.

En fait, plusieurs autres passages du NT nous font penser que les anges accomplissent à l'heure actuelle un ministère auprès des hommes. En voici quelques exemples.

  • En Luc 15:10, ils se réjouissent chaque fois qu'un pécheur vient à se convertir. 

  • En Hébreux 1:14, ils sont attribués selon les plans de Dieu, afin d'être au service des élus. 

Maintenant êtes-vous convaincu qu'il est vraiment possible d'être spirituellement dans la Présence de Dieu? Maintenant, observons quelque chose que vous avez probablement manqué de l'Écriture. Rappelez-vous Jésus a utilisé un petit enfant comme une figure des élus? Jésus nous a donné un détail sur les «anges» et c'était si étrange, que peu ont jamais compris. Cette vérité n'a jamais vraiment été encore expliquée parmi les saints.

« Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.». Matthieu 18:2-4

Jésus a fait une déclaration sur les «anges» avec un sens similaire non seulement à celui d '«être toujours attentif». mais assurément «d'être perpétuellement dans la présence de Dieu». Relisons Matthieu 18:10

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ...» Matthieu 18:10 (* Les petits = tous ceux du Royaume de Son Père) « car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux.»

En d'autres termes, leurs «anges sont TOUJOURS » de la présence de Dieu. C'est l'équivalent de l'esprit régénéré de ceux et celles qui sont réellement nés de nouveau!  Dans le passage de Matthieu 19:14 nous lisons: « Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.» Matthieu 19:14

Maintenant comprenez moi bien, en tant qu'enfants de Dieu, si nous recevons un «ange élu» (un esprit correspond à notre salut), cela signifie que «notre ange», notre esprit élu, contemple constamment la présence de notre Père céleste. Cela fait contraste avec ceux qui sont «accusés jour et nuit» devant Dieu, par l'esprit accusateur qui leur appartient!

L'expression «rappelez-vous toujours» telle que la traduction française nous l'indique dans 1 Chroniques 16:15 était en fait la préfiguration d'un «commandement» de l'alliance divine qui se révèlera la «Nouvelle Alliance en Jésus-Christ», donné par Dieu à son saint peuple, et l'expression signifie «jour et nuit». Cette expression s'oppose directement à l'expression «jour et nuit» que l'on trouve dans Apocalypse 12:10 « car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.» lorsque le mystère de l'iniquité fit cesser le le sacrifice spirituel perpétuel à la fin de l'âge apostolique. En d'autres mots, le mystère de l'iniquité a fait cesser complètement l'authentique «nouvelle naissance» de la conscience perpétuelle de la sainteté et de la perfection garantie par le sacrifice expiatoire de Jésus.

La particularité des «esprits élus» est qu'ils contemplent la présence de Dieu perpétuellement, et c'est pour cela que la «Nouvelle Alliance» est «le sacrifice perpétuel». C'est le mystère du salut! Il y a autant «d'anges élus» que de personnes «élues». Nous avons été créés à la ressemblance de Dieu et lors de notre réelle nouvelle naissance, chacun de nous reçoit «un ange» élu, ce qui explique «l'esprit régénéré» attribué pour remplacer l'esprit déchu. En d'autres mots, «l'ange» de l'élu est le nouvel esprit «sa personne»! Et notre chef est un «archange», la tête de l'Esprit premier-né, qui lui est la «pensée de notre Père Céleste».

 



#18)

Bien que la doctrine dispensationaliste inventée de toutes pièces soit complètement fausse, je tiens tout de même à souligner l'influence des auteurs trinitaires du dispensationalisme avec ce qu'a endossé et répété William Branham.

Les 7 âges de l'Église sont placées entre la 69e semaine et la 70e semaine de Daniel
SCOFIELD REFERENCE NOTES 1917
Apocalypse 1:20
http://biblehub.com/commentaries/sco/Apocalypse/1.htm
LARKIN 1920
The Apocalypse Book - The Things Which Are
THE MESSAGES TO THE SEVEN CHURCHES.

« Les messages aux sept églises ont une application quadruple: (...) le quatrième est prophétique, comme révélant les sept phases de l'histoire spirituelle de l'église, depuis, par exemple, l'an 96 jusqu'à la fin. Il est incroyable que dans une prophétie couvrant la période de l'Église, il ne devrait pas y avoir de tels préjugés. Ces messages doivent contenir cette vue si elle est dans le livre, car l'église n'apparaît pas après le chapitre 3:22 d'Apocalypse ».

« Les chapitres deux et trois, doivent être une description ou un aperçu prophétique de « l'histoire spirituelle» de l'Église depuis l'époque où Jean a écrit le Livre en l'an 96, jusqu'à l'enlèvement de l'Église, sinon nous n'avons pas de «Vision prophétique» de l'Église pendant cette période, car elle disparaît de la terre à la fin du chapitre trois, et on ne la voit plus jusqu'à ce qu'elle réapparaisse avec son Seigneur au chapitre dix-neuf.»

WILLIAM BRANHAM 1961
Prédication La soixante-dixième semaine de Daniel [61-0806]
« (39) L’Église part au chapitre 3 de l’Apocalypse. Il n’est absolument rien dit, là, de rien; mais la toute dernière chose, c’était le dernier messager de l’âge. Après ça, nous parlons des Juifs, jusqu’au retour, avec l’Épouse, au chapitre 19. Du chapitre 6 au chapitre 19, c’est rien que les Juifs. »

Le théologien Larkin semblait avoir résumé un aperçu et une structure, plus élaborée, des «7 phases» de l'Église, à partir des différents éléments que d'autres théologiens avaient avancés avant lui, ce qui était perçu comme une bonne technique d'érudition, mais sa principale faiblesse était toutes les lacunes qu'il avait laissées dans le dossier des 7 «pseudo âges» de l'Église. Pour plusieurs, Larkin en savait beaucoup et faisait un excellent travail, mais il était déconcerté sur certains points et ne pouvait donc pas terminer ou «finir le mystère» que d'autres avaient commencé.

D'accord!1965 - Citation prise dans le sermon
«Événements modernes rendus clairs par la prophétie» [65-1206]

«(p. 68) Dans Hébreux 1.1 : Dieu, autrefois, a écrit la Bible par le moyen qu’Il avait Lui-même choisi. Il ne L’a jamais écrite par des théologiens, et Il ne L’interprète pas non plus par des théologiens. Jamais il n’y a eu un temps où–où les théologiens aient eu une interprétation de la Parole de Dieu.» (William M. Branham) 

Prédication La soixante-dixième semaine de Daniel 61-0806
« (57) Bon, donc si nous lisons dans la Bible que soixante-dix semaines ont été fixées sur le peuple. Or… Ça n’a rien à voir avec l’Église. Les soixante-dix semaines n’ont rien à voir avec l’Église. Si vous remarquez ici, sur le schéma, j’ai inséré *l’âge de l’église* entre les soixante-dix semaines.» (*La période de grâce de l'Église)

« (61) Bon, maintenant, situons les soixante-dix semaines de Daniel. Maintenant, je vais encore répéter ceci: ministres de l’Évangile, si vous n’êtes pas d’accord avec ceci, c’est en ordre. Elles se divisent en trois périodes, comme nous le voyons dans Daniel 9. Trois périodes. D’abord, une période de sept semaines; ensuite, une de soixante et deux, c’est-à-dire soixante-deux; et ensuite une période d’une semaine. Elles se divisent en trois périodes différentes.» « (62) Maintenant, j’ai tracé les divisions, ici au tableau. La première période, la deuxième période, et, *d’après la façon dont je le comprends, par l’Évangile, par le Saint-Esprit*, au temps de la fin, Dieu revient de nouveau aux Juifs.» (*Après avoir consulté les travaux de Larkin)

« (74) Alors nous voilà ici, la première semaine. [Frère Branham montre du doigt le schéma qui se trouve au tableau.—N.D.É.] Quarante-neuf ans pour que le temple soit reconstruit. La ligne du haut, qui passe, là, ça représente la nation juive.»

« (79) Donc, il nous est dit que “depuis la promulgation de la parole disant de reconstruire la ville jusqu’au Messie, il y a sept” (sept, ça, c’est la première, la première, ici), “sept semaines et soixante-deux”, ça fait, soixante-deux plus sept, ça fait soixante-neuf, soixante-neuf semaines.

« (80) (...) Jésus est entré dans Jérusalem le dimanche des Rameaux de l’an 30 ap. J.C. Et maintenant, maintenant, de 445 av. J.-C. à 30 ap. J.-C., il y a exactement quatre cent soixante-quinze ans.»

« (189) Bon, donc si les soixante-neuf semaines ont correspondu parfaitement, et que les Juifs sont maintenant dans leur patrie, et que l’âge de l’église des nations correspond exactement au temps de la fin, au temps des Nicolaïtes… ou, au temps de Laodicée, (...)  Dès l’instant où Il fait commencer la soixante-dixième semaine, ou sept ans, l’Église est partie.

« (191) Ces soixante-neuf semaines ont correspondu parfaitement; le départ des Juifs a correspondu parfaitement; l’âge de l’église a correspondu parfaitement. Nous sommes au temps de la fin, au temps de la fin, l’âge de l’église de Laodicée, la fin de celui-ci. [Frère Branham se réfère au schéma qui se trouve au tableau.—N.D.É.] Les messagers/étoiles, ils ont tous prêché leur message. Il a été proclamé.»

« (192ième semaine, ou sept ans, l’Église est partie. Maintenant écoutez. Je cite de nouveau, je re-cite, pour que vous ne l’oubliez pas. *Ceci, c’est ce que le Saint-Esprit a mis au bout de ma plume, pendant que j’écrivais.* Nous sommes dans l’âge de Laodicée. Le Christ est rejeté par Sa propre église. L’étoile de cet âge-ci, le Message a été proclamé. Et Israël est dans son pays. Vous voyez où nous en sommes? Nous sommes à la fin. (*Après avoir consulté les travaux de Larkin)


Comme le graphique original

Même graphique redessiné

Note: Dans le dessin ci-haut, que vous pouvez agrandir en cliquant dessus, William Branham a placé les «soi-disant sept dernières années» à la fin des 7 âges de l'Église, et il a placé les 2 prophètes d'Apocalypse 11:3 dans les premiers 3½ ans, suivis ensuite par «la bataille d'Armageddon» en plein milieu, et finalement a attribué les trois dernières années et demi à une soi-disant «tribulation» des nations. Cette version semble avoir subsisté jusqu'en 1961. Bien que William Branham ait admis indirectement en 1963 que son enseignement sur «la soixante-dixième semaine» était «erroné» il n'en demeure pas moins que William Branham avait affirmé que cette version «erronée» lui avait été donnée «sous l'inspiration du Saint-Esprit» Vous devez vous poser la question suivante.

Si en février, mars et août 1961, William Branham affirme que tout ce qu'il disait était inspiré du Saint-Esprit, comment se fait-il, qu'il a été obligé de changer toute l'interprétation son enseignement après août 1961, au sujet de la 70ième semaine de Daniel ? Était-ce vraiment de l'inspiration? Surement pas!

C'est lors de l'ouverture «des 7 sceaux» en mars 1963, William Branham a insisté pour dire que cet enseignement «révisé» faisait partie des «points restés en suspens», donc «des mystères révélés».

Comment le Seigneur pourrait-Il inspirer une telle doctrine concoctée par des théologiens trinitaires? Cette doctrine dispensationaliste est 100% humaine!



#19)

Je reprends ici un échange par courriel avec un nommé Rudi, identifié comme étant le contact du site Internet https://churchages.net/, lequel offre des études à la défense de William Branham, j'avais demandé quelques informations sur le cheminement et la formation pastorale de William Branham, et sur l'influence ou la provenance des enseignements qu'il a partagés à ses auditoires, durant sa vie. Voici un résumé de ce que fut sa réponse:

« Bonjour, frère Michel Morin (...) William Branham semblait avoir lu sur beaucoup de choses. William Branham, comme beaucoup de prédicateurs pentecôtistes de l'époque, lisait sur un bon nombre d'auteurs. William Branham, par exemple, a utilisé une «Scofield Reference Bible», qui contient des notes de C.I. Scofield. Comme Clarence Larkin, Scofield était dispensationaliste. Le dispensationalisme est encore un point de vue très fort parmi beaucoup de chrétiens pentecôtistes - bien que peut-être quelque peu mis à jour par des gens comme le Dr Charles Ryrie. Il a également fait référence à la Bible Thompson Chain Reference.

(...) William Branham a utilisé à l'origine l'enseignement d'Uriah Smith et d'autres lorsqu'il prêchait les 70 semaines du chapitre 9 de Daniel, disant que la Tribulation serait de 7 ans. Plus tard cependant, il a corrigé son point de vue à ce sujet, en utilisant l'Écriture, en disant que le temps de la Tribulation sera de 3 ans et demi au lieu de 7 ans. Les autres 3,5 années de ces 7 années étaient les années de ministère de Jésus-Christ. (Il y a des études bibliques sur ce sujet sur notre site.)

Cette réponse vous aide-t-elle?
Dieu te bénisse!
Frère Rudi


Capture d'écran: Le site www.churchages.net à la défense de la version de William Branham des 70 semaines de Daniel de 1963
Cliquez pour agrandir:

Version 1960 de son enseignement sur la 70e semaine
La soixante-dixième semaine de Daniel 61-0806   « (61) Bon, maintenant, situons les soixante-dix semaines de Daniel. Maintenant, je vais encore répéter ceci: ministres de l’Évangile, si vous n’êtes pas d’accord avec ceci, c’est en ordre. Elles se divisent en trois périodes, comme nous le voyons dans Daniel 9. Trois périodes. D’abord, une période de sept semaines; ensuite, une de soixante et deux, c’est-à-dire soixante-deux; et ensuite une période d’une semaine. Elles se divisent en trois périodes différentes.»

« (62) Maintenant, j’ai tracé les divisions, ici au tableau. La première période, la deuxième période, et, *d’après la façon dont je le comprends, par l’Évangile, par le Saint-Esprit*, au temps de la fin, Dieu revient de nouveau aux Juifs.»
(*Après avoir consulté les travaux de Larkin)

« (189) Bon, donc si les soixante-neuf semaines ont correspondu parfaitement, et que les Juifs sont maintenant dans leur patrie, et que l’âge de l’église des nations correspond exactement au temps de la fin, au temps des Nicolaïtes… ou, au temps de Laodicée, (...)  Dès l’instant où Il fait commencer la soixante-dixième semaine, ou sept ans, l’Église est partie.

« (191) Ces soixante-neuf semaines ont correspondu parfaitement; le départ des Juifs a correspondu parfaitement; l’âge de l’église a correspondu parfaitement. Nous sommes au temps de la fin, au temps de la fin, l’âge de l’église de Laodicée, la fin de celui-ci. [Frère Branham se réfère au schéma qui se trouve au tableau.—N.D.É.] Les messagers/étoiles, ils ont tous prêché leur message. Il a été proclamé.»

« (...) la 192ième semaine, ou sept ans, l’Église est partie. Maintenant écoutez. Je cite de nouveau, je re-cite, pour que vous ne l’oubliez pas. *Ceci, c’est ce que le Saint-Esprit a mis au bout de ma plume, pendant que j’écrivais.* Nous sommes dans l’âge de Laodicée. Le Christ est rejeté par Sa propre église. L’étoile de cet âge-ci, le Message a été proclamé. Et Israël est dans son pays. Vous voyez où nous en sommes? Nous sommes à la fin.» (*Après avoir consulté les travaux de Larkin)

Version 1963 de son enseignement sur la 70e semaine
Le Messager du soir (Messager du temps de la fin) 63-0116
« (130) Remarquez, si l'église des nations doit d'abord être retirée à cause des Juifs, alors ça sera la fin de soixante-dix semaines de Daniel. Le Messie a prophétisé pendant trois ans et demi, et ensuite Il a été retranché, le Prince, au milieu de la soixante-dixième semaine. Et alors, il reste encore trois semaines et demi. Et nous voyons deux prophètes de l'Apocalypse (Il ne change jamais de manteau), d'Apocalypse 11, venir et prophétiser aux Juifs. Eh bien, à ce moment-là l'église sera enlevée.»

Le Premier Sceau  63-0318
« (
215) Bon, voici une petite chose sur laquelle nous allons revenir un instant, les trois ans et demi… Ou, les soixante-dix semaines de Daniel, la dernière moitié des soixante-dix semaines de Daniel, c’est-à-dire trois ans et demi. Bon, nous, combien se souviennent de ça, dans les Âges de l’église? [L’assemblée dit: “Amen.”—N.D.É.] Voyez? “Soixante-dix semaines ont été fixées.” Voyez comme c’était parfait. Il était dit: “Le Messie viendra et, au milieu de la semaine, Il sera retranché pour être un sacrifice, et l’obligation cessera.” Alors, il y a encore trois ans et demi en réserve, pour que la doctrine du Messie soit apportée aux Juifs.»

Le Cinquième Sceau 63-0322
« (298) Au temps de Daniel, donc, la deuxième moitié de la soixante-dixième semaine. Maintenant, souvenez-vous, “le Messie devait être retranché au milieu”. Ça, c’est la moitié. Eh bien, la moitié de sept, c’est quoi? [L’assemblée dit: “Trois et demi.”—N.D.É.] Trois et demi. Christ a prêché combien de temps? [L’assemblée répond: “Trois et demi.”] C’est ça. Bon, “mais, de la période qui a été fixée sur le peuple, il reste encore” (quoi?) “un autre trois ans et demi”.»

 Commentaires d'Ewald Frank sur la version de 1963

Même dans une fausse doctrine, des versions semblent plus fausses que d'autres!

« La doctrine disant que Jésus-Christ a déjà accompli la première moitié de la soixante-dixième semaine d’années est fausse. Nous devons aussi demander clairement à l’égard de ce point: Que dit l’Écriture à ce sujet? L’Écriture dit qu’il n’y a sur ce thème que trois mesures de temps dans le prophète Daniel: 7, 62 et 1 semaine d’années.

L’Écriture dit plus loin que le Messie, l’Oint, sera mis à mort après les 62 semaines d’années (pas après 62 et ½ semaines d’années). C’est le AINSI DIT L’ÉTERNEL de Sa Parole: “Et après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché…” (Dan. 9.26).»
Source: Réflexions sur les 70 semaines de Daniel et les événements actuels à la lumière de la prophétie biblique, par Ewald Frank, Krefeld, Allemagne
Lien Internet: http://www.cmpp.ch/les_70_semaines_de_daniel.htm

Une brochure numérique est présentement offert sur Internet pour téléchargement, à l'adresse
http://paroleparlee.blogspot.com/2014/03/telechargez-la-brochure-israel-et.html ,
contenant la transcription de 5 prédications de William Branham. La pensée dispensationaliste de William Branham est étalée sans équivoque.
Israël et l'Église
CONTENU DE LA BROCHURE
  Date   Titre Titre anglais
1 53-0325 Israël en Egypte Israel In Egypt
2 53-0326 Israël à la mer rouge #1 Israel At The Red Sea #1
3 53-0327 Israël à la mer rouge #2 Israel At The Red Sea #2
4 53-0328 Israël à Kadès-Barnéa Israel At Kadesh-Barnea
5 53-0329 Israël dans sa patrie Israel In The Homeland

http://branham.fr/arhiv/Israel_et_Eglise.zip



#20)

William Branham répétait qu'il ne pouvait parler que par inspiration divine. Selon ses affirmations en 1961, ses premiers enseignements concernant «les 70 semaines de Daniel» étaient «inspirées» et avaient «autorité divine». Selon ses enseignements d'avant 1963, la dernière semaine de Daniel qui est la 70ième, concernait complètement «les juif» de la fin après «l'enlèvement» de l'Église. La «théorie» de la «révélation progressive» utilisée pour excuser les «contradictions» de cet homme, n'a pas vraiment d'explication pour justifier un enseignement soi-disant «inspiré», lequel plus tard, change radicalement, mais demeure toutefois «inspiré». Il faut vraiment être naïf pour croire tous les enseignements «inspirés» de cet homme!

Citations:
[61-0209] «Je ne peux parler que par inspiration. C’est tout ce que je sais.»,
[61-0210] « Et après tout, je ne parle que par inspiration.»,
[61-0412] « (58) Amis, je ne parle que sous inspiration, et je ne peux parler que quand Il me dit de parler»,
[61-0429B] « Eh bien, ce que j’ai dit – j’ai dit, je l’ai dit, et – c’était sous l’inspiration, autant que je connaisse l’inspiration», [61-08-06] « d'après la façon dont je le comprend, (...) par le Saint-Esprit»,
[61-08-06] « Ceci, c’est ce que le Saint-Esprit a mis au bout de ma plume,




#21)Source: Sionisme chrétien — Wikipédia (wikipedia.org)

Le sionisme chrétien
Le sionisme chrétien est le nom donné au courant du «christianisme évangélique» selon lequel la création de l'État d'Israël en 1948 est en accord avec les prophéties bibliques et prépare le retour de Jésus comme Christ en gloire de l'Apocalypse. Cette croyance se distingue du soutien apporté par d'autres chrétiens à Israël et au sionisme pour des raisons autres que religieuses. Par sa lecture fondamentaliste de la Bible, elle se distingue également du caractère «non religieux» du sionisme.

Les évangéliques considèrent que l'existence même de l'État d'Israël ramènera Jésus sur terre, le fera définitivement reconnaître comme Messie et assurera le triomphe de Dieu sur les forces du mal, pendant que le peuple juif se convertira au christianisme. Le sionisme chrétien s'est progressivement développé aux États-Unis, où il est devenu une composante de la droite évangélique et bénéficie de la bienveillance du mouvement conservatisme sociétal.

Le sionisme chrétien et les récits apocalyptiques
Les fondamentalistes n'admettent pas la critique historique des textes qu'ils lisent, textes qu'ils interprètent dans une perspective messianique et apocalyptique. Pour eux, les événements historiques sont à lire suivant un scénario qui mène à la fin des temps et à la rédemption, sur lesquelles le courant protestant majoritaire n'insiste pas. C'est dans les textes bibliques prophétiques et eschatologiques que les chrétiens sionistes fondent également leurs conceptions favorables au peuple juif et à l'État d'Israël : livres d'Ézéchiel et Daniel et Apocalypse de Jean.

Le Livre d'Ézéchiel annonce la restauration des Juifs sur leur terre et la destruction des envahisseurs futurs. Ézéchiel annonce que Dieu se lèvera pour protéger son peuple, massacrer les ennemis d'Israël et juger les hommes. La promesse abrahamique sera tenue, les Juifs dispersés parmi les nations seront ramenés sur leur terre et le Temple sera reconstruit ;

Le livre de Daniel prédit la montée en puissance de divers royaumes, ennemis d'Israël, qui seront finalement vaincus par Dieu à la fin des temps ; L'Apocalypse de Jean, qui est le texte eschatologique chrétien le plus développé, fait référence à la Bête et à son signe (666) et à la confrontation finale du Bien et du Mal.

Pour les chrétiens évangéliques, ces prophéties sur la fin des temps font explicitement référence au peuple juif. Les chrétiens évangéliques sont en désaccord sur l'interprétation des versets 20 : 1-6 de l'Apocalypse de Jean : la question est de savoir si Jésus viendra au début ou à la fin du «millénium», période conclusive de l'histoire humaine se terminant par mille ans de paix, prospérité et justice. La première opinion s'est répandue chez les évangéliques, pessimiste car elle affirme que seul le retour de Jésus peut apporter la justice aux hommes incapables de la créer eux-mêmes.


Thimothy Weber

Selon les évangéliques, « Il faut donc hâter le retour du Christ pour qu'advienne le règne millénaire du Christ, mais pour hâter ce retour, il faut organiser celui des Juifs dans la terre qui leur a été donnée par Dieu.» Les chrétiens sionistes s'appuient sur les œuvres du théologien anglican John Nelson Darby qui a théorisé la division de l'histoire de l'humanité en «dispensations», une succession d'âges divins pendant lesquels les rapports entre Dieu et les hommes varient. Cette même thèse a été décrite par le théologien Thimothy Weber dans son ouvrage «On the Road of Armageddon». Pour les sionistes chrétiens, les Juifs, peuple terrestre de Dieu, connaîtront la période des Tribulations, précédant le millénium.


Jerry Falwell Sr.

L'Antéchrist, qui pourrait être un Juif selon le pasteur sioniste chrétien Jerry Falwell Sr., après avoir promu la paix dans le monde et unifié celui-ci et protégé Israël, se retournera contre le peuple juif et en particulier contre ceux qui se convertiront au christianisme. À l'issue de cette période, Dieu ayant vaincu son ennemi lors de la bataille d'Armageddon, les Juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie et alors le jugement dernier pourra avoir lieu et le millénium s'accomplir.




#22)

LA TRINITÉ - CONNEXION DISPENSATIONNELLE
Source et références:
DISPENSATIONALISM AND THE TRINITY (endtime-truth.com)

http://www.endtime-truth.com/articles5.html

Je désire souligner un point important sur quelque chose complètement occulté par les gens qui adhèrent à l'enseignement de l'Unité de Dieu, lesquels devraient être conscients du paroxysme existant dans les enseignements de William Branham, entre son positionnement dispensationaliste et son positionnement doctrinal sur la divinité unitaire de Dieu. 

Les assemblées endossant la doctrine de l'Unité divine, prétendument exempt de polythéisme, sont, ironiquement, fondues dans le dispensationalisme, un schéma conçu par les Trinitaires, étranger à l'Écriture, étranger et incompatible avec la doctrine apostolique. Voyons comment William Branham s'est lui-même contredit dans ses prédications:

65-0425 - Le Lieu D'adoration Auquel Dieu A Pourvu
« E-109 Je lui ai dit: "Je n'ai pas la prétention d'être théologien. " J'ai dit: "La Parole ne vient pas aux théologiens; ce qui vient à eux, c'est la théologie. " La Parole vient... Voyez? J'ai dit: "Ce qui vient à un théologien, ce n'est que de la théologie. Mais, ai-je dit, nous parlons d'autre chose. "»

65-0117 Un Paradoxe
« E-104 (84) C'est la raison pour laquelle l'Église luthérienne ne pouvait pas aller plus loin que - qu'elle l'a fait, les Pentecôtistes et les autres; c'est parce que cette bande de théologiens y injectent des choses: »

65-0801E Les Evénements Rendus Clairs Par La Prophétie
« E-56 A la fin de chaque âge, après que l'église s'était tournée vers le monde et le péché en s'appuyant sur l'interprétation humaine de la Parole, comme toujours, à la fin de l'âge, ils entraient toujours dans un tel gâchis, à cause de leurs théologiens et de leurs prêtres, que cela devenait toujours une confusion. Leur interprétation est toujours fausse. Pas une seule fois, elle n'a jamais manqué d'être fausse. Et pas une seule fois , la Parole de Dieu n'a jamais manqué d'être vraie. Voilà la différence. »

Chap_05 Age De L’église De Pergame
« N’est-il pas étrange que les adorateurs de Satan en aient su plus long sur Dieu que les enfants de Dieu? C’est pourtant cela que les théologiens modernes essaient de nous dire en parlant d’une trinité. Dorénavant, gardez bien ceci à l’esprit : ce sont des faits réels que nous venons d’exposer, et voici un fait réel : Satan est le père du mensonge, et quand il apporte une lumière, c’est un mensonge quand même. Il est un meurtrier. Et sa doctrine de la trinité a détruit des multitudes, et continuera à détruire jusqu’à ce que Jésus vienne
EXPOSÉ DES SEPT ÂGES CHAP.5 PG. 177-1

La pensée dispensationnelle, avec son corollaire l'Enlèvement pré-tribulationiste, est, au fond, «Gnostique» ou «mystique-pluraliste» - comme la Trinité. Ce n'est pas dans les Ecritures, il faut le «voir» là comme un «mystère». Pourtant, le mouvement de l'Unité, héritant du dispensationalisme des Trinitaires, l'a intronisé comme l'eschatologie régnante du peuple de l'Unité. Étrange. C'est étrange qu'ils désirent être à la fois «Unités» et «Dispensationalistes». Les deux termes sont en opposition. C'est un oxymore, comme l'expression «courageux lâche» ou «eau sèche». C'est l'alliance de deux mots contradictoires , oxymore signifiant «ingénieuse alliance de mots contradictoires», contraste, paradoxal, rapprochant des termes opposés.

Le dispensationalisme est une eschatologie trinitaire ! La pensée mystique-pluraliste est enfouie, cachée, au cœur même de la théorie trinitaire ; la même chose avec le dispensationalisme. Bien qu'enfoui et caché, pourtant, incontestablement, le dispensationalisme porte les marques d'identification de ses créateurs trinitaires. John Nelson Darby et Cyrus Ingersol Scofield étaient tous d'ardents trinitaires, ainsi que le pasteur baptiste Clarence Larkin.

Certains trinitaires, comme John Walvoord, auteur et chef de file des dispensationalistes, l'admettent même. Utilisant un langage prudent, il dit : « Les opposants au dispensationalisme ont prétendu qu'il avait une 'tendance à l'hérésie' par rapport à la doctrine de la Trinité. »

Plus qu'une «tendance!» L'hérésie dont il parle est le pluriel flagrant de «Dieux». Le dispensationalisme met en lumière ce qu'est réellement le Trinitarisme. Cela balaie leur prétendu monothéisme. Le Père et le Fils sont là, debout, bien en vue, comme deux dieux très séparés et distincts. L'hérésie que les Trinitaires essaient toujours de nier.

Comment le Père et le Fils sont-ils des «Dieux» séparés dans le dispensationalisme? Par les rôles prophétiques la personne #1 et la personne #2 de la Trinité sont assignées. La relation de la Personne #1 - avec les Juifs ; et la relation de Jésus, personne # 2 - à l'église. Le dispensationalisme s'accommode ainsi de la continuation du judaïsme, dans un arrangement spécial, dans un statut spécial, avec la personne # 1 de la Trinité, tout au long de l'âge de l'Église - jusqu'à ce que la 2ème personne de la Trinité enlève son peuple, l'Église, à l'enlèvement pré-trib - puis la 1ère personne de la Trinité peut reprendre là où il s'est arrêté avec son peuple, les Juifs.

Le dispensationalisme est ce à quoi on pourrait s'attendre comme une excroissance naturelle du Trinitarisme. L'effet combiné de la doctrine de la Trinité et du dispensationalisme a produit un mélange mystique-pluraliste de deux Dieux (les Trois-Dieux ne semblent pas avoir beaucoup de rôle prophétique pour la personne #3), deux peuples élus prédestinés de Dieu, deux épouses de Dieu, deux plans de salut, deux évangiles, deux espérances, deux secondes venues. Tout coexistant mystérieusement et mystiquement.


 
#23)

Ces trois hommes sont des théologiens. Les trois sont Trinitaires et enseignent le le Dispensationalisme et la théorie de la révélation progressive. Les trois ont interprété les Écritures et les prophéties du livre de l'Apocalypse et par leurs publications, ont grandement influencé les chrétiens du monde entier.

Capture d'écran. Source: http://biblecentre.org/home.php?lng=16

Même si William Branham savait que Scofield était un théologien défendant l, he made a wide use of Scofield's footnotes
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Une référence peut être consultée à l'adresse https://www.studylight.org/commentaries/srn/malachi-4.html#1


Capture d'écran. Source: https://www.blueletterbible.org/study/larkin/dt/33.cfm

«(174) « Mes chers frères, je sais que tout cela est enregistré. Ne vous excitez pas! Laissez-moi vous dire ceci dans l’amour divin, parce que l’heure est venue où je ne peux me taire davantage sur ces choses: la venue du Seigneur est trop proche!  Le trinitarisme est du diable! Je le dis comme étant AINSI DIT LE SEIGNEUR!  Regardez d’où c’est venu: c’est venu du concile de Nicée, quand l’église Catholique a commencé à dominer. »
Apocalypse chapitre quatre #3 (le trône de miséricorde et de jugement) [61-0108]
Source:
https://www.branham.fr/sermons/206-Revelation_Chapter_Four_3


Le trinitarisme relève de la pensée humaine. Qui voudrait s'inspirer de théologiens trinitaires?

Les trois partagent la théologie dispensationaliste
Le Dispensationalisme est une doctrine évangélique et un mode de lecture de la Bible, fondé sur une approche théologique consistant en une interprétation biblique de l’histoire et en une révélation progressive de la façon particulière dont Dieu administre souverainement Son règne sur le monde pour atteindre progressivement Son objectif. En tant que système doctrinal, il est exposé dans les écrits de John Nelson Darby et développé dans le mouvement évangélique et conservateur des Assemblées de Frères et popularisé par les commentaires bibliques de Cyrus Scofield. Le le Dispensationalisme propose une interprétation du livre de l'Apocalypse non plus comme un compte d'événements passés (le prétérisme), mais comme des prédictions de l'avenir. En effet, sur bien des aspects, il propose une interprétation des textes compatible avec la plupart des doctrines chrétiennes. Cyrus Ingerson Scofield s'inspira de la Bible Darby pour parvenir à la Bible annotée (par lui-même), qui est aujourd'hui la Bible commentée de référence aux États-Unis. Par ailleurs, plus récemment, c'est Charles Caldwell Ryrie qui a considérablement vulgarisé cette doctrine dans les pays anglo-saxons.

Les trois partagent la théologie pré-millénariste
Plus proches de la lecture littérale, les prémillénaristes conçoivent le retour de Jésus-Christ avant le millénium. Les chrétiens évangéliques associent le millénaire et l'enlèvement de l'Église selon trois courants doctrinaux majeurs:

  1. pré-tribulationisme
  2. mi-tribulationisme
  3. post-tribulationisme,

    (chacun dépendant du moment où l'Église sera enlevée, soit avant, au milieu ou à la fin des tribulations telles que décrites dans l'Apocalypse de Jean).

Selon le courant le plus répandu, le pré-tribulationisme, dans un premier temps, l'Église sera enlevée (1 Thessaloniciens 4.16-18) et ainsi préservée des jugements qui frapperont le monde (Apocalypse 3.10) pendant 7 ans, puis sera unie au Messie (Apocalypse 19.7-8) avant que celui-ci ne vienne effectuer le millénium (Apocalypse 20.1-6), c'est-à-dire un règne de paix de 1,000 ans sur la terre. Après quoi viendra le Jugement dernier (Apocalypse 20.11-15, la fin du monde et l'entrée dans un monde nouveau (Apocalypse 21.1). C'est la conception des dispensationalistes (Cyrus Ingerson Darby, Charles Caldwell Ryrie...) en vigueur dans la plupart des églises évangéliques: Assemblées de Frères, églises baptistes et pentecôtistes. Les gens du «message des temps de la fin» de William Branham adhèrent plutôt à une période de tribulation de 3 ½ ans depuis le changement de position de William Branham en 1963, lorsque ce dernier a commencé à enseigner sur les «7 sceaux» du livre de l'Apocalypse et a révisé son interprétation d'avant qui s'alignait sur les pré-tribulationistes de 7 ans.

Clarence Larkin
Clarence Larkin (1850-1924) était un pasteur chrétien évangélique baptiste américain, enseignant de la Bible, et écrivain. Ses livres et ses cartes ont exercé un grand impact sur la culture évangélique conservatrice. Ses recherches su les Écritures bibliques, et la lecture de quelques livres qui tombaient entre ses mains, l'ont conduit à adopter bon nombre des principes de la théologie pré-millénariste qui était populaire dans les milieux protestants conservateurs entre 1865 et 1901, lorsque William M. Branham fut ordonné pasteur Baptiste.

Dans le livre Pourquoi je suis un Baptiste" de Clarence Larkin
, on retrouve au chapitre 2, "HISTOIRE DES BAPTISTES" le texte suivant:


«(...)... Depuis l'origine des baptistes, des âges longs et mouvementés se sont écoulés. Certains d'entre eux étaient des âges d'ignorance et d'obscurité.(...) ... Leur existence et leur continuité peuvent être retracées à travers les âges par «les taches du sang de leur martyr et la lumière des feux de leurs martyrs».
- Clarence Larkin

https://community.logos.com/forums/t/107005.aspx

 



#24)


Andrew Chestnut

Commençons par les fondamentaux : 80 % des évangélistes américains ont voté pour Trump en 2016, et même après sa défaite de 2020, sa popularité parmi eux reste élevée – dans les 70 %. Alors que d’autres électeurs blancs ont pu être découragés par la politique étrangère de Trump (l’étreinte hypocrite saoudienne), les évangélistes blancs sont demeurés un solide bastion. Ils ne sont pas insignifiants non plus : ils représentent environ 25 % de tous les américains. Andrew Chesnut, professeur d’études religieuses, nous dit que le sionisme chrétien est devenu la «théologie majoritaire» parmi les évangélistes blancs américains. Note: Néanmoins, les assemblées noires du continent africain ont été littéralement pris d'assaut ces derniers temps, par «le message» de William, Branham, et forcément endossent «le dispensationalisme» du «message».

«Les évangélistes», déclare Chestnut, «considèrent que les Etats-Unis sont désormais engagés dans une guerre sainte contre les forces du mal incarnées par l’Iran». Lien
Version originale: «Brought to Jesus»: the evangelical grip on the Trump administration (The Guardian)

Dans un sondage de 2015, 73 % des chrétiens évangélistes ont déclaré que les événements en Israël sont prophétisés dans le livre de l’Apocalypse. Pour les sionistes chrétiens, la réalisation d’un «Grand Israël» est l’une des conditions préalables majeure à «l'enlèvement». C’est une croyance, connue sous le nom de dispensationalisme pré-millénaire ou sionisme chrétien, dit Chesnut.

Paradoxalement, le mouvement endossant les enseignements de William Branham, adhèrent au «sionisme chrétien», car William Branham a incorporé la doctrine dispensationaliste pré-millénaire qu'il avait acquise dès ses premières années chez l'église pentecôtiste baptiste. Il faut remonter aux premières années du ministère de William Branham, vers 1932, pour comprendre exactement «la théologie» qui lui a été enseignée, ensuite tout ce qu'il a conservé et finalement, ce qu'il a partagé à son auditoire. Selon les biographies sur la vie de  William Branham, on sait qu'il avait peu d'instruction et sa première formation pastorale lui fut prodiguée par un pasteur nommé Roy Davis. On sait qu'il a débuté comme assistant-pasteur, peu avant Noël 1932, lorsque Roy Davis l'a «ordonné» selon les «les lois et règlements» de son assemblée qui s'appelait «Première Église pentecôtiste Baptiste» (First Pentecostal Baptist Church). Il prêcha environ 3 mois dans l'assemblée avant d'avoir un différend avec le pasteur Roy Davis, qui désirait ordonner plusieurs femmes comme prédicateurs de l'assemblée locale. C'était en 1933. Or le dispensationalisme était largement répandu dans cette assemblée comme chez les pentecôtistes et les évangélistes (prédicateurs revitalistes) de l'époque.

Tous sont d'accord pour dire que Trump lui-même incarne le contraire d’un pieux idéal chrétien. Trump n’est pas un pratiquant. C’est un profane qui s'accommode parfaitement avec la société religieuse évangélique, deux fois divorcé, et qui s’est vanté d’avoir agressé sexuellement des femmes. Dans le sillage de la vidéo d’Access Hollywood où Donald Trump se vantait de multiples inconduites sexuelles, plusieurs femmes ont révélé avoir été l’objet d’avances non sollicitées et de diverses formes de harcèlement sexuel de la part de Donald Trump. C’est de l’histoire ancienne, mais ces affaires ne sont pas mortes. Des poursuites criminelles intentées contre lui, notamment par Mme Summer Zervos, qui l'accuse d’inconduite sexuelle, et par Mme E. Jean Carroll qui l'accuse de viol.

Mais les évangélistes blancs l’ont adopté », écrit Julian Borger, réputé journaliste au «Gardian». «Certains grands évangélistes considèrent Trump comme l’avatar moderne du roi Cyrus, l’empereur persan du VIe siècle avant J.-C. qui a libéré les Juifs de la captivité babylonienne.»

La comparaison est faite explicitement dans «The Trump Prophecy» [La prophétie de Trump], un film religieux projeté dans 1,200 salles de cinéma [l’an dernier], qui met en scène un pompier à la retraite qui prétend avoir entendu la voix de Dieu, et qui dit : «J’ai choisi cet homme, Donald Trump, pour une période comme celle-ci…»

«Cyrus est le modèle d’un non-croyant, affrété par Dieu comme un navire pour les desseins des fidèles» dit Katherine Stewart, qui écrit beaucoup sur la droite chrétienne. Elle a ajouté qu’ils se félicitent de la volonté [de Trump] de briser les normes démocratiques, de combattre les menaces perçues contre leurs valeurs et leur mode de vie.
https://www.les-crises.fr/quand-lirrationnel-trumpe-le-rationnel-et-entretient-notre-marche-vers-la-guerre-par-alastair-crooke/

John Hagee, un télé-évangéliste et fondateur du groupe les Chrétiens unis pour Israël (CUFI), qui a expliqué qu’Hitler et l’Holocauste faisaient partie des desseins de Dieu pour faire revenir les juifs en Israël, afin de se préparer pour le Ravissement. Pour de nombreux évangélistes, ce transfert avait consolidé le statut de l'ex-président américain Donald Trump en tant que nouveau Cyrus qui a permis le retour des Juifs à Jérusalem et la reconstruction du Temple [ndt de Salomon]. Le renforcement de l’emprise évangélique sur l’administration se manifeste aussi dans son hostilité grandissante envers l’Organisation des Nations Unies, souvent dépeinte comme une organisation sinistre et impie. Lien Internet

La déclaration de John Hagee est conformément identique à ce que William Branham a enseigné:

63-0630M Le Troisième Exode « E-45 C'est juste comme c'était le cas en Allemagne et dans - là en Russie et en Italie. Les gens ont élevé des (Joseph), Hitler, Staline, Mussolini, qui haïssaient les Juifs. Ceux-ci ont été forcés à retourner dans leur patrie

64-0719M La Fête Des Trompettes
«
(E-248) «... Et la Trompette qui sonne après le jubilé de la Pentecôte, appelle les Juifs à un rassemblement. Ne voyez-vous pas comment cette Trompette de la persécution sous Hitler et les autres, a retenti? Et les Juifs ont été forcés de se rassembler, en vue d'accomplir les Ecritures. »

Rappel: Les évangéliques sionistes déclarent :«Trump fait partie de ceux que l’on appelle les chrétiens sionistes». Ces chrétiens évangéliques croient être à la fin de la sixième dispensation. Fondé au XIXe siècle par John Darby – considéré comme un des fondateurs et doctrinaires du sionisme chrétien moderne, ce mouvement protestant évangélique appelé «dispensationaliste» prône une lecture littérale de la Bible, et voit la «restauration» d'Israël en tant que nation terrestre comme une volonté divine. Darby a abandonné l'anglicanisme et est devenu un dispensationaliste. La confrérie de Plymouth qui s'en tient à une doctrine futuriste, pré-tribulationiste et dispensationaliste. À l'origine, presque tous ces établissements ont interprété les prophéties bibliques selon le point de vue prémillénariste et dispensationaliste. https://fr.glosbe.com/fr/fr/dispensationnaliste  
 



#25)

Note: 2021 - Tous droits réservés © Théologiques, 2014 - Cet article a été diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. La source du document vient de https://www.erudit.org/fr/Document . Le texte a été généré le 22 juin 2021 11:22 - TitreL John Hagee, dirigeant du groupe chrétien sioniste américain, Christians United For Israel.

Résumé de l'article
Volume 22, numéro 2, 2014
Cet article porte sur John Hagee et son parcours pour devenir le dirigeant du groupe chrétien sioniste le plus grand et le plus médiatisé aux États-Unis et dans le monde, le Christians United For Israel (CUFI). https://doi.org/10.7202/1035693ar
Depuis 2006, ce pasteur s’est fait connaître du grand public à cause de son soutien inconditionnel à l’État hébreu. Comment Hagee en est-il arrivé à créer le plus grand groupe de pression chrétien sioniste qui existe de nos jours ? Comment est-il devenu l’ami d’Israël et ce chef de file si remarqué ? De quel milieu évangélique est-il issu ? Cet article veut ainsi comprendre comment un pasteur évangélique est devenu une figure politique médiatisée et comment il a pu rallier bon nombre d’évangéliques à le suivre dans son activisme pro-Israël. Hagee est une figure charismatique. Notre méthodologie se fonde sur des études de terrain, des entretiens et des observations.

John Hagee, dirigeant du groupe chrétien sioniste américain, Christians United For Israel
Par Katia Batut-Lucas, Sciences des religions, Université de Montréal, Canada, Université Bordeaux-Montaigne, France

Le pasteur John Hagee est le dirigeant évangélique du groupe chrétien sioniste le plus grand et le plus médiatisé aux États-Unis, le Christians United For Israel (CUFI), en français : Chrétiens Unis Pour Israël. À la tête d’un empire religieux à San Antonio au Texas, Hagee dirige une mega-church 1, Cornerstone Church, de vingt mille membres. Le CUFI représente le théâtre même du sionisme évangélique depuis 2006. Lors des élections présidentielles de 2008, Hagee commença à bien mieux se faire connaître du grand public, et ce internationalement, en soutenant le candidat républicain John McCain, mais aussi par ses discours anti-catholicisme, anti-islam et anti-homosexualité.

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Références
* Katia Batut-Lucas a obtenu un doctorat conjoint de l’Université de Montréal (sciences des religions) et de l’Université Bordeaux-Montaigne (études anglophones). Sa thèse de doctorat s’intitule « Le sionisme chrétien contemporain aux États-Unis, entre religion et politique » ; elle porte sur le rapport religion/politique du groupe de pression évangélique sioniste le plus important aux États-Unis, le Christians United For Israel. Elle a récemment publié (2014) « Le pèlerinage et le sionisme chrétien aux États-Unis. Le cas du Christians United For Israel », dans L.Chantre et al., dir., Politiques du pèlerinage, Rennes, Presses universitaires de Rennes. Pour toute correspondance:
katia.batut@umontreal.ca.

1. Sur les « megachurches », voir Fath (2005). Cette Église évangélique est « non-dénominationnelle » car elle se caractérise par son indépendance de tout autre réseau ecclésial (par exemple baptistes ou luthériennes, assemblées de Dieu, etc.)

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#230

En 2010, il condamna l’Angleterre parce que les autorités britanniques avaient auparavant déclaré que le mur des Lamentations ne pouvait pas être considéré comme un monument touristique puisqu’il était situé en territoires occupés : selon Hagee, les émissions de vapeur provenant de l’éruption volcanique de l’Islande, qui recouvraient le ciel de la Grande-Bretagne, auraient été le signe qu’elle avait brisé l’alliance de Dieu avec Israël (Van Ingen 2010), amenant la malédiction sur les Britanniques.

Comment ce pasteur en est-il arrivé à créer le plus grand groupe de pression chrétien sioniste ? Comment est-il devenu l’ami d’Israël et ce chef de file si remarqué ? Il existe des écrits sur le sionisme chrétien, précisons évangélique (Ariel 2011 ; Belin 2011 ; Fath 2005 ; Sizer 2006 ; Spector 2009 ; Weber 2004), mais aucun ne développe suffisamment la vie de Hagee pour comprendre le passage d’une telle figure, du religieux au politique, même s’il est reconnu comme la personnalité la plus importante du mouvement (Belin 2011 ; Kicarofe 2009). Il y a un manque à combler alors qu’il existe des biographies écrites sur des dirigeants incontournables du christianisme évangélique, tels que Jerry Falwell (Harding 2001) ou Billy Graham (Wacker 2014). Nous ne prétendons pas offrir une biographie complète de Hagee, nous n’en avons pas la place ici.

Mais, dans une perspective large, nous souhaitons apporter des matériaux sur ce dirigeant, à quiconque souhaite mieux comprendre son parcours.

Nous nous fondons sur les livres de Hagee, ainsi que sur un recueil d’articles de presse et d’anecdotes sur ce personnage, publié par sa fille ainée Tina et sa femme Diana (Hagee et Ketterling 2008). En 2011 et 2013, nous avons mené des observations et une quarantaine d’entretiens avec des sympathisants du CUFI 2, pendant lesquels certains parlaient de Hagee, qui a également été interrogé. Les croyants avaient entre 21 et 84 ans. Le plus jeune était étudiant, le plus âgé, retraité. Certains étaient des pasteurs laïques, d’autres enseignants, mères au foyer, hommes d’affaires, vendeurs, travailleurs autonomes ; un était artiste, un autre journaliste, etc.

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Références
2. Cette recherche qualitative est extraite de notre recherche doctorale. Les questions portaient sur la manière dont ces croyants étaient devenus des « chrétiens sionistes »

et sur leur compréhension du sionisme chrétien. La question initiale lors des entretiens dirigés était la suivante : First give us a bit of background about yourself. How did you become a Christian Zionist ?), sauf pour Hagee et son porte-parole. La première question posée au pasteur Hagee a été : God revealed to you the importance of supporting Israel. But are there any other Christian people who could help you to become a Christian Zionist leader ?. Diverses questions ont été posées, telles que : Could you define a Christian Zionist ? /Christian Zionism ?, How would you describe Pastor Hagee ? Nous ne donnons pas les noms des croyants, à l’exception des dirigeants, pour garder leur anonymat.

# 231

La majorité étaient membre de l’Église de Hagee, quelques-uns n’allaient jamais dans son assemblée 3.

Nous verrons comment Hagee est devenu le dirigeant du CUFI pour saisir comment ce pasteur peut avoir autant d’influence dans le milieu évangélique. Nous nous pencherons sur l’enfance de Hagee jusqu’à ce qu’il devienne le dirigeant du CUFI. Notre intérêt portera rapidement sur son organisation. Puis, nous verrons en quoi Hagee représente une figure charismatique. Auparavant, nous allons expliquer certains concepts, afin de mieux comprendre ce pasteur et son groupe fondamentaliste et évangélique.

1. Définition de quelques concepts

1.1 Évangélicalisme
L’évangélicalisme a gardé les principes du protestantisme tels que la respon-sabilité individuelle, mais il insiste sur le salut personnel et a remplacé le baptême des enfants par celui des croyants adultes. Le protestantisme évangélique peut se définir à partir des principes de base de la Réforme protes-tante : Sola Gratia, Sola Fide, Sola Scriptura, Ecclesia Reformata, Semper Reformanda Est. Quatre critères le décrivent : la conversion, le biblicisme, l’activisme et le crucicentrisme (Bebbington 1989, 2-3). L’évangélicalisme est un « mouvement » qui se scinde en un nombre incommensurable de mouvances, partant du libéralisme au conservatisme (Rigal-Cellard 2003, 11). Rejetant toute religion établie, l’évangélicalisme n’est pas structuré de façon hiérarchique et se compose d’individus et de congrégations 4. Enfin, on compterait environ 30 % d’évangéliques aux États-Unis 5.

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Références
3. Un seul décidait de ne plus supporter le CUFI qui était trop politisé et œcuménique à son gout.

4. L’évangélicalisme se définit également par l’existence de nombreuses rivalités entre les diverses dénominations qui le composent. Il existe beaucoup de confessions, de dénominations, de points de vue théologiques différents entre les grandes traditions ( mainline church) et les Églises dites indépendantes dans l’ensemble du paysage états-unien. Il est donc impossible de généraliser l’étude d’une seule assemblée évangélique à tout le mouvement.

5. D’après les estimations du sondage « US-Evangelicals How Many Walk the Walk ? », fait en mai 2005 par le centre Gallup, on dénombre environ 22 % d’évangéliques aux États-Unis qui répondent aux critères stricts du cœur de l’évangélicalisme, soit un Américain sur cinq (Winseman 2005). Or, selon une autre étude du Gallup de décembre 2005, nous pouvons considérer qu’entre 30 et 40 % de la population états-unienne est évangélique, ce qui représente une très large proportion (Newport et Carroll 2005). Il est donc difficile de dénombrer ces croyants, car tous les spécialistes ne s’accordent pas sur ces chiffres.

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#232

1.2 Fondamentalisme
Le fondamentalisme américain (voir Ben Barka 1998), lui, s’inscrit dans un débat théologique interne au monde protestant évangélique, lequel opposait les modernistes aux fondamentalistes. Ce fondamentalisme, qui ne reconnaît aucune frontière entre le privé et le public, dérive de la publication intitulée The Fundamentals : A Testimony to the Truth. À partir de 1876, des baptistes accompagnés de presbytériens se rassemblèrent annuellement afin de programmer un retour aux « fondamentaux », c’est-à-dire aux « valeurs authentiques », selon eux, du christianisme. Cherchant à influencer le domaine public, ils se replièrent rapidement sur eux-mêmes après le « Procès du Singe 6 », car les médias et les libéraux ridiculisèrent ces chrétiens, considérés comme des arriérés. Ils créèrent alors leurs instituts bibliques et leurs écoles, tout en développant une sous-culture. Même si ce mouvement semble antimoderne, les fondamentalistes font maintenant largement usage de moyens technologiques, comme les médias sociaux. Les évangéliques du cercle de Hagee préfèrent le terme « chrétiens » ou l’expression « chrétiens bibliques» ( Bible-believing Christian), et ne se revendiquent pas ou très rarement comme des fondamentalistes.

1.3 Mouvement pentecôtiste ou charismatique
Hagee appartient aussi au milieu dit charismatique, lui-même issu des milieux pentecôtistes. Ces cercles représentent la tendance la plus émotionnelle de l’évangélicalisme et se focalisent sur le baptême du Saint-Esprit : les pentecôtistes pensent vivre ce que les apôtres auraient expérimenté lors de la Pentecôte, d’où leur nom. Ils parleraient des langues incompréhensibles ou étrangères. La glossolalie est le nom scientifique du « parler en langues» : le croyant parlerait la langue des anges en prononçant des syllabes incompréhensibles, que seul Dieu comprendrait ainsi que certains croyants. D’autres pratiques curieuses accompagnent ce phénomène : le don de prophétie (1 Co 14,3-4) qui permettrait au croyant de révéler l’avenir, le don de délivrance ou d’exorcisme, le don d’interprétation des langues, le don de guérison (Ac 20,8-12) et le don « des paroles de connaissance » (1 Co 10,1-6).

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Références
6. Cette affaire, appelée aussi le procès de Scopes, se passa à Dayton dans le Tennessee et opposa les chrétiens conservateurs et créationnistes aux libéraux. Le professeur d’une école publique, John Thomas Scopes, fut condamné à verser une amende de cent dollars, car il avait enseigné la théorie évolutionniste à ses élèves. Il avait enfreint la loi de l’État du Tennessee dite le Butler Act qui interdisait aux enseignants de réfuter le créationnisme.

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Notons que le terme « charismatiques » qualifie les évangéliques qui pratiquent ces dons et qui ne sont pas membres des assemblées pentecôtistes telles que les dénominations appelées Church of God in Christ ou les Assemblées de Dieu (Balmer 1999, 114-134). Les croyants qui vont dans des assemblées pentecôtistes sont appelés des pentecôtistes et les membres de Cornerstone sont des charismatiques 7.

1.4 Sionisme chrétien
Le mouvement sioniste évangélique auquel Hagee appartient se fonde sur cinq thèmes majeurs :

(1) le rejet de la théologie de la substitution (cette théologie dit que l’Église a remplacé Israël dans le plan de Dieu et les prophéties pour Israël dans l’Ancien Testament sont attribuées à l’Église) ;

(2) la théologie de l’injonction (cette théologie est fondée sur la croyance en Genèse 12,3 qui demande de bénir Israël et sur Ésaie 62,1 : défendre Israël publiquement) 8 ;

 (3) la théologie de la prophétie (les évangéliques du cercle hagien croient que les prophéties de l’Ancien Testament ne sont pas caduques et que la Bible aurait prédit la restauration d’Israël (1948) ainsi que la capture de Jérusalem (1967) par les juifs) avant le retour du Christ ;

(4) l’importance de l’histoire (ne pas reproduire les erreurs du passé, pré-venir tout Holocauste, interpréter l’histoire à travers le prisme biblique).

Enfin, un dernier thème représente ce mouvement :

(5) l’argumentation sioniste, laquelle soutient Israël en tant qu’État historique qui a le droit de se défendre contre des attaques terroristes, et veut le retour des juifs en Israël, etc. (voir Batut-Lucas 2014)

Rétrospectivement, le sionisme évangélique puise ses racines en Grande-Bretagne et dans le restaurationisme 9 qui s’est développé avec le protestantisme. Certains croyants pensaient que les juifs se convertiraient au christianisme et retourneraient dans leur terre ancestrale avant le retour imminent de Jésus. La London Jews Society cherchait ainsi à convertir les juifs (Cohn-Sherbok 2006, 21-22 ; Sizer 2006, 27-28). En 1891, l’évangélique William Blackstone, le père du sionisme évangélique états-unien, publiait une pétition, le « Mémorial de Blackstone » (Merkley 1998, 59-68), laquelle soutenait politiquement le retour des juifs en Palestine.

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Références
7. Discussion avec les membres de Cornerstone Church, mai 2013.

8. Dans la version de la Bible Louis Second (1910) qui se rapproche plus des versions utilisées par le groupe de Hagee, Gn 12,3 dit : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront » ; Is 62,1 dit : « Pour l’amour de Sion, je ne me tairai point ».

9. Croyance dans la restauration des juifs au sein de leur terre ancestrale et biblique.

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#234

Plus récemment, dans les années 1970, la Droite chrétienne a pris son essor : un de ses piliers a été la défense d’Israël (voir Ben Barka 2006 ; Belin 2011 ; Fath 2005 ; Perani 2004). Ce mouvement est donc passé de la croyance à la politique. Le discours défendant Israël et les juifs a de plus en plus évacué les croyances eschatologiques au profit d’arguments philosémites, injonctifs et idéologiques.

Ainsi, ces notions permettent de mieux comprendre ce que croit Hagee et dans quel milieu il a évolué. Cela dit, il a voulu que le CUFI soit chrétien pro-Israël au sens le plus large possible.

2. La formation de John Hagee

2.1 De l’enfance à l’âge adulte
John Charles Hagee est né le 12 avril 1940 à Channelview, au Texas. Fils du révérend évangélique William Bythel Hagee et d’une mère nommée Vada, il est le deuxième de quatre garçons. Enfant chétif et malade, il grandit dans une famille modeste très pratiquante qui prêchait l’Évangile à travers la musique (Hagee 2007, 9). De plus, son enfance fut marquée par Israël :

For fifty years, my father was a minister of the gospel and a Bible Scholar.

Many evenings our family gathered around the dining table as my father taught us from the Bible that the Jewish people were « the apple of God’s eye. » (Hagee et Ketterling 2008, 9)

Son enfance fut également bercée par la théologie du prémillénarisme dispensationaliste qu’il enseigne régulièrement à ses ouailles. Premièrement, le prémillénarisme de Hagee dit que le Christ viendrait enlever surnaturellement les « vrais » chrétiens (l’Enlèvement ou la seconde venue de Jésus) avant l’Armageddon10, la bataille finale entre les forces du Mal — ceux qui ont décidé de suivre Satan et qui ne sont pas des chrétiens « régénérés » - et les forces du Bien — les élus et le Christ ; puis ensemble ils règneraient sur terre pendant le Millenium, une période de 1000 ans. Ils seraient enlevés en laissant « derrière eux » l’humanité, juste avant les tribulations, lesquelles dureraient sept ans. Deuxièmement, le dispensationalisme est un courant théologique propagé par John Nelson Darby (1800-1882).

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Références
10. Le mot « Armageddon » est dérivé de Megiddo, nom d’une plaine en Israël où la bataille finale doit se dérouler, selon le livre de l’Apocalypse.

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Darby scinda l’histoire de l’humanité en sept dispensations, dans lesquelles Dieu aurait un plan différent pour les hommes. Chaque étape se termine par l’échec de l’homme qui ne parvient pas à accomplir la volonté divine.

Après le temps de l’Innocence (Éden) viennent ceux du Déluge, de la Gouvernance humaine (Babel), laquelle est suivie de la période de la Promesse avec Abraham, de la Loi sous Moïse, du temps de la Grâce (l’Église). Enfin survient le Royaume terrestre de Christ (Millénium).

Darby enseignait qu’Israël serait restauré, que les prophéties au sujet d’Israël dans la Bible n’étaient pas caduques et que l’Église n’avait pas remplacé Israël.

Hagee fut ainsi marqué par les prédictions dispensationalistes de son père au sujet de la restauration d’Israël, ce qui forgea sa passion pour Israël : It was the first time I ever saw tears in my father’s eyes. Of course, I don’t remember the exact words spoken by the announcer, but the news report would have been taken from this telegram, a copy of which is in the presi-dential Library of Harry Truman […] When the announcer said, "the new state of Israel, " my father’s eyes filled with tears. I knew something momen-tous had just happened. (Hagee 2007, 10)

Il développa en parallèle un philosémitisme, puisque son père lui enseignait également l’amour pour le peuple juif : «The only person that I have heard teach the love of God for the Jewish people was my father »

Plus tard, il devint à son tour pasteur en reprenant le flambeau d’une grande lignée pastorale représentant ainsi la cinquième génération de sa famille à exercer ce ministère. L’ancêtre de Hagee qui immigra en Amérique était morave, de la frontière suisse allemande (Hagee est en fait le quarante-septième descendant à vivre en Amérique) et il était en quête de liberté religieuse quelques années avant l’indépendance des colonies américaines.

Bien que ce soit un « merveilleux » prêcheur selon ses admirateurs, devenir un prédicateur était la dernière chose que John Hagee avait en tête pendant son adolescence. Rebelle à la religion, seul le sport comptait pour lui. Toute sa jeunesse, il vénérait le football américain au lieu d’adorer Dieu. Toutefois, il était un excellent élève de John H. Reagan High School, à Houston. Alors qu’il faisait de la trigonométrie un dimanche matin de l’année 1958, assis au fond de l’église de son père, il aurait eu une expérience spirituelle et aurait répondu à l’appel de conversion évangélique (Hagee et Ketterling 2008 citent Douglas, 5 et 7). Comme la plupart des convertis évangéliques, il changea radicalement de vie. Il décida de quitter son lycée pour un Institut biblique, la Southern Bible Institute, qui deviendra la Southwestern Assemblies of God University.

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Hagee fit des études de premier cycle à l’aide d’une bourse de football américain et devint membre de la liste d’honneur du Doyen. Il reçut une formation théologique à la Southwestern Bible College où il chanta dans la chorale Harvester. Il obtint par la suite un master à North Texas State University, puis un doctorat honorifique à l’ Oral Roberts University. Il reçut également deux doctorats honoris causa, l’un du Canada Christian College à Toronto au Canada, l’autre du Netanya Academic College en Israël.

Sur le chemin d’une destinée religieuse qui semblait déjà tracée, il prêcha pour la première fois à l’âge de dix-sept ans, mais il débuta dans la pauvreté avant de bâtir son empire religieux et d’en vivre plus qu’aisément : il eut un deuxième emploi pour subvenir à ses besoins. Pendant un an, il dormit dans un garage tandis qu’il commençait à peine à prêcher. Il parta-gea cet espace minuscule avec un grand chien. Il devint vite célèbre pour sa façon de prêcher avec son accent texan nasillard, à la fois directe et simple. Son attitude positive face à l’adversité compléta sa renommée de prédicateur. Pour lui, rien n’était impossible (Hagee et Ketterling 2008

citent Douglas, 5, 7 et 85). Doctrinalement, Hagee s’inspire aussi des enseignements du prédicateur évangélique britannique Dereck Prince (1915-2003), notamment ceux sur Israël (Entretien avec John Hagee 2011) dont un bon nombre sont classés et rangés dans la bibliothèque de son bureau personnel du campus religieux, lieu où nous l’avons interrogé.

2.2 Vers un empire religieux
Après avoir servi en tant qu’évangéliste, Hagee dirigea en 1966 une nouvelle assemblée baptisée Trinity Church sur Nacogdoches Road à San Antonio au Texas. Au début de son ministère, John Hagee était à la fois pasteur et chef du département musical. L’Église de Castle Hills fut la deuxième congrégation dans laquelle il prêcha de 1975 à 1987. En mai 1975, un nouveau bâtiment fut construit pour accueillir mille six cents personnes assises. Celui-ci fut rapidement comble, obligeant Hagee et son équipe à passer d’un à trois services religieux pour recevoir tous les parti-cipants. Trois mille membres furent ainsi accueillis alors que Hagee avait, à ses débuts, dirigé une assemblée de seulement vingt-cinq fidèles. Une autre église se construisit encore : il s’agit de l’actuel bâtiment de Cornerstone Church, « Église de la pierre angulaire » en français, qui ouvrit ses portes le 2 août 1987. Cornerstone contient cinq mille places et se situe non loin d’une sortie d’autoroute de San Antonio, la Loop 1604. Sur le bord de l’autoroute, un énorme totem publicitaire, comme ceux des restaurants McDonald’s, indique l’horaire des services religieux, les activités et le nom des prédicateurs.

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Selon les membres, bien que beaucoup de personnes aient critiqué le nouvel emplacement de la megachurch, car il était à l’époque situé dans un lieu désertique, l’Église a grandi et, aujourd’hui, cette partie de la ville de San Antonio est très active et très peuplée. Pas de doute pour les membres, John Hagee était déjà un visionnaire et c’est aussi de cette façon qu’il devint de plus en plus populaire : s’il devait mener d’autres grands projets, il était devenu, à leurs yeux, crédible. Les fidèles pouvaient ainsi le suivre, car ce que Hagee entreprenait prospérait. Il influence ses disciples par son parcours.

Il n’y a rien de plus évangélique, pour certains pasteurs américains, que de posséder une gigantesque congrégation . Cela prouverait notamment le succès des messages de Hagee et le fait qu’il soit béni. Pour pouvoir admi-nistrer de telles masses de fidèles, le révérend Wallie A. Criswell (1909-2002) lui donna, de son vivant, des conseils pour diriger une megachurch.

Criswell fut très engagé pour l’État hébreu, notamment avec la Droite chrétienne : « Dr Criswell was a dear friend and in my earlier pastoral career gave me a wealth of information on how to pastor a large church. He was a devout Zionist and we discussed the issue of Israel, often. » (Entretien avec John Hagee 2011).

Hagee devint le président de John Hagee Ministries (JHM). Cette « entreprise » religieuse diffuse ses messages par la radio nationale et la télévision à travers les États-Unis, l’Amérique entière, ainsi que dans deux cent trente-cinq nations du monde. Son campus possède deux énormes antennes paraboliques. Son empire religieux dispose de bureaux aux États-Unis (à San Antonio) et à l’étranger (à Toronto, au Canada et à Swindon, en Grande-Bretagne). Dans les années 1980, John Hagee obtint deux licences pour créer deux stations de télévision. Pour ce faire, il hypothéqua sa maison. Il décida d’accomplir un de ses projets, celui de prêcher dans le monde entier. C’est ainsi que Global Evangelism naquit dans une toute petite pièce avec une seule secrétaire. Poursuivant l’appel de la Grande Commission, il prêcha également à Bogota, en Colombie (Hagee et Ketterling 2008, 82). Il prêche régulièrement au Canada, au Kenya et en Angleterre.

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Enfin, en 1975, il divorça de sa première épouse pour épouser Diana Castro avec qui il eut trois enfants. Il était déjà pasteur et père de deux enfants, issus du premier mariage — de ses deux mariages, il totalise treize petits-enfants11. Malgré le divorce, le pasteur, repenti et pardonné, a conservé sa popularité au sein de son groupe. Selon les membres et certains évangéliques que nous avons rencontrés, beaucoup qui ne résident pas à San Antonio souhaiteraient qu’il soit leur pasteur et qu’il vienne prêcher dans leur congrégation. Homme de vision qui prend des risques, formé et inspiré par des leaders évangéliques, il a su influencer beaucoup d’évangéliques.

3. Hagee et Israël : du pasteur au dirigeant défenseur d’Israël

3.1 Sa production littéraire
En plus d’être pasteur, John Hagee est l’auteur de plus d’une trentaine de livres dont quatre figurent dans la liste des meilleures ventes selon le New York Times. Même si les domaines prosélytes et mystiques, comme la guérison dans The Power to Heal (1991) ou l’exorcisme dans Invasion of Demons (1973) ont également été ses préoccupations, c’est au fur et à mesure des années qu’il a décidé d’écrire davantage sur Israël. Dans ce livre de 1973, Hagee parle déjà de la promesse divine aux gouvernements et à ceux qui bénissent ou maudissent Israël, mais il se limite essentiellement à l’antisémitisme, lequel est présenté comme provenant du camp des méchants dominés par le Diable (Hagee 1973, 93-94). En 1987, il publie son premier livre Should Christians Support Israel ? consacré à la défense d’Israël, qu’il croit être biblique. Puis, sa production se politise de plus en plus dans les années 1990 en passant par des thématiques millénaristes et dispensationalistes : elle devient plus engagée envers l’État hébreu. Il publie Bible Positions on Political Issues (1992) dans lequel il s’oppose à l’avortement qu’il compare à un holocauste, au mouvement féministe et au mouvement écologiste.

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Références
11. Discussions avec les fidèles à l’occasion de notre dernière enquête de terrain de 2013.
Il aurait trompé sa femme avec Diana et/ou ce serait sa femme qui aurait mal agi.
Bien que nombre de fidèles en aient entendu parler, cette rumeur est souvent, parmi eux, démentie. Ils disent qu’ils n’en savent rien ou bien que c’est sa femme qui causait des problèmes dans leur couple. Bref, personne ne pouvait nous renseigner à ce sujet précisément, soit par ignorance, soit pour protéger leur pasteur et ne pas le juger.
Ses deux dernières filles, Tina Ketterling et Sandy Hagee Parker, ainsi que Matthew Hagee chantent à l’église et sont reconnus pour leur voix. Matthew prend la relève à Cornerstone Church alors que le père s’occupe bien plus du CUFI. Les fidèles disent que Matthew, qui a une belle voix, a une « voix d’ange ». Issus de son premier mariage, la fille ainée de Hagee travaille pour JHM et son premier fils dirige l’hôtel, Homewood Suites by Hilton, en face de l’église.
john hagee, dirigeant du groupe chrétien sioniste américain

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Dans la lignée des discours de la Droite chrétienne et de nombreux fondamentalistes, il intègre ainsi des thèmes sur la politique intérieure et cherche à remettre l’Amérique dans le droit chemin, comme c’est le cas dans Day of Deception (1998). Il continue de publier sur l’eschatologie et Israël avec Beginning of the End (1996) et Final Dawn over Jerusalem (1997). Évolution notable, dans God’s Candidate for America (2000), Hagee n’hésite pas à faire de ses lecteurs des value-voters pour les mobiliser dans la sphère publique. Dans ce but, il développe l’argument selon lequel il importe de traduire les idées religieuses en arguments séculiers afin de mieux influencer la société (Hagee 2000, 22), à l’instar de la Droite chrétienne des années 1970 et 1990. Après le 11 Septembre 2001, Hagee se focalise sur la fin des temps, le terrorisme et la défense de l’État hébreu avec son best-seller, Attack On America (2001). Dans Bible Positions on Political Issues, qu’il a coécrit avec sa fille Sandy Hagee Parker, Hagee invite son lecteur à influencer l’opi-nion publique en s’engageant en politique au niveau local (Hagee et Parker Hagee 2009, 96). Puis, il publie en 2007 In Defense Of Israel, qui demeure le livre le plus emblématique sur l’apologie du sionisme chrétien évangélique et américain. Hagee veut ainsi influencer ses ouailles et ses lecteurs depuis des années à s’engager politiquement au nom de leurs convictions religieuses.

3.2 Hagee et l’État d’Israël
Le premier voyage de Hagee en Israël aurait été décisif dans son engagement vis-à-vis de l’État hébreu. En 1978, ce voyage religieux et touristique leur aurait permis, à lui et à sa femme, de rentrer « sionistes » en Amérique. Il dit y être tombé amoureux du peuple israélien et de sa nation : « But it was not until I took my first trip to Israel some thirty years later that my interest in Israel blossomed into an abiding love of the nation and its people. In 1978 Diana and I went on a ten-day trip to Israel with our first tour group. We went as tourists and came home as Zionists.» (Hagee 2007, 12).

Pour lui, cette nation a d’abord été une destination touristique, un pèlerinage fait de visites, avant de devenir sa patrie spirituelle. Il s’y est senti chez lui. En fait, il s’est identifié personnellement à cette nation, croyant qu’il y vivrait pendant le Millénium et que les racines de sa foi étaient connectées à la terre israélienne. Jérusalem est devenue sa « capi-tale » spirituelle, mais aussi mondiale, terrestre : « I experienced Israel as my spiritual home. For the first time, I fully understood that my spiritual roots were in this place. I have never felt about any other place on the earth as I felt about the city of Jerusalem. » (Hagee 2007, 12).

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C’est lors de ce voyage qu’il aurait eu une expérience surnaturelle en braquant ses yeux sur un rabbin qui priait contre le mur des Lamentations.

Il narre avoir observé un homme vêtu de son châle de prière, qui priait à côté de lui en se courbant et en embrassant son livre de prières. Il comprit alors qu’il était trop ignorant au sujet de ses racines juives en tant que chrétien et se sentit inspiré par Dieu pour rassembler les juifs et les chrétiens dans un milieu public afin de partager le respect et l’amour : When I went to Jerusalem for the first time in 1978, I was praying at the Western wall. It was there that I felt directed to do whatever I could to bring Christians and Jews together. I looked at my left and saw an orthodox Jew praying, rocking back and forth, covered with a praying shawl, wearing the yarmulke, tears on his face and knew this man loved God. I was aware I knew absolutely nothing about him […]. And I felt the Lord speak to me and say :

« I want you to bring Christians and Jews together in an arena where they feel mutual love and respect for each other. » I left the Prayer Wall with absolutely no idea of what had happened. (Entretien avec John Hagee 2011) Une fois retourné aux États-Unis, il décida d’étudier l’histoire de l’Ancien Israël ainsi que les théologies chrétiennes qui ont influencé les persécutions contre les juifs. Après ce voyage et des recherches théologiques et historiques, il se destina à « montrer l’amour de Dieu » pour son peuple juif en rassemblant les chrétiens célébrant Israël : I returned to America and began three years of intense individual scholar-ship to discover Israel’s ancient history including the Crusades, the Spanish Inquisition, and the Roman Catholic doctrines born in the speech of Chrysostom, who has been called in history the "Golden Mouth", whose sermons gave birth to the seed of hatred that produced the Holocaust. When I came to know the role that theology had played in the persecution of the Jews, I thought for a way to demonstrate the love of God to the Jewish people. (Entretien avec John Hagee 2011)

Il faut noter que, dans les années 1970, beaucoup d’évangéliques ont mis de plus en plus en avant leur amour pour les juifs et Israël, ainsi que leur position politique pour défendre l’État hébreu, au point que certains ont abandonné le prosélytisme envers les juifs (Ariel 2013 ; Batut-Lucas 2014). Certains, nous l’avons vu, ont mis de côté, au fur et à mesure, leurs croyances eschatologiques qui les poussaient à s’intéresser à ces derniers.

Enfin, lors d’un autre voyage, Hagee aurait été inspiré non pas par la vue d’un homme juif, mais par le défilé de manifestants israéliens unis pour défendre la même cause. Il comprit alors le besoin pour ses compatriotes évangéliques d’être à la fois actifs et animés d’une passion au sujet de leurs croyances sur Israël (Hagee 1996, 29).

3.3 Night to honor Israel
C’est ainsi qu’il décida de mettre sur pied une première initiative. En septembre 1981, John Hagee fonda le « concept » des « Nuits pour honorer Israël » en invitant des pasteurs et des rabbins, qui ne cessent, depuis cette année-là, de se produire annuellement dans son assemblée en octobre, et régulièrement, sur tout le territoire américain : cette première rencontre deviendra l’une des activités phares du CUFI. Il s’agit d’un hommage non-prosélyte à la nation d’Israël et aux juifs du monde entier afin de promouvoir la reconnaissance et la compréhension entre les chrétiens et les juifs.

Contrairement aux médias qui dénonçaient le bombardement israélien d’un réacteur nucléaire iraquien, Hagee pensait qu’Israël avait sauvé le monde en ôtant toute chance d’armement nucléaire à Saddam Hussein. Il décida donc de remercier cordialement le gouvernement israélien en réunissant tous les chrétiens pour honorer Israël. Pour lui, cet État venait, en effet, de « faire une faveur au monde » :

That way was made manifest in 1981 when the Israel Defense Force bombed the nuclear reactor in Iraq and removed nuclear weapons from the hands of Saddam Hussein. The global and the American media were hateful towards Israel for what they had done. I felt Israel has done the world a favor and that we, as Christians, should express our gratitude by having a city-wide « Night To Honour Israel ». The first « Night To Honour Israel » was set in September 1981. (Entretien avec John Hagee 2011)

En fait, Hagee pense qu’Israël est l’allié des États-Unis, la seule démo-cratie au Proche-Orient alors que l’Iran serait l’ennemi numéro 1 des Israéliens et des Américains et que les pays arabes et musulmans seraient trop instables. Sa vision de l’islam est négative, craignant l’émergence d’un califat mondial. Pour lui, défendre Israël des terroristes et de ses ennemis, c’est défendre sa nation en retour. Selon sa perspective dualiste, il croit que les États-Unis et l’État hébreu seraient dans le camp du Bien et que tous ceux qui ne soutiendraient pas Israël appartiendraient au camp du Mal. Le monde serait alors plongé dans un combat cosmique dans lequel Israël serait au cœur.

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Ce concept des soirées honorant Israël, qui provoqua de vives controverses, voulait montrer un soutien massif pro-Israël à l’encontre des critiques envers Israël. Après avoir reçu des menaces de mort, Hagee décida pourtant de maintenir sa célébration. Lors du service honorant Israël à l’Assemblée de Trinity, et comme nous l’ont narré quelques croyants, un homme entra et s’approcha de la scène, l’arme pointée en direction du pasteur, et lui demanda de s’agenouiller. L’homme tira, mais aucune balle n’atteignit le pasteur. Le tireur fut aussitôt plaqué au sol par les fidèles puis arrêté par la police. Cet épisode fut ensuite rapporté dans la presse locale.

Pour les croyants, il s’agissait d’un miracle. John Hagee aurait été choisi par Dieu pour défendre Israël. Pour le pasteur, Dieu aurait été de son côté puisqu’il bénissait Israël. Dieu lui aurait ainsi sauvé la vie (Hagee et Ketterling 2008, 10). Désormais, rien ne pouvait plus stopper l’ambition de Hagee afin de prouver au Diable et aux personnes qui ne défendent pas Israël qu’ils avaient tort de lutter contre les politiques divines.

Pour ce premier rassemblement, un seul pasteur baptiste, le Dr Fanning, répondit positivement, alors que cent cinquante pasteurs en tout avaient reçu l’invitation. Un rabbin avec lequel Hagee sympathisa, Aryeh Scheinberg, accepta d’y venir (Hagee 2007, 36-43), et il semble qu’il ait assisté à tous les autres depuis. Cette célébration réussie deviendra le tremplin vers une organisation nationale.

L’action de Hagee souleva des polémiques tant du côté des évangéliques que du côté des juifs. Les premiers enseignements pro-Israël de Hagee ne furent pas toujours bien perçus par les évangéliques qui, à cette époque, ne comprenaient pas pourquoi il ne cherchait pas à convertir les juifs, au lieu de perdre son temps à leur exprimer son amour. En fait, son objectif n’a jamais été prosélyte :

« When I began teaching Christians should be pro-Israel that day, both Christians and Jews thought I was wrong. The reason Christians were upset was that I was having massive rallies expressing the love of God to the Jewish people and they thought I should be trying to win them to join our church. It was not my objective.» (Entretien avec John Hagee 2011) De plus, le groupe de Hagee s’est attiré les foudres des partisans de la paix au Proche-Orient, comme les médias, beaucoup de musulmans, des juifs12 et des chrétiens de diverses confessions. Le désir du groupe serait de hâter le retour du Christ au nom d’un philosémitisme et d’une lecture littérale de la Bible.

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Références
12. Certains juifs croient que ces évangéliques ne les aiment pas pour ce qu’ils sont, mais pour le rôle attribué dans leur eschatologie. Ils représenteraient plus des instruments au service de la fin des temps. Cet amour passerait finalement pour un antisémitisme latent, puisque ces évangéliques leur prédisent un avenir très sombre : à la fin des temps ils devraient se convertir au christianisme ou périr.

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Hagee et ses disciples, eux, se défendent toujours d’être des antisémites camouflés et réfutent l’accusation d’avoir des intentions non déclarées : celles d’amplifier le conflit au Proche-Orient afin d’accélérer la fin des temps. Les médias et les détracteurs du mouvement ont insisté sur leurs croyances eschatologiques pour condamner l’action de ces évangéliques ou pour écrire des articles sensationnels. Pourtant, certains juifs la relativisent : le bras droit de Hagee au CUFI, David Brog, ou le porte-parole Ari Morgenstern que nous avons interrogé, tous deux juifs, réfutent ce genre de réquisitoire au nom d’une cause commune : la défense de l’État hébreu au Proche-Orient, et d’un amour sincère pour Israël et les juifs. Hagee et ses disciples mettent en avant leur philosémitisme et leur action fondés sur l’obéissance stricto-littérale des Saintes Écritures. Notons qu’il ne faut pas confondre motivation et croyance. Hagee croit en la fin des temps mais ne souhaite pas la provoquer. Ce pasteur prêche également que seul le Saint-Esprit ouvrirait les yeux des juifs pour se convertir au Christ en se fondant sur la conversion de saint Paul sur le chemin de Damas. Changement remarquable dans les convictions eschatologiques, ces chrétiens ne doivent pas convertir les juifs, et attendent plutôt un acte surnaturel de Dieu lui-même en leur faveur (Hagee 2007, 102, 150, 152 et 200).

3.4 Christians United For Israel (CUFI)
Après son écrit à succès Jerusalem Countdown13 (2006), Hagee passa enfin à l’institution chrétienne sioniste pour pouvoir fédérer le maximum de croyants. Hagee avait besoin d’une structure publique, politiquement crédible pour se faire « entendre » nationalement et influencer les hommes politiques à prendre parti pour l’État hébreu. En février 2006, le pasteur Hagee fonda ainsi le CUFI. Cette association offre tous les moyens possibles aux associations para-ecclésiales et aux Églises de parler en faveur de la défense d’Israël.

D’une part, le CUFI veut : (1) éduquer les chrétiens au sujet des impératifs bibliques et moraux pour soutenir Israël ; (2) communiquer les perspectives favorisant l’État d’Israël, sur le plan des politiques publiques.

D’autre part, le CUFI met en exergue une devise afin de justifier littéralement et bibliquement son action publique en faveur d’Israël : « For Zion’s sake, I will not keep silent » (Is 62,1).

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Références

13. En 2005, Hagee écrit Jerusalem Countdown, livre qu’il publia en 2006 quelques semaines avant de lancer officiellement le premier sommet du CUFI et qui devint rapidement un best-seller sur la liste de USA Today. Il y raconte que la Bible prédit une coalition Pan-arabo-russe qui attaquerait Israël, mais que cette nation serait miraculeusement sauvée par Dieu. La bataille de l’Armageddon menée par l’Anté-christ et notamment la Chine s’ensuivrait ; ensuite le Christ-Roi reviendrait vaincre les forces du Mal pour bâtir son royaume sur terre. Dans ce livre, le pasteur déclare aussi avoir des contacts qualifiés et haut placés, dont un, anonyme, qui lui aurait expliqué que l’Iran serait rapidement doté de l’arme nucléaire. Sans vérifier ce fait par d’autres sources, il est convaincu que l’Iran commande le terrorisme islamiste et qu’il est nécessaire d’arrêter le plus vite possible le programme nucléaire du dirigeant iranien. Ce livre semblerait vouloir préparer les membres de son groupe à entrer dans la mouvance institutionnelle de 2006 qu’il était sur le point de lancer. Pour lui, toute négociation avec l’Iran ne servirait à rien puisque Ahmadinejad aurait cherché à envahir le monde avec l’islam et à rayer Israël de la carte (Hagee 2006, vii). En 2015, Hagee croit toujours que l’Iran souhaite attaquer Israël.

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Les thèmes des discours et des actions du CUFI demeurent constants.

Le leitmotiv « Israël, tu n’es pas seul » est fréquemment repris dans les exposés qui portent sur: la menace nucléaire iranienne ; la lutte antiterroriste ; le Hezbollah, le Hamas et l’islam radical ; la lutte contre l’antisémitisme ; le « plus jamais ça » ou l’horreur de l’Holocauste de la Seconde Guerre mondiale. Enfin, depuis 2014, le CUFI compterait, selon le site internet www.cufi.org , environ 2 millions de membres et il est soutenu par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui est très proche du pasteur et qui intervient régulièrement par visioconférence au sommet du CUFI qui a lieu en juillet annuellement. Le fait que leur pasteur soit ami avec Netanyahou est très valorisé par les membres.

En 2006, Hagee était tellement ambitieux qu’il osa qualifier son mouvement de « géant du sionisme chrétien ». Ce « géant » représente surtout le CUFI et pas forcément tous les chrétiens. On y trouve des juifs, des mormons, etc., et surtout des évangéliques (quoique tous les évangéliques ne soient pas sionistes ou n’acceptent pas les thèses de Hagee). Il utilise en fait des termes forts et médiatiquement parlants, gonflant le nombre d’adhérents au mouvement : « I want to say this as clearly and plainly as I possibly can : Israel, you are not alone. Ladies and Gentlemen, it’s a new day in America. The sleeping giant of Christian Zionism has awakened. Fifty million Christians are standing up and applauding the State of Israel. » (Hagee 2007, 2). Et ce, pour mieux influencer les sphères médiatiques et surtout les élus politiques, le groupe de Hagee représentant un vivier de voix potentielles. Enfin, Hagee incarne une personnalité charismatique.

4. Une figure charismatique

Outre ses talents de prédicateur et de dirigeant, Hagee se présente comme un chanteur et un musicien accompli, à la fois pianiste et saxophoniste.

Son album de 2011, A Lifetime of Music, dans lequel il joue du saxophone, s’inspire de la musique de son enfance. Sa polyvalence et l’expression de ses divers talents, expression largement diffusée, contribuent à sa popularité dans le milieu évangélique.

Ses fidèles disent qu’il fait preuve d’une « foi de bulldog » et apprécient son style de prédication. Ses sermons sont ponctués de notes d’humour, précisons conservatrices, républicaines et fondamentalistes, qui font rire l’auditoire. Il fait flèche de tout bois. Pour les fidèles, il ne caresse pas dans le bon sens du poil les croyants, le péché ou bien les dérives de son pays.

Son message est à prendre ou à laisser. Un fidèle raconte : « He is an old time Bible preacher. […] He preaches straight out from the Word of God. I think he could be a watchman. I do not think he is a prophet because all this stuff comes from the Bible. […] He is a kind of voice for the United States to tell, to warn what is going to happen. Although he gets his information from the Bible, I am sure he gets some by divine way. I think he is more a gospel-preaching preacher. No apologies. He does not apologize to anyone. He is telling what it is and that is it. No compromise. That is what he is. » (Croyant 1 2011)

Homme de caractère et de charisme sur scène, c’est aussi un homme fortement apprécié pour sa convivialité. Les fidèles disent rêver de manger à sa table, car cela représente un honneur et certains ont déjà été invités à un souper, une expérience qu’ils aiment narrer. Ils déclarent également que leur pasteur est « oint », « béni », « audacieux » et « très intelligent » : « He is anointed by God and blessed because he supports Israel. He is very smart. He knows a lot ; he researches. He is very bold. » (Croyant 2 2011).

Ces autres propos de fidèles expriment l’admiration et l’attachement : He is a fireball that is compassionate with love. « […] He is so loving and caring about everyone in his congregation and outside. […] But he wants us to share God’s love and to teach others to love Israel, to love everyone and to pray for their salvation. He is not just there to teach. […] He is amazing. He is a man of God.»(Croyant 3 2011)

Et encore :

[…] I would describe him as the most courageous man in the pulpit, I believe, in the world. He is one of the few men that I know who, in the face of danger and ridicule, is unwavering. I have never met a pastor anywhere in the world, in the countries where I have been in, especially those I have watched on TV, I have never seen a pastor who has made such a bold stand for what he believes in his heart is the right thing to do. So I see him as a truth bearer, a kind of watchman in these last days. [… He] is more of a general in a big army, the army of God. (Croyant 4 2011)

Son charisme et sa maîtrise du discours le placent au rang d’homme politique et de vedette du milieu, ce qui crée un fossé entre les simples fidèles et ce prédicateur. Hagee est reconnu comme un leader hors du commun, élu de Dieu pour les croyants. Cela dit, il ne remplace pas Dieu, et comme le précisent des adeptes, c’est d’abord « un homme de Dieu » qui « aime le Seigneur 14 » et sa congrégation. Les ouailles croient donc que Dieu utiliserait ce prédicateur comme un canal par lequel il passerait son message aux hommes.

Certains le comparent à un prophète même si Hagee ne se désigne jamais comme tel. Pour Hagee, ceux qui le prennent pour un tel homme ignorent le fait qu’il obéit fondamentalement aux Saintes Écritures. Il justifie son action comme simple obéissance biblique : « I am only obedient to the very Word of God. And some people think of me of a prophet because I am only obeying the Scriptures. They just don’t know the Scriptures. »

Pour comprendre le leadership de Hagee, nous pouvons nous fonder sur des concepts classiques de la sociologie15. On trouve de cette manière chez Max Weber certains traits observables ou attribués à Hagee, qui l’associent en partie au prophète, à la figure charismatique ou au réformateur religieux16 : le charisme, pour l’aspect un peu autodidacte, la reconnaissance par la communauté, l’itinérance et la prédication émotionnelle.

Hagee possède en effet plusieurs caractéristiques du prophète protestant, tel que Weber le définit, même s’il ne s’autoproclame pas prophète — nous venons de le mentionner — et, qui plus est, demeure rémunéré pour ses prédications, ses livres et ses conférences. Toutefois, Hagee, qui croit être le porteur du message de Dieu, c’est-à-dire le message chrétien sioniste qui défend Israël et les juifs, proclame un commandement divin, celui de parler au nom d’Israël : « Par prophète, nous entendons ici un porteur de charismes purement personnels, qui en vertu de sa mission, proclame une doctrine religieuse ou un commandement divin » (Weber 1995, 190 , nous soulignons).

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Références:
14. Notre traduction.
15. Nous aurions pu nous pencher sur d’autres auteurs et des publications plus récentes, cela dit l’étude de Weber nous semblait pertinente ici.
16. Pour résumer rapidement le prophète de Weber : il s’agit d’un personnage, doué de charisme et autodidacte, qui s’autoproclame prophète et qui est sur le chemin de l’« itinérance » afin de prêcher sa doctrine divine en s’appuyant sur une révélation de Dieu sans demander aucun soutien familial, car il subvient à ses besoins lui-même et il rallie une communauté de croyants autour de son message, qui le reconnaissent pour sa vocation. Voir Weber (1995, tome 2).

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Selon les fidèles, Hagee leur dit que c’est sa « vocation » de rallier toute une communauté au nom d’Israël, ce qu’ils croient également : « [L]’élément décisif c’est la "vocation" personnelle. […] Le prophète revendique son autorité en invoquant une révélation personnelle ou en se réclamant d’un charisme » (Weber 1995, 190).

Hagee ne prétend pas avoir reçu une révélation divine (si ce n’est quand il pense que Dieu lui aurait demandé de réunir les juifs et les chrétiens au mur des Lamentations), il dit avoir étudié l’histoire des persécutions juives, l’histoire de l’Église et surtout lu la Bible littéralement (Is 62,1

et Genèse 12,3) ; en ce sens, il répond à la définition de Weber qui distingue le prophète du réformateur. Weber dit que le réformateur n’a pas de « révélation nouvelle » (Weber 1995, 198), car il s’appuie littéralement sur la Bible.

Hagee persiste à répondre à l’appel divin pour Israël malgré les menaces de mort et d’attentat à la bombe, notamment pour les Nuits Pour Honorer Israël. Son courage et sa détermination suscitent l’admiration de ses fidèles :

« The first time he did it in San Antonio, he had a bomb threat. Because of the bomb threat he realized, « I am going to do this again. » From a reputation perspective, you think this bomb would have stopped him. No, he has been under a bomb threat ; the bomb has not stopped him. After so many years, nothing has stopped him. (Croyant 4 2011)

Sa communauté politico-religieuse le reconnaît comme chef des chrétiens américains défenseurs d’Israël :

Nous appellerons charisme la qualité extraordinaire […] d’un personnage, qui est, pour ainsi dire, doué de forces ou de caractères surnaturels ou surhumains ou tout au moins en dehors de la vie quotidienne, inaccessible au commun des mortels ; ou encore qui est considéré comme envoyé par Dieu ou comme un exemple, et en conséquence considéré comme un « chef » [Führer]. (Weber 1995, 320)

Hagee se démarquerait ainsi des autres pasteurs par son charisme et ses traits de caractère qui viennent de Dieu. Une croyante le compare à un chef, même si elle fait référence à un chef de cuisine de téléréalité, soit Gordon Ramsey qui est notamment connu pour son caractère autoritaire et qui aide les apprentis à exceller en cuisine comme lui ; elle perçoit ainsi

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Hagee comme un modèle et un prophète qui l’aide à son tour à transmettre ses croyances :

I think he is a prophet. God has blessed him in many different ways. He has given him the gift of discernment and the gift to be able to speak. He has given him the gift of authority to go out there and to preach it to the people. […] But when I came here, Pastor Hagee is the « Chef », like Ramsey : you have to move to the next level, you have to be… God wants a warrior. God wants someone who is on fire. He has that gift to be able to bring people up to the next level. (Croyante 6 2011)

L’itinérance, selon Weber, est une autre caractéristique du prophète (Weber 1995, 191). Remarquons que Hagee parcourt les églises (par analogie bien entendu), se rend à Jérusalem et à Washington D.C. afin de transmettre son message aux États-Unis.

Souvent, les prédications de Hagee ont recours à l’émotion en suscitant la crainte de la malédiction pour bénir Israël, la tristesse en évoquant la Shoah, etc. : « […] La véritable caractéristique des prophètes [est] : une véritable prédication émotionnelle […] » (Weber 1995, 197).

Enfin, ses idées sur l’État d’Israël l’ont amené à bâtir sa propre communauté de sympathisants — le CUFI — qui s’approprie son message.

C’est donc pour toutes ces caractéristiques que le pasteur John Hagee possède certains traits d’une figure charismatique, réformatrice et prophétique selon les perspectives wébériennes.

Conclusion

Outre ce sens sociologique, Hagee proclame souvent des oracles de malheur ou des jugements divins à venir si les chrétiens ou les États-Unis ne se conformaient pas à la volonté surnaturelle, notamment pour Israël, et n’éradiquaient pas le péché. Ce pasteur semblerait imiter les prophètes de la Bible en annonçant la sentence et la malédiction à ses auditeurs, en disant par exemple que la Louisiane aurait subi le jugement de Dieu pour expliquer les catastrophes climatiques, à cause de l’attitude de l’Amérique favorisant le retrait israélien de Gaza en 2005 : « It started with George W. Bush when he told Israel to get your people out of the West Bank. On the same day they were relocated, a storm started and grew. It was called Katrina. Then, New Orleans was relocated. » (Gross 2008 ; Frederik 2008). John Hagee se fait porte-parole biblique, c’est-à-dire un médiateur de la volonté divine pour Israël sur terre. 

#249

Malgré les embûches, Hagee est parvenu à son rêve : être le meneur d’une organisation rassemblant des chrétiens, surtout évangéliques, qui veulent défendre l’État d’Israël. Hagee aura réussi à marquer son temps, par le biais du CUFI et de sa médiatisation en criant son soutien à l’État hébreu sur tous les toits. Enfin, pour un croyant, son pasteur représente une sorte de prophète, tel Moïse et sa célèbre phrase qui insuffla l’idée de liberté : « laisse mon peuple aller ». Pour Hagee, cette citation s’est trans-formée en « laisse mon peuple vivre ! » et « laissez-lui sa terre » :

[Hagee] is like Moses who was in the desert. He was hanging out and now the time of the burning bush has been turned. [He] is delivering a message : let my people live. When we had Moses coming the first time with Pharaoh, it was « Let my people go ». Now it is « Let my people live ». So I am just changing one word. Let my people live. Israel has already given their land.

Let them live ! What are we doing ? Let their land stay. (Croyant 5 2011)

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Références

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#250

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Résumé
Cet article porte sur John Hagee et son parcours pour devenir le dirigeant du groupe chrétien sioniste le plus grand et le plus médiatisé aux États-Unis et dans le monde, le Christians United For Israel (CUFI). Depuis 2006, ce pasteur s’est fait connaître du grand public à cause de son soutien inconditionnel à l’État hébreu. Comment Hagee en est-il arrivé à créer le plus grand groupe de pression chrétien sioniste qui existe de nos jours ? Comment est-il devenu l’ami d’Israël et ce chef de file si remarqué ? De quel milieu évangélique est-il issu ? Cet article veut ainsi comprendre comment un pasteur évangélique est devenu une figure politique médiatisée et comment il a pu rallier bon nombre d’évangéliques à le suivre dans son activisme pro-Israël.

Hagee est une figure charismatique. Notre méthodologie se fonde sur des études de terrain, des entretiens et des observations.

#252
Abstract

This paper focuses on John Hagee and his path to become the leader of the largest and most publicized Christian Zionist group in the United States and the world, Christians United For Israel (CUFI) . Since 2006, this pastor has become renowned for his support to the Hebrew State. How did Hagee come to create the largest Christian Zionist lobby existing today ? How did he become such a friend of Israel and so remarkable a leader ? What is his background ? This article looks deeper at how an Evangelical pastor became a political public figure capable of rallying large numbers of Evangelicals to follow him in his pro-Israel activism. Hagee is a charismatic leader. Our methodology is based on field studies, interviews and observations.

Fin de l'article
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Photos de John Hagee



 



#26
Sources : Spiritual-Israel de Doug Batchelor
- https://www.amazingfacts.org/media-library/book/e/49/t/spiritual-israel#An-Amazing-Fact

Le coucou européen est connu comme étant un oiseau qui provoque une «couvée parasite» pour se multiplier. Les femelles pondent leurs œufs dans les nids d'oiseaux de plus petites espèces comme la fauvette des roseaux. À leur tour, ces femelles ne se doutant de rien, vont couver les œufs du coucou sans le vouloir, et ensuite vont nourrir et élever les jeunes imposteurs, le plus souvent au détriment de leur propre progéniture. Une des plus tristes tragédies de la nature est d’observer la fauvette des roseaux travailler à en mourir afin de satisfaire la faim vorace d'un poussin coucou gourmand alors que ses propres oisillons, déjà affaiblis par la famine, sont poussés hors du nid. Voilà l'image d'une doctrine parasite qui s'est installée dans le nid des enfants de Dieu.

L'esprit humain a réussi à introduire un dangereux mensonge dans la théologie «chrétienne» moderne, et tout comme l’œuf parasite du coucou, ce mensonge a été involontairement couvé et a éclos, a été adopté et entretenu par la plupart des églises évangéliques y compris dans «le Message de William Branham» et maintenant ce parasite pousse vers l’extérieur la vérité de la Bible par sa tromperie plus grande que nature. Malheureusement, ce mensonge adopté par les églises chrétiennes devient de plus en plus gros et vorace tandis que les véritables interprétations de la prophétie meurent de faim.

Aujourd'hui dans le monde entier, des millions de gens intéressés par les prophéties bibliques ont les yeux fixés sur Jérusalem. Pour être juste, il n’est vraiment pas très difficile de s’y intéresser avec l’avalanche de nouvelles générée par l’interminable bourbier de conflits et d'effusion de sang entre Palestiniens et Israël. Les chrétiens ne cessent de spéculer sur l'état moderne d'Israël, la reconstruction d’un temple juif ainsi que la bataille d’Armageddon au Moyen-Orient. Ces sujets sont font l’objet de discussions dans les journaux et magazines, livres, radio, télévision, Internet, en chaire ainsi que dans les conférences sur les prophéties bibliques

Il est étonnant de constater la multitude de chrétiens qui embarquent pleinement dans l’interprétation des prophéties bibliques concernant la nation d'Israël dans le contexte de la fin des temps. Par exemple, Dave Hunt , auteur du best-seller «A Cup of Trembling » sur les prophéties bibliques de la fin des temps, donne son point de vue sur la couverture arrière de son célèbre livre. Il écrit:

«l’évolution rapide des événements au Moyen-Orient, pointe presque tous les jours vers la grande finale, le moment de la plus grande souffrance du peuple juif dans le monde entier, qui culminera dans la terrible bataille d'Armageddon et le retour glorieux du Messie venant sauver d'Israël afin de régner sur le monde, assis sur le trône rétabli de David à Jérusalem.» - Dave Hunt

Note: La position doctrinale du «Message des temps de la fin» concernant la nation ethnique d'Israël, les 144,000 juifs au sens littéral, la bataille d'Armageddon, la reconstruction du Temple, etc... évoque un aveuglement similaire à celui de toutes les assemblées soi-disant «chrétiennes», telles que celles qui se trouvent dans les mouvements baptistes, pentecôtistes et évangéliques, et pro-sionistes. Les authentiques saints de Dieu comprendront que la bataille d'Armageddon va plutôt être celle qui impliquera tous les vrais vainqueurs de Dieu contre tous les défenseurs des fausses doctrines et des fausses interprétations bibliques.

Soixante-dix semaines de Daniel P: 26 [ 61-0730M]
Citation: « Et je suis très reconnaissant à M. Smith de l'église adventiste pour son point de vue.Je suis très reconnaissant à M. Larkin de son point de vue. Je suis reconnaissant à tous ces grands savants pour leurs opinions à ce sujet. en les lisant, ça m'éclaire beaucoup que je puisse trouver des endroits qui me semblent juste, mais pour avoir les vues que je - je pensais que je voudrais expliquer, j'ai cherché dans l'encyclopédie du temps pour savoir ce que le temps signifiait. » William Branham.

Les instructions de Gabriel à Daniel [61-0806]
« (32) Cette semaine, j’ai énormément étudié. Hier, je ne suis presque pas sorti de mon bureau de toute la journée, je voulais étudier. C’est quelque chose, dernièrement, — ceux qui viennent ici depuis longtemps, là, — dans mes enseignements, je me contentais de dire: “Là, il y a les soixante-dix semaines de Daniel”, mais je n’essayais pas de l’aborder, de l’expliquer. Mais cette fois-ci, par la grâce de Dieu, je me suis mis en devoir d’essayer de demander à Dieu de m’accorder la grâce de pouvoir l’apporter aux gens. Et je constate qu’il y a là-dedans des choses dont je ne sais absolument rien. (33) Et alors, je—j’ai lu le livre du Dr Larkin, le livre du Dr Smith, les notes du Dr Scofield, les commentaires émis par différents hommes un peu partout, et, en prenant tout cela, je n’arrive quand même pas à faire concorder la chose. Voyez? Alors, cette semaine, j’ai l’intention de, je suis allé au Kentucky à la bibliothèque, pour me documenter sur l’astronomie ancienne, les calendriers et la chronologie, et j’ai ramassé autant de livres anciens que j’ai pu, dans les bibliothèques et tout, et je fais mon humble part, en faisant solennellement confiance à Jésus-Christ qu’Il me le révèle.
Source: https://www.branham.fr/sermons/220-Gabriels_Instructions_To_Daniel

Un fait étonnant: Le coucou européen est un oiseau connu comme étant une «couvée parasite». Les femelles pondent leurs œufs dans les nids d'oiseaux de plus petites espèces comme la fauvette des roseaux. À leur tour, ces mères ne se doutant de rien, sans le vouloir vont couver les œufs, et ensuite vont nourrir et élever les jeunes imposteurs, le plus souvent au détriment de leur propre progéniture.

Une des plus tristes tragédies de la nature est d’observer la fauvette des roseaux travailler à en mourir afin de satisfaire la faim vorace d'un poussin coucou gourmand alors que ses propres oisillons, déjà affaiblis par la famine, sont poussés hors du nid.

Préambule

Je prie que les textes que vous allez lire sur ce site internet vous ouvriront les yeux et que vous « formaterez » de nouveau votre disque dur spirituel, afin de laisser le Saint-Esprit vous enseigner Lui-même ce qui est vrai et juste. Nous sommes actuellement le soir, du temps de grâce que Dieu a accordé aux nations.

Dans l'échelle du temps de Dieu, il ne reste que quelques instants. Les événements qui viennent dans les prochains jours vont bouleverser toutes églises chrétiennes, ce sera une grande détresse, un scénario impensable bouleversant leur compréhension des prophéties, car leur foi n'était pas bâtie sur le roc, mais sur des interprétations et des enseignements erronés. J'ai préparé le texte de cette page pour vous partager ce que l'Esprit de Christ m'a montré.

L'interprétation des prophéties de l'Apocalypse concernant la nation moderne d'Israël

Un des mensonges de Satan colporté actuellement parmi les assemblées chrétiennes est sans contredit celui qui accorde aux prophéties de l'Apocalypse, un sens littéral et physique à l'appellation d'Israël, du Temple, de la bataille d’Armageddon, etc. Il est étonnant de constater la multitude de chrétiens qui embarquent pleinement dans l’interprétation des prophéties bibliques concernant la nation physique d'Israël dans le contexte de la fin des temps. Cette interprétation nous vient des églises fondamentalistes américaines, et s'est insidieusement infiltrée dans l'église au cours des dernières décennies. En plaçant leur espérance spirituelle sur une fausse doctrine, les «soi-disants» chrétiens achètent une foi mensongère qui les garde endormis, car tant que rien ne bouge au Moyen-Orient, ils ne bougent pas non plus.

"Comment le peuple juif fut inventé" Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Comment_le_peuple_juif_fut_invent%C3%A9

Si vous désirez connaître un autre son de cloche sur la nation d'Israël, je vous recommande de lire sur Wikipédia «Comment le peuple juif fut inventé» C'est un essai historique de l'historien israélien Shlomo Sand publié en 2008. L'ouvrage est une étude de la construction nationale israélienne par le mouvement sioniste et défend l'idée que cette construction s'est appuyée sur un récit fondateur mythique, faisant des populations juives un peuple, uni par une même origine et possédant une histoire nationale commune, remontant à la terre d'Israël. Sand nie la réalité de cette origine commune, mettant en avant l'importance des conversions dans la constitution des populations de confession juive. D'autre part, pour lui, jusqu'à l'avènement du sionisme, ces populations ne se définissaient qu'à travers leur appartenance religieuse en commun et ne se percevaient donc pas comme un peuple. L'ouvrage de Sand procède à une étude de la formation de ce récit national, à travers une historiographie critique des travaux d'historiens et d'hommes politiques, ayant vécu aux 19e et 20e siècles L'ouvrage, qui s'inscrit dans le sillage des chercheurs post-sionistes, a suscité débats et controverses, y compris chez les historiens du peuple juif. Il a nettement rencontré son public, notamment en Israël et en France, et obtenu dans ce dernier pays le Prix Aujourd'hui 2009, prix littéraire qui récompense un ouvrage politique ou historique sur la période contemporaine.

Selon le livre de Shlomo Sand, le peuple juif est une invention du 19e siècle

Le principal argument du livre de Shlomo Sand est de dire que les Juifs ne se sont pensés, jusqu'au 19e siècle, en collectivité juive que sur la base de leur religion commune. Selon Shlomo Sand, l'idée que les juifs existeraient en tant que peuple, indépendamment de la religion juive, et devraient revenir en «Terre promise», est étrangère au judaïsme initial : l'«invention» d'une histoire nationale continue serait l'œuvre de sionistes au début du XXe siècle. Même s'il admet la réalité d'un «peuple yiddish» existant en Europe de l’Est, peuple qui sans être une nation possédait une civilisation avec une culture populaire moderne, Shlomo Sand conteste l'existence réelle d'un peuple juif international. Le seul dénominateur commun à ceux qui estiment en faire partie serait la religion que leurs ancêtres auraient adoptée, bien différente du judaïsme actuel au demeurant.

Les chrétiens sionistes américains

Les chrétiens ne cessent de spéculer sur l'état moderne d'Israël, la reconstruction d’un temple juif ainsi que la bataille d’Armageddon au Moyen-Orient. Ces sujets sont font l’objet de discussions dans les journaux et magazines, livres, radio, télévision, Internet, en chaire ainsi que dans les conférences sur les prophéties bibliques. Pour être juste, il n’est vraiment pas très difficile de s’y intéresser avec l’avalanche de nouvelles générée par l’interminable bourbier de conflits et d'effusion de sang entre Palestiniens et Israël. Au moment d'écrire ces lignes, l'armée israélienne est peut-être en train d'envahir la bande de Gaza pour la 10ième fois, ou quelques palestiniens se sont portés volontaires pour se faire sauter dans des attentats...bref quand on écoute les nouvelles internationales, c'est toujours la même guerre. Actuellement, les Palestiniens ont demandé aux Nations unies d'accorder à leur pays le statut d'état membre à part entière. Il est évident que les nations qui ont contribué à l'établissement d'Israël s'y opposent de toutes leurs forces, parce qu'une Palestine à l'ONU vient perturber leur vision prophétique! La 66e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’ouvre le 13 septembre prochain à New York. Le 20 septembre 2011, le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déposé à l’ONU, une demande de pleine adhésion d’un État de la Palestine, conformément à l’ancien plan de partage de la Palestine, jamais appliqué depuis 60 ans. Ceci implique le retour d’Israël à ses frontières de 1967 alors que celui-ci s’est accaparé déjà, de près de 80% de la Palestine historique…

C’est la chronique d’un échec annoncé puisque la majorité des pays membres du Conseil de sécurité, c’est à dire la France, Les États-Unis, la Russie et la Chine, La Grande-Bretagne, les membres permanents, puisque les dix autres ne comptent que pour du beurre, n’acceptent pas la démarche. Du coup, la Palestine n’aura que ses yeux pour pleurer. Mahmoud Abbas, maintenu à la tête de la Palestine sans élection depuis des lustres par les mêmes, devrait composer, s’il est un tant soit peu intelligent, avec le Hamas, s’il veut encore avoir une once de crédibilité en Palestine. Constamment humilié par les grandes puissances, ça devrait lui permettre de comprendre le jeu diabolique de ces dernières qui se contrefichent du peuple palestinien… Ce qui est triste dans ce dossier, c’est que les réfugiés Palestiniens n’ont même pas le droit de retourner chez eux, alors que les citoyens israéliens bénéficient de l’alya sans que personne ne trouve rien à redire. (Ce terme désigne l'acte d'immigration en Terre sainte (Eretz Israël, en hébreu) par un Juif.) Or, Israël refuse aussi l’idée d’une seule et unique République. En réalité, le « one man, one vote » lui fait craindre la prise du pouvoir par les arabes, ce qui renverra aux calendes grecques, l’idée saugrenue du Grand Israël immémoriel sorti du Livre saint des juifs. Mais, tout le monde ne peut croire à la légende biblique et ce document ne saurait être un plan cadastral…

Ce n'est un secret pour personne que les USA sont en partie dirigés par les «évangéliques-sionistes» . Ce mouvement populiste chrétien toucherait actuellement, à travers ses églises, ses télévisions, ses sites internet, de 20 à 25 % de l’électorat américain. Pour les chrétiens-sionistes, « les Juifs n’ont jamais été rejetés par Dieu », affirment-ils. Leur effacement actuel n’est que provisoire, et n’a d’autre but que de faciliter la conversion des nations à la foi chrétienne. A la fin des temps, les Juifs « reviendront à Dieu », et retrouveront le rang « suprêmement élevé » qui est le leur. En attendant, les chrétiens-sionistes doivent savoir que ce sont les Juifs qui les « soutiennent », comme les racines soutiennent un arbre. Ils affirment à la fois que l’Élection d’Israël est un fait religieux en soi, distinct du christianisme, et que la restauration nationale d’Israël est la condition préalable à l’instauration du Royaume de Dieu sur toute la terre. La mission des chrétiens, dès lors, est d’aider les Juifs à pratiquer leur religion et à reprendre possession de leur terre.

Pour le mouvement sioniste, la guerre des Six Jours, en 1967, marque le début de la Fin des Temps : Dieu est intervenu directement dans l’histoire en rendant toute la Terre sainte, y compris Jérusalem, à Son peuple, puis en accélérant le retour des Juifs, y compris ceux de l’ex-Union soviétique ou d’Éthiopie. Plus les Juifs s’installent dans la Terre d’Israël, plus la Rédemption est proche. C’est à cela que Sarah Palin, une fervente chrétienne-sioniste, qui a démissionné de sa fonction de gouverneur de l'Alaska le 26 juillet 2009, fait allusion quand elle dit que « de plus en plus de Juifs vont bientôt affluer en Israël ». Devenue l'égérie du mouvement des Tea Party, elle est éditorialiste politique pour Fox News Channel depuis janvier 2010. Tout comme elle, le mouvement sioniste américain s’oppose à tout « gel » des nouvelles localités. Pour les sionistes , la guerre en Irak est une mission de Dieu.

La Nouvelle Alliance s'applique à des individus, pas à une nation ethnique ou physique.

Apparemment, les chrétiens modernes qui ont tout misé sur l'état hébreux actuel, semblent ignorer complètement que depuis la première venue de Christ, la seule alliance entre Dieu et l'homme est en Jésus-Christ. Dieu ne fait plus aucune distinction entre Juif et Grec (non-juif) «Il n'ya ni juif ni Grec » (Galates 3:28) Cependant il est clair que le vrai Juif selon la nouvelle alliance est celui qui est en Christ, c'est à dire, un Juif spirituel. « ... car vous êtes tous un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d`Abraham, héritiers selon la promesse. » (Galates 3:29). La nation d'Israël moderne doit être considérée comme une nation comme les autres, comme une nation païenne. Ceux qui observent encore les préceptes de l'ancienne Loi, les sacrifices d'animaux, etc..., le font complètement pour rien. C'est fini. L'ancienne Loi de Moïse ne sert plus à rien. Il n'y a aucune possibilité que le Saint-Esprit soit dans l'observance de l'ancienne Loi. Il n'y a plus aucune alliance d'avec l'ancienne Loi de Moïse, et il n'y en aura plus jamais.

La nouvelle alliance est faite avec la maison d'Israël! Dieu n'a jamais fait une alliance de salut avec les nations païennes. En fait, nulle part dans l'écriture que vous trouvez que Dieu a fait alliance avec personne autre que les Israélites! Donc, si vous voulez être sauvé, vous devez être né de nouveau en tant que juif spirituel. Cela ne veut pas dire que tous les chrétiens doivent être circoncis et sacrifient des agneaux, mais nous devons avoir l'équivalent spirituel de ces choses - Jésus, l'Agneau de Dieu (le sacrifice), et la circoncision du cœur. Dieu n'a pas une méthode de salut pour les juifs et une autre pour les non-juifs. Tout le monde est sauvé de la même façon dans le cadre du même programme, par la grâce de la Foi. Paul utilise l'analogie d'un olivier pour expliquer que tous les païens qui sont sauvés sont greffés sur le tronc d'Israël. Ref: Romains 11: 17-18

Un piège de Satan, un esprit de déception qui conduira à la mort spirituelle

Selon ce que le Seigneur révèle, je déclare qu'une multitude de chrétiens vont connaître très bientôt la pire déception, la pire angoisse qu'un croyant peut subir. À moins d'être solidement ancré en Jésus-Christ et marcher dans Sa Lumière et la puissance de l'Esprit-Saint, il sera extrêmement difficile, voir impossible de surmonter une telle épreuve. Toute cette doctrine des prophéties de la fin des temps basée sur la reconstruction littérale du Temple dans la ville de Jérusalem va s'écrouler d'ici peu et bon nombre de croyants vont tout simplement sombrer dans la confusion la plus totale. Ce sera le plus grand «tremblement de terre» aux conséquences spirituelles que la chrétienté aura connu.  Ref: Matthieu 24.21

Les Écritures nous enseignent qu'aux temps de la fin, le tiers des chrétiens dispensationalistes et intellectuels abandonneront complètement la foi. Ceux qui auront été avertis et qui se seront préparés ne seront pas ébranlés. Cela va arriver par surprise, au moment que personne s'y attend. «Exactement comme aux jours de Noé.»  Ref: Matthieu 24.37-39

Les événements qui s'en viennent vont couler spirituellement ce "Titanic intellectuel» et beaucoup sombreront dans l'amertume et la détresse, d'une part parce qu'ils avaient placé leur foi et leur espérance dans de fausses interprétations, et d'autre part que leur discernement est trompé parce qu'ils sont des croyants intellectuels et ne connaissent pas intimement l'Esprit de Christ. De plus, les événements à venir au Moyen-Orient vont bouleverser radicalement l'équilibre politique mondial, de sorte que les USA serons coincés dans un scénario politique que personne n'avait prévu. L'élite américaine qui compte ceux qu'on appelle les «born-again christians» voudront orienter la tournure des événements en fonction de leur propre vision prophétique et prendront la direction de leur destinée spirituelle sans s'en rendre compte.

La religion chrétienne est basée sur un manuel juif intitulé la Bible. (Dans cette optique, il est difficile de comprendre comment un chrétien peut être antisémite.) Le christianisme n'est pas une nouvelle religion, mais plutôt de l'achèvement de la foi juive. Donc, dans cet optique, nous pouvons maintenant mieux comprendre ce que Paul voulait dire lorsqu'il a déclaré, « Et ainsi tout Israël sera sauvé» (Romains 11:26). Certains prennent la signification de ce verset interprétant, en fin de compte, que Dieu sauvera littéralement tous les juifs. Si cela était vrai, elle serait en contradiction avec tous les principes de Dieu d’avec l'homme à travers l'histoire et l'écriture. Dieu n'est pas un raciste. Et en Jésus-Christ «Il n'ya ni juif ni Grec » (Galates 3:28). Notre salut spirituel est basé sur les choix que nous faisons d’après les clauses et dispositions pines de l’évangile, et non pas sur la nationalité ou la citoyenneté naturelle. Mais si, lorsque Paul dit que «tout Israël sera sauvé», il parle de l'Israël spirituel, et si nous comprenons qu’on devient un «vrai Juif» que par un choix, cela prend tout son sens.

La révélation est que la NOUVELLE ALLIANCE est faite avec la maison d'Israël ! Ce n'est pas l'ancienne alliance que Dieu avait fait avec la descendance naturelle d'Abraham qui est renouvelée. Remarquez que Dieu n'a jamais fait une alliance de salut avec les nations païennes. En fait, nulle part dans les écritures vous trouvez que Dieu a fait alliance avec personne autre que les Israélites! Or, nous comprenons qu'il n'y a pas 2 nouvelles alliances, mais une seule.

Lorsque nous lisons dans Hébreux 8:10 «et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » il est clair qu'il s'agit de l'église. L'apôtre Pierre applique ce sens à l'église: « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2:9). Donc, pour être sauvé, vous devez être né de nouveau en tant que Juif spirituel. Cela met fin définitivement et une fois pour toutes à la circoncision et les sacrifices d'agneaux, mais nous devons avoir l'équivalent spirituel de ces choses - Jésus, l'Agneau de Dieu (le sacrifice), et la circoncision du cœur.

Un autre couvée parasite

Spiritual IsraelLe diable a réussi à introduire un dangereux mensonge dans la théologie chrétienne moderne, et tout comme l’œuf parasite du coucou, ce mensonge a été involontairement couvé et a éclos, a été adopté et entretenu par la plupart des églises évangéliques et maintenant ce parasite pousse vers l’extérieur la vérité de la Bible par sa tromperie plus grande que nature. Malheureusement, ce mensonge adopté par les églises chrétiennes devient de plus en plus gros et vorace tandis que les véritables interprétations de la prophétie meurent de faim.

Aujourd'hui dans le monde entier, des millions de croyants intéressés par les prophéties bibliques ont les yeux fixés sur Jérusalem. Pour être juste, il n’est vraiment pas très difficile de s’y intéresser avec l’avalanche de nouvelles générée par l’interminable bourbier de conflits et d'effusion de sang entre Palestiniens et Israël. Les chrétiens ne cessent de spéculer sur l'état moderne d'Israël, la reconstruction d’un temple juif ainsi que la bataille d’Armageddon au Moyen-Orient. Ces sujets sont font l’objet de discussions dans les journaux et magazines, livres, radio, télévision, Internet, en chaire ainsi que dans les conférences sur les prophéties bibliques

Il est étonnant de constater la multitude de chrétiens qui embarquent pleinement dans l’interprétation des prophéties bibliques concernant la nation d'Israël dans le contexte de la fin des temps. Par exemple, Dave Hunt , auteur du best-seller «A Cup of Trembling » sur les prophéties bibliques de la fin des temps, donne son point de vue sur la couverture arrière de son célèbre livre. Il écrit: «l’évolution rapide des événements au Moyen-Orient, pointe presque tous les jours vers la grande finale, le moment de la plus grande souffrance du peuple juif dans le monde entier, qui culminera dans la terrible bataille d'Armageddon et le retour glorieux du Messie venant sauver d'Israël afin de régner sur le monde, assis sur le trône rétabli de David à Jérusalem.»

Approche et interprétation biblique fondée sur le sable

Cette approche prophétique du «Moyen-Orient» est devenue populaire parmi les grandes églises dans les années 1980 avec une série de livres écrits par Hal Lindsey. Dans ses best-sellers, y compris The Late Great Planet Earth et Countdown to Armageddon, Lindsey a utilisé cette approche très littérale de la prophétie, faisant plusieurs prédictions erratiques très spécifiques. Il a d’abord prédit qu’un enlèvement secret de l'église auraient lieu en 1981, qui serait suivi par la construction d'un nouveau temple juif, de l'avènement de l'Antéchrist, de la grande tribulation, de l'invasion d'Israël, de la bataille d'Armageddon et du début du millénium, tous arrivant avant 1988.

En dépit du fait que chacune de ses prévisions tombèrent à plat, ses livres continuent de se vendre, ce qui devient pour la plupart, la norme que toutes les prophéties de fin des temps deviennent compréhensibles uniquement lorsqu’elles sont filtrées par «les lunettes de la nation d'Israël». Pire encore, les semences erronées qu'ils contiennent ont germé et sont devenues solidement enracinées dans de nombreuses églises. Maintenant, des millions de chrétiens sont attentifs et protègent un monument sans véracité prophétique, fait de mousse de polystyrène, et en bâtissent leur foi sur le sable de cette tendance évangélique populaire. Quels sont les principaux piliers qui tiennent cette doctrine de perversion? Bien qu'il reste des divergences d'opinion entre les groupes évangéliques en ce qui concerne le rôle de la nation moderne d'Israël, à la fin des temps, la majorité s'accorde sur cinq événements comme étant des prophéties-clés:

1- La renaissance de l'état d'Israël en 1948.

2- Sept années de Grande Tribulation pour bientôt.

3- La reconstruction du temple juif sur le mont du temple de Jérusalem.

4- L’avènement de l'antéchrist durant la tribulation. Il entrera dans le temple se proclamer Dieu.

5- Une dernière guerre contre Israël, ce qui entraînera la bataille d’Armageddon.

C'est du passé!

Voici la grande question: Est-ce que toutes ces prophéties de fin du temps dans les écritures concernent littéralement la nation d’Israël et le temple juif ainsi que sa reconstruction physique, ou ont elles une application spirituelle plus profonde?

Rappelez-vous lorsque Jésus est venu pour la première fois. Son peuple n’a pas compris et mal interprété les prophéties concernant Son Royaume. Ils s’attendaient vraiment à ce qu’il établisse littéralement un royaume terrestre. Jésus a toujours expliqué que sa première venue avait pour but d'établir un royaume spirituel. Il a déclaré:  Réf: Luc 17: 20-21

Mais parce qu’à cette époque, l'enseignement populaire à la mode portait plutôt sur la venue d’un messie énergique qui renverserait le joug des Romains et qui s’assoirait sur le trône de David, les disciples ont écarté ou tout simplement ignoré les commentaires de Jésus concernant son royaume spirituel. Ils ont essayé d’interpréter littéralement les prophéties spirituelles, et la crucifixion a complètement anéanti leurs attentes d’un royaume d'Israël dominant toute la terre. Remplis de nostalgie d’être libérés de l'oppression politique, ils se sont lamentés, « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées. » (Luc 24:21).

Même après sa résurrection, les disciples sont resté accrochés à ces opinions populaires qui s’étaient elles-mêmes ancrées dans les esprits, en espérant qu’il y aurait encore un royaume imminent et littéral «Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël? » (Actes 1:6). Ils voulaient tellement à croire que leur propre théorie des prophéties que le diable a été capable de les rendre aveugles à la pleine vérité.

Est-il possible aujourd'hui que l'église dans son ensemble est en train de faire la même erreur par la mauvaise interprétation des prophéties concernant l’Israël spirituel et le temple en les plaçant dans un contexte littéral et sans fondement? Si tel est le cas, ils pourraient être séduits par une ruse diabolique, sans parler de l'expérience dévastatrice d’une terrible déception! «Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux églises: … » (Apocalypse 2:7). J'espère que cette étude de la fin des temps corrigera la compréhension confuse des prophéties, actuellement si répandue dans notre foi chrétienne.

Le nom "Israël"

Il est impossible de bien comprendre le sujet d'Israël en dehors d'une étude attentive de l'Ancien Testament. La première fois que le nom «Israël» apparaît dans l'écriture, c'est quand il a été mentionné à Jacob après sa longue nuit de lutte d’avec un puissant adversaire. Le personnage céleste étranger lui dit finalement: «Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.» (Genèse 32:28). Ainsi, le nom «Israël» est d'abord un nom d'origine céleste appliquée à Jacob seul. Cela représentait sa victoire spirituelle sur le péché, par le biais de sa lutte dans la prière en réclamant la grâce de Dieu.

Les descendants de ses enfants se multiplièrent et formèrent les 12 tribus, lesquelles furent par la suite réduites en esclavage par les égyptiens à l'époque de Moïse. Puis Dieu a dit à Pharaon, à travers Moïse, «Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l'Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né.» (Exode 4:22). Notez ici que le nom «Israël» possède un sens élargi afin d’inclure les descendants de Jacob. Par conséquent, le nom «Israël», fut appliqué à un homme victorieux puis ensuite à son peuple. Vous verrez bientôt pourquoi ce point est très important!

Israël, le Fils de Dieu

Environ 800 ans avant Jésus-Christ, le Seigneur a parlé par le prophète Osée, en disant: « Quand Israël était jeune, je l'aimais, Et j'appelai mon fils hors d'Égypte» (Osée 11:1). Pourtant, à ce moment-là, la nation d'Israël n'était pas du tout à la hauteur de la signification spirituelle de son nom. Vous voyez bien que ce verset dans Osée a une signification explosive d’une énorme importance, quand on regarde le Nouveau Testament.

Environ 800 ans après la prophétie d'Osée, nous apprenons, « Jésus étant né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem » (Matthieu 2:1). Parce qu’Hérode s’est senti menacé par la nouvelle d’un enfant roi, il envoya des soldats qui «tuèrent tous les enfants qui étaient à Bethléem» (V.16). Joseph fut averti à l'avance du danger  Réf: Matthieu 2: 13-14

Matthieu écrit que l'enfant Jésus est resté en Égypte « Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils hors d'Égypte. » (v. 15). Notez que Matthieu cite Osée 11:1 - qui à l'origine vise la nation d'Israël sortant d'Égypte, et en fait, plus parfaitement lorsqu’ il déclare "accompli" la prophétie d'Osée, en Jésus-Christ! S'il vous plaît, ne manquez pas ce point important, sachant que les prophéties de la Bible peuvent avoir une application littérale et accomplissement spirituel. Ici, Matthieu a seulement effleuré la surface d'un principe vraiment percutant développé tout au long de son évangile.

Une étude attentive de Matthieu révèle encore que le ministère de Jésus-Christ répète l'histoire de l'antique Israël, point par point, sauf que Christ a vaincu là où ils avaient échoué. Observez les parallèles étonnants entre l'histoire de l'ancien Israël et celle de Jésus-Christ:

Dans l'Ancien Testament, un homme nommé Joseph , (fils de Jacob) a des songes et va en Égypte afin de préserver sa famille (Genèse 45:5).Dans le Nouveau Testament, un autre homme nommé Joseph a un songe et va en Égypte afin de préserver sa famille (Matthieu 2:13).

Lorsque la jeune nation d'Israël est hors d'Égypte, Dieu l'appelle "mon fils" (Exode 4:22). Quand Jésus sort d'Égypte, Dieu dit: "Hors d'Égypte, j'ai appelé mon fils" (Matthieu 2:15).

Quand Israël quitte l'Égypte, son peuple passe par la mer Rouge. L'apôtre Paul dit « qu'ils ont été ont tous été baptisés en Moïse …. dans la mer » (1 Corinthiens 10:2). Jésus est également baptisé « il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste», et immédiatement après, Dieu proclame « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. » (Matthieu 3:15-17)

Après la traversée de la mer Rouge, les Israélites passent 40 ans dans le désert, dirigés par la colonne de feu, l'Esprit de Dieu. Immédiatement après le baptême, Jésus est «conduit par l'Esprit dans le désert» pendant 40 jours (Matthieu 4:1, 2).

À la fin de la 40 ans, Moïse écrit le Deutéronome. À la fin de Jésus de 40 jours, il résiste aux tentations de Satan en citant trois écritures, toutes du Deutéronome!

Dans le Psaume 80:8, Dieu compare Israël à une «vigne» qui est sortie "hors d'Égypte." Jésus plus tard, déclare qu’il est la vraie vigne, «Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.» (Jean 15:1).

Dans l'Ancien Testament, le nom «Israël», d'abord appliqué à un seul homme: Jacob –représente sa victoire spirituelle sur le péché. Même si, dans le Nouveau Testament, Jésus-Christ est l'Israël qui est venu « d'Égypte » Il est le seul homme qui a eu la victoire sur tout péché!

Plus d'une preuve frappante!

La liste des parallèles entre Jésus et Israël se poursuit mais considérons encore quelques points.

Par exemple, après la guérison d'un groupe de personnes, Jésus leur dit modestement «et il leur recommanda sévèrement de ne pas le faire connaître, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Isaïe, le prophète: Voici mon serviteur que j'ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations. Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n'entendra sa voix dans les rues. » (Matthieu 12:16-19).

Ici, l'auteur cite Isaïe 42:1-3, un passage qui à l’origine s’appliquait à « Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j'ai choisi, Race d'Abraham que j'ai aimé! »

(Isaïe 41:8). Pourtant, Matthieu nous dit encore que ce passage est "accompli" en Jésus-Christ!

L'apôtre Paul applique aussi le principe dans ses lettres d’associer les déclarations faites à l’origine pour la nation d'Israël à Jésus-Christ. Dieu a appelé Israël « mon premier-né » dans Exode 4:22. Pourtant, Paul dit que c’est Jésus-Christ qui est «le premier-né de toute la création» (Colossiens 1:15). Le meilleur exemple est lorsque Dieu appelle Israël « la descendance d'Abraham» (Isaïe 41:8).

Toutefois, plus tard, Paul écrit que la semence d'Abraham ne fait pas référence à «aux postérités», mais à une seule «Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n'est pas dit: et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs, mais en tant qu'il s'agit d'une seule: et à ta postérité, c'est-à-dire, à Christ.» (Galates 3:16. Ainsi nous découvrons que reprises dans le Nouveau Testament, des déclarations qui une fois appliquées à la nation d'Israël, sont maintenant appliquées à Jésus-Christ. Le Messie est désormais «la semence ». Par conséquent, Jésus est l'essence même d'Israël! C'est une vérité explosive, et elle ne peut être ignorée si l'on veut véritablement comprendre le rôle et l'identité de l'Israël moderne.

Une nouvelle nation

Pourtant, il y a plus. Rappelez-vous que le nom «Israël», se réfère non seulement à Jacob, mais aussi à ses descendants, qui sont devenus Israël. Le même principe est s’applique dans le Nouveau Testament.

Par exemple, le Seigneur dit de l'ancien Israël, « vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d'Israël.» (Exode 19:6). Dans le Nouveau Testament, Pierre applique ces mots exacts à l'église: « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2:9).

Preuve que l’église est l’Israël de Dieu

De même, immédiatement après la déclaration de Paul dans Galates 3 sur Jésus comme étant «la semence», il a alors dit à ses c onvertis parmi les gentils (des non-juifs) « Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. » (Galates 3:29). Ainsi, dans le Nouveau Testament, le nom d'Israël ne s'applique pas seulement à Jésus-Christ, mais aussi à ceux qui sont nés en Jésus-Christ, à son église! En d'autres termes, tous les vrais chrétiens sont aujourd'hui l'Israël spirituel de Dieu.

L’Église est appelée le corps de Christ (1 Corinthiens 12:27), et c’est pour cette raison que Jacques, lorsqu’il écrit à l'église, s’adresse à Elle comme s’il s'agissait des 12 tribus qui sont dispersées à l'étranger « Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut! » (Jacques 1:1). Dès le début, l'église a compris qu’Israël était le Corps spirituel de Christ.

Double sens

Avez-vous jamais été frappé si fort à la tête que vous commencez à voir double? Eh bien, de ce que nous avons étudié ensemble, le monde chrétien a besoin d'un aimable bon coup sur la tête, car avec cette vérité du Nouveau Testament, il faudrait que plus de gens commencent à "voir double" concernant ce qui touche l’interprétation d'Israël! Selon le Nouveau Testament, il y a maintenant deux Israëls. Un groupe est composé littéralement d'israélites", selon la chair» (Romains 9:3, 4). L'autre est «l'Israël spirituel», composé des juifs et des païens qui croient en Jésus-Christ.

Paul écrit: « Car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël » (Romains 9:6). En voilà la preuve! C'est à dire, ce ne sont pas tous les israélites de la nation littérale d'Israël qui font partie de l'Israël spirituel de Dieu. Paul poursuit: « c'est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. [postérité physique des descendants d'Abraham], » (v. 8). Les enfants de la chair israélites ne sont que des descendants naturels d'Abraham, mais les enfants de la promesse sont comptés comme les vraies semences. Aujourd'hui, toute personne juif ou païen, peut devenir une partie de cette nation spirituelle d'Israël par la foi en Jésus Christ.

Dieu regarde au cœur

Tout comme il ya deux Israëls, il ya aussi deux sortes de juifs. Tout d'abord, il ya les juifs qui ne sont que physiques, physique des descendants d'Abraham. Deuxièmement, il ya les juifs dans l'Esprit qui croient en Jésus-Christ. Paul écrit: «Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi … La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l'incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision? L'incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision? Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair.  ... Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement; et la circoncision, c'est celle du cœur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu » (Réf: Romains 2:17, 25, 26, 28, 29)

Avez-vous saisi cela? Les implications sont énormes! Quelqu'un qui est appelé un juif « parce qu'il est un descendant physique d'Abraham et pourtant, qui vit comme un pécheur," n'est pas un juif », du moins pas aux yeux de Dieu. Sa "circoncision est vue comme une incirconcision." Elle est révoquée. Ainsi, à Dieu, il est comme un gentil (non-juif). Et un gentil qui garde « la justice de la loi » par la foi, son incirconcision est comptée pour une circoncision. Ainsi, aux yeux de Dieu, il est un juif.

Jean Baptiste a ouvert la voie à ce principe quand il a mis en garde les juifs de ne pas faire confiance à leur ascendance littérale pour le salut. « Produisez donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci, Dieu peut susciter des enfants à Abraham.» (Réf: Matthieu 3:8, 9).

Jésus fait l'écho de ce même principe dans une confrontation avec les chefs religieux. « Ils lui répondirent: Notre père, c'est Abraham. Jésus leur dit: Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham ... Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père.» (Jean 8:39, 44).

Paul écrit aussi: «reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham.» (Galates 3:7). « Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » (Réf: Philippiens 3:3). Ainsi, selon Paul, un vrai juif dans le regard de Dieu est tout-juif ou païen, qui a la foi personnelle en Jésus-Christ!

Finalement, cette vérité a frappé Pierre de plein fouet, lorsqu’il a dit à une salle pleine de non-juifs convertis, «Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. » (Actes 10:34, 35).

Manger avec les patriarches

Rappelez-vous aussi lorsque Jésus s’émerveilla en constatant la foi d'un centenier païen. Il dit: « Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.» (Réf: Matthieu 8:10-12).

La déclaration de Jésus renversa ceux qui l’écoutaient. L'idée d’imaginer Abraham, Isaac et Jacob en train de manger avec des païens incirconcis était totalement impensable et tabou, sauf s’ils ont été convertis à la religion juive!

C'est aussi un thème sous-jacent dans la parabole du riche et de Lazare. Les juifs sont riches de la Parole, mais ils ne veulent pas la partager avec les païens, qui ont faim de la vérité. Par conséquent, ils seront chassés du Royaume. Mais Lazare [les païens], celui qui réside à l'extérieur de la porte du riche et qui a faim pour des miettes de vérité, demeure dans le sein d'Abraham ( voir Luc 16:19-31 ).

Le chemin de la construction d'un nouveau temple

Nous allons maintenant suivre une brève tangente mais assez directe. Si nous voulons que le brouillard entourant le sujet prophétique d'Israël se dégage, nous devons aussi envisager le temple juif. Beaucoup de ceux qui ont porté leur attention sur un accomplissement littéral de nation d’Israël s’attendent également que l'ancien temple juif va être reconstruit.

Certains des chrétiens contemporains dits "sionistes" qui ont écrit sur cette reconstruction comprennent Thomas Ice, Randall Price, Jeffrey Grant, Hal Lindsey, Tim LaHaye, Dave Hunt, et John Hagee. Leurs livres publiés ont généré des ventes de 70 millions de dollars US et ont été édités dans plus de 50 langues. Cela montre à quel point leurs points de vue sont extrêmement influents et, par conséquent, ils ne peuvent pas être simplement rejetés. Une proportion importante des évangéliques, charismatiques, pentecôtistes et fondamentalistes chrétiens du monde entier approuve leurs points de vue.

De la même manière, le diable a détourné l’attention de l'Israël spirituel sur l’intérêt des événements concernant le Moyen-Orient d’aujourd'hui, il a également apporté la confusion des gens sur la question du temple. Curieusement, la plupart des spéculations et des espoirs d'un temple juif reconstruit découlent d'une vague référence diluée du Nouveau Testament, traitant du pouvoir de l'antéchrist. Dans 2 Thessaloniciens 2:3,4, nous lisons: « Que personne ne vous séduise d'aucune manière; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu »

Depuis que les Romains détruisirent le temple juif dernier en l'an 70, nombreux sont ceux qui ont naturellement supposé qu’afin, que ce personnage antéchrist, à leur avis une personne en particulier, puisse s'asseoir dans le temple, ce dernier devra être reconstruit. Mais laissez-nous suivre les indices bibliques.

Le temple est une maison spirituelle

Juste avant le roi David meure, il voulait construire un temple à Jérusalem. Nathan le prophète, dit à David qu'il ne serait pas en mesure de construire cette maison de Dieu, mais que son fils Salomon, le ferait. 1 Chroniques 17:11, 12 raconte: « Quand tes jours seront accomplis et que tu iras auprès de tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, l'un de tes fils, et j'affermirai son règne » Plus tard, le Seigneur dit à David « Salomon, ton fils, bâtira ma maison et mes parvis; car je l'ai choisi pour mon fils, et je serai pour lui un père » (Réf:1 Chroniques 28:6).

Mais c'est l'un des exemples les plus manifestes dans les écritures prophétiques ayant de doubles applications. Oui, l'histoire des archives démontrent que Salomon est le fils de David et qu'il construisit un temple physique, mais le Nouveau Testament affirme que Jésus était le vrai « Fils de David », qui était de construire un temple et un royaume qui allait durer éternellement. Jésus a enseigné clairement qu'il était venu de changer la perception temple littéral, celui d'une construction physique du culte à quelque chose de plus grand: son Corps, l'église.

Jean 2:19-21, affirme que « Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras! Mais il parlait du temple de son corps » La prophétie de Jésus concernant la fierté de la nation juive et la destruction du temple a inspiré un rejet intense de son enseignement.

Voici quelques points forts sur cette vérité:

«Voici, votre maison vous sera laissée déserte » (Matthieu 23:38).

« Comme Jésus s’en allait, au sortir du temple, ses disciples s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée » (Matthieu 24:1, 2).

«Nous l'avons entendu dire: Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme. » (Marc 14:58).

«Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas.» (Marc 15:38).

Et même lorsque Jésus était cloué sur la croix, ceux qui se moquaient de lui se sont rappelé ses enseignements. " Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix! » (Matthieu 27:40). Mais bien sûr, Jésus ne parlait pas de la reconstruction du temple physique. Il voulait parler d’un temple spirituel.

La perspective du Nouveau Testament

Après que le voile du temple fut déchiré de haut en bas et que les premiers disciples furent excommuniés, nous retrouvons une indifférence inusitée parmi les premiers croyants, presque tous des juifs, en ce qui concerne le temple juif. Parce qu'ils savaient que Jésus était le véritable Agneau de Dieu, et que le temple juif a été conçu pour accueillir des sacrifices d'animaux, les écrivains du Nouveau Testament ont vu le temple comme non pertinent. Ils ont reconnu la création d'un nouveau temple spirituel et le sacerdoce spirituel. Voici quelques passages bibliques étonnants comme preuve à l’appui.

« Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu. » (1Corinthiens 3:9). «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. » « Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (Réf: 1 Corinthiens 3:17, 6 :16).

« Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. » (Ephésiens 2:19-22).

« et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ » (Réf: 1 Pierre 2:5).

Malheureusement, même après tout cela, même si Dieu donne clairement la preuve biblique que son temple est aujourd'hui un temple spirituel, l'église, de nombreux chrétiens attendent que les juifs reconstruisent un temple physique sur le site où est située la mosquée d'Omar (Dôme du Rocher), également connu sous le nom du Mont du Temple. Pourtant, il n'y a aucune prophétie, de promesse ou de commandement de la Bible qui dit que le temple devra être reconstruit de nouveau après que les Romains le détruisirent. Bien qu'il pourrait très bien être reconstruit, la prophétie de Jésus disait qu’il n’en resterait pas pierre sur pierre, et cela, d’un ton extrêmement final. Alors qu'est-ce que le verset dans 2 Thessaloniciens 2:4 signifie? Simplement ceci: Cette puissance antéchrist siègerait (règnerait) elle-même au-dessus de l'église de Dieu, réclamant un culte qui appartient seulement à Jésus-Christ.

Historiquement, les chercheurs protestants ont toujours appliquée paroles de Paul à l'autorité papale, et de son influence au sein du christianisme .* Mais maintenant, revenons à la «nation» d'Israël.

Tout Israël sauvé?

Tant qu’à y être, avec tout ce que nous avons vu jusqu'à présent, nous pourrions aussi bien continuer! Seuls les juifs seront sauvés. En outre, tous les juifs seront sauvés! Maintenant, permettez-moi d'expliquer ces déclarations audacieuses.

Nous savons tous que les personnes sont sauvées dans le cadre de la nouvelle alliance, non? Maintenant, le libellé de cette nouvelle alliance dit: « Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, que je ferai une nouvelle alliance avec la maison d'Israël, et avec la maison de Juda » (Réf: Jérémie 31:31).

Et dans le livre des Hébreux, Paul développe ce concept: «Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, quand je ferai une nouvelle alliance avec la maison d'Israël et la maison de Juda.  Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur: je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Aucun n'enseignera plus son concitoyen, ni aucun son frère, en disant: connais le Seigneur! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu'au plus grand d'entre eux; parce que je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » (Réf: Hébreux 8:8, 10-12).

La nouvelle alliance est faite avec la maison d'Israël! Dieu n'a jamais fait une alliance de salut avec les nations païennes. En fait, nulle part dans l'écriture que vous trouvez que Dieu a fait alliance avec personne autre que les Israélites! Donc, si vous voulez être sauvé, vous devez être né de nouveau en tant que juif spirituel. Cela ne veut pas dire que tous les chrétiens doivent être circoncis et sacrifient des agneaux, mais nous devons avoir l'équivalent spirituel de ces choses - Jésus, l'Agneau de Dieu (le sacrifice), et la circoncision du cœur.

Dieu n'a pas une méthode de salut pour les juifs et une autre pour les non-juifs. Tout le monde est sauvé de la même façon dans le cadre du même programme, par la grâce de la Foi. Paul utilise l'analogie d'un olivier pour expliquer que tous les païens qui sont sauvés sont greffés sur le tronc d'Israël. « Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui était un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l'olivier » (Réf: Romains 11:17, 18).

La religion chrétienne est basée sur un manuel juif intitulé la Bible. (Dans cette optique, il est difficile de comprendre comment un chrétien peut être antisémite.) Le christianisme n'est pas une nouvelle religion, mais plutôt de l'achèvement de la foi juive. Donc, dans cet optique, nous pouvons maintenant mieux comprendre ce que Paul voulait dire lorsqu'il a déclaré, « Et ainsi tout Israël sera sauvé» (Romains 11:26). Certains prennent la signification de ce verset interprétant, en fin de compte, que Dieu sauvera littéralement tous les juifs. Si cela était vrai, elle serait en contradiction avec tous les principes de Dieu d’avec l'homme à travers l'histoire et l'écriture. Dieu n'est pas un raciste. Et en Jésus-Christ «Il n'y a ni juif ni Grec » (Réf: Galates 3:28).

Notre salut spirituel est basé sur les choix que nous faisons d’après les clauses et dispositions pines de l’évangile, et non pas sur la nationalité ou la citoyenneté naturelle. Mais si, lorsque Paul dit que «tout Israël sera sauvé», il parle de l'Israël spirituel, et si nous comprenons qu’on devient un «vrai Juif» que par un choix, cela prend tout son sens.

Raison d'être d'Israël

Les principales responsabilités de la nation juive étaient de préserver les Saintes écritures et d’introduire le Messie dans le monde, ce qui a été accompli lors de la Pentecôte. Nous lisons, «… et tout d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés » (Romains 3:2). Et, dans Actes 2:5: «Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. » Ces juifs convertis ont ensuite répandu la vérité dans leurs pays respectifs.

Jésus était également très préoccupé du fait que le début du ministère des apôtres était de se concentrer spécifiquement sur l'interprétation littérale de la maison d'Israël. « Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël » (Matthieu 10:5, 6).

Mais après la mort de Jésus, le Sanhédrin juif (Cour suprême) a officiellement rejeté le message de l'évangile lors de la prédication d'Etienne rempli de l'Esprit. Ils l’ont même exécuté. À partir de ce moment-là , (vers l’an 34 ), Dieu a ouvert les portes aux païens (gentils).

« Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C'est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. » (Actes 13:46).

« Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur: Je t'ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu'aux extrémités de la terre.» (Actes 13:47).

Applications prophétiques

Comment tout cela s'applique à la prophétie? Le plus grand livre sur la prophétie, le livre de l'Apocalypse, parle de la montagne de Sion, d’Israël, de Jérusalem, du temple, de l'Euphrate, de Babylone et d’Armageddon. Ainsi, il est clair que l'Apocalypse utilise la terminologie du Moyen-Orient dans ses prophéties. Mais malheureusement, des chrétiens sincères du monde entier interprètent ces prophéties et les appliquent littéralement au Moyen-Orient et à la nation des juifs de la nation d’Israël actuelle. Pourtant, une fois que nous saisissons les principes que nous avons examinés dans cette étude du Nouveau Testament, nous sommes en mesure de voir que finalement il y a quelque chose qui cloche avec ce tableau. Nous devrions voir que tous les messages prophétiques erronés sont partout et ont contaminé pratiquement toute l’église!

Rappelez-vous que, lorsque Jésus est venu pour la première fois, le diable avait désorienté et induit dans l’erreur le peuple de Dieu en changeant les prophéties spirituelles sur le Messie, en une interprétation littérale charnelle et physique. Satan a fait la même chose aujourd'hui avec la question d'Israël. Pourtant, l’entière vérité biblique de l'Apocalypse est centrée sur Jésus Christ et sur l’Israël de Dieu dans l'Esprit, et non pas l'Israël physique selon la chair. Et avec cette juste compréhension de l'Israël spirituel, tout à coup, les autres prophéties dans le Nouveau Testament prennent un tout nouveau sens! Il est maintenant facile de voir que les 144,000 d'Apocalypse 7 et 14 ne sont pas les juifs dans le sens littéral et que le temple n’est pas terrestre, mais que c’est plutôt le Corps de Jésus, l'église (Réf: Jean 2:19, 20).

Un fait assez étonnant: "L’or des fous", ou pyrite de fer, est un minerai composé de sulfure de fer, et en fait ne contient pas d'or du tout. Le minerai est en laiton de couleur jaune et possède un lustre métallique.

La ressemblance entre la pyrite et l'or a conduit de nombreux prospecteurs d’or dans l'erreur, ce qui explique comment on lui attribua le surnom « d’or des fous ». Même si la pyrite de fer se trouve souvent à proximité de l'or, elle est facile à distinguer de la réalité par sa fragilité.

Conclusion

Cette dynamique basée sur "l’or des fous" se retrouve également répandue dans le domaine de la vérité spirituelle. La Bible nous enseigne que même l'or comporte pers degrés de pureté: «L’or de ce pays est pur» (Réf: Genèse 2:12). Des millions de croyants brocantent frénétiquement autour de lourds sacs remplis «d’or des fous » spirituel. Ils se réjouissent, estimant qu'ils ont découvert quelque chose pour les rendre riches. Leur or brille à l'extérieur, mais lorsque l'on arrive à la banque du ciel, ils découvrent que cette monnaie ne vaut rien.

En outre, le fait tragique est que la vision populaire d’une interprétation littérale des prophéties bibliques échoue lamentablement à saisir le vrai pouvoir de la promesse de Dieu. Et cette non-reconnaissance de ce principe se traduira par de fausses interprétations du Moyen-Orient et en définitive, la tromperie.

N’oubliez pas que « Car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël » (Romains 9:6). Et rappelez-vous, « Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair » (Réf: Philippiens 3:3). Partagez avec d'autres la vérité, que maintenant «il n'y a ni Juif ni Grec, ... car vous êtes tous un en Jésus-Christ. Et si vous être du Christ, alors vous êtes la semence d'Abraham, et héritiers selon la promesse » (Réf: Galates 3:28, 29).

Ne vivons pas dans la chair, et n’acceptons pas les enseignements populaires et alambiqués, qui mettent l'accent sur un interprétation terrestre. Au contraire, laissez-nous vivre dans l'Esprit. Comme le vieux Jacob, débattons-nous dans la prière et accrochons-nous à Jésus par la foi, jusqu'à ce que nous Lui entendons dire: «..ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur » (Réf: Genèse 32:28).

Sources : Spiritual-Israel de Doug Batchelor

 



#27)

Parfois, il faut avouer que ce que l'on appelle «le gros bon sens» ou «le sens commun de la raison» est souvent bafoué ou carrément absent chez ceux qui prétendre «posséder la compréhension des mystères divins». La doctrine spirituelle «dispensationaliste» transmise par William Branham n'échappe pas à la distorsion du «gros bon sens» de ceux et celles qui s'appuient sur d'habiles fables ne reposant sur aucune réalité.

2 Pierre 1:16 «Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c'est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.»

Selon l'encyclopédie Wikipédia, à l'origine, l'expression était «sensus communis». La notion de «sens commun» descend de son ancêtre latin «sensus communis» et se référait aux humanités, à la sensibilité et à la raison. Ainsi, l'individu qui n'est pas doué du «sensus communis» est fou.

Le concept de «sens commun»
Le sens commun est constitué de savoirs organisant la vie sociale mais pas forcément universels. Le sens commun est sous-jacent aux règles de validation qu'exige la science, que seule la critique philosophique peut faire connaître. D'un point de vue pragmatique, le sens commun est un raisonnement historique, permettant de donner du sens et de répondre facilement aux problèmes et aux informations que les individus rencontrent dans la vie courante. Il est souvent perçu comme «naturel», «inné» ; il semble aller de soi : «Je ne vois pas comment je pourrais penser et agir autrement.» Dans la philosophie il devient une sorte de bon sens, de bonne morale et de logique universelle. «une connaissance minime, inscrite dans les choses mêmes, et que toute société détient de façon quasi génétique.».

Ainsi «le gros bon sens» est l'attitude de qui privilégie le réel, agit avec pragmatisme selon son appréciation de la réalité. Je désire donc vous présenter le professeur Shlomo Sand, de l'université de Tel Aviv, qui est connu pour ses connaissances concernant «les juifs», Israël et «le sionisme». Il est à mon avis, un exemple de quelqu'un qui utilise son «gros bon sens» lorsqu'il parle .

On connaît ce professeur à l’université de Tel-Aviv pour ses travaux d’historien, avec un livre phare: Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), traduit en de nombreuses langues ; on le reconnait aussi à son engagement en faveur des Palestiniens. Biographie Shlomo Sand est professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Tel-Aviv. Auteur d'un essai sur Georges Sorel (L'Illusion du politique, La Découverte, 1984), il a publié, ces dernières années, plusieurs ouvrages sur l'histoire des juifs et d'Israël (Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008 ; Comment la terre d'Israël fut inventée, Flammarion, 2012), tout en poursuivant sa réflexion sur son métier d'historien (Crépuscule de l'histoire, Flammarion, 2015)

Shlomo Sand est né à Linz, en Autriche. En 1948, ses parents émigrent en Israël où il grandit. Il finit ses études supérieures en histoire, amorcées à l’Université de Tel-Aviv, à l’École des Hautes Études en sciences sociales, à Paris. En 1983, il y termine une thèse de doctorat sur la pensée de Georges Sorel, qui est immédiatement publiée ( L’Illusion du politique , Paris, La Découverte, 1984). Depuis 1985, il enseigne l’histoire de l’Europe contemporaine à l’Université de Tel-Aviv. Ses domaines de spécialisation recoupent l’histoire des idées et du statut des intellectuels dans la société moderne ainsi que les relations entre l’histoire et le cinéma. Il a publié de nombreux livres et articles sur ces sujets, en français en anglais et en hébreu.

Shlomo Sand, Email: shlomosand@gmail.com
1978 - 1982 - Étudiant au doctorat à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales
1983 - 1985 - Maître assistant associé, École des Hautes Études en Sciences Sociales
1988 - 1994 - Titulaire, Université de Tel Aviv, Israël
1995 - 2001 - Professeur associé, Université de Tel Aviv, Israël
2002 - 2014 - Professeur premier niveau, Université de Tel Aviv, Israël
2014 - À ce jour - Professeur émérite, Université de Tel Aviv, Israël
Domaines d'enseignements principaux: Histoire Intellectuelle Française, Histoire Politique du 20e Siècle, Histoire et Cinéma, Nation et Nationalisme, Histoire et Théorie.

Résumé
Le livre choc de Shlomo Sand : l'historien israélien y montre que le peuple juif, tel qu'on l'entend aujourd'hui, est essentiellement une création du XIXe siècle. En s'appuyant constamment sur des matériaux historiques, il s'attaque à l'idée, très ancrée dans la conscience occidentale, que les Juifs sont un groupe humain ayant une origine commune et ayant été arraché de sa terre. Plus que l'histoire des juifs, il étudie l'historiographie qui a bâti un peuple juif : ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle que des historiens juifs ont commencé à écrire l'histoire du peuple juif comme celle d'une nation née avec Moïse et la réception de la Torah.

Mais à la différence des nationalismes français ou allemands, étudiés depuis longtemps, le sionisme n'avait pas encore fait l'objet d'une réflexion critique globale qui en déconstruise les mythes. Sans remettre en cause l'existence de l'État d'Israël, dont il ne conteste pas la légitimité, Sand en refuse l'assimilation à un État juif, qui appartiendrait aux juifs du monde entier. Ce livre iconoclaste, plein d'audace et d'une grande originalité, a suscité à sa parution en 2008 une immense polémique en Israël et en Europe, largement relayée par la presse française : « Un débat événement » (Marianne), « Le livre qui enflamme Israël » (Le Point), controverse avec Éric Marty dans Le Monde...Très rapidement devenu un best-seller, il est aujourd'hui incontournable pour comprendre les termes du débat autour de l'État d'Israël.

Quand le peuple juif fut-il créé ?
Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du 19e siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin de façonner une nation future ? Dans le sillage de la « contre-histoire » née en Israël dans les années 1990, Shlomo Sand nous entraîne dans une plongée à travers l'histoire " de longue durée " des juifs. Les habitants de la Judée furent-ils exilés après la destruction du Second Temple, en l'an 70 de l'ère chrétienne, ou bien s'agit-il d'un mythe chrétien qui aurait infiltré la tradition juive ?

L'auteur montre comment, à partir du 19e siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les premiers sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Ce détour par le passé conduit l'historien à un questionnement beaucoup plus contemporain : à l'heure où certains biologistes israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'État juif, et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, Shlomo Sand délaisse le débat historiographique pour proposer une critique de la politique identitaire de son pays.

Dès sa parution en Israël, et sa parution en France, en 2008, le livre de Shlomo Sand a déclenché de violentes polémiques. Il remet radicalement en question, en effet, les points clés du récit convenu de l’histoire juive, à commencer par celui qu’invoque la Déclaration d’indépendance d’Israël et selon lequel le peuple juif est né sur la terre d’Israël et en a été exilé sous la domination romaine, en l’an 70, avant d’entamer son retour deux millénaires après. Il n’y a pas eu d’exil, soutient Shlomo Sand, de même qu’il n’y a jamais eu de peuple juif, seulement une religion juive. Contrairement à une autre thèse conventionnelle, la religion juive s’est montrée prosélyte, et ce sont les conversions qu’elle a opérées qui expliquent la présence de millions de juifs de par le monde. En particulier, les juifs ashkénazes de l’Est européen ne proviennent pas de la terre d’Israël, mais sont issus de l’adoption du judaïsme par le royaume khazar du Caucase.

Bref, nous sommes en présence de l’invention d’une continuité historique fictive. Les conséquences politiques de la déconstruction à laquelle procède Shlomo Sand sont considérables. Elles conduisent à opposer à la vision officielle d’Israël comme un « État juif et démocratique » l’idée d’un « État de tous ses citoyens » – juifs, arabes et autres. C’est dire combien l’ouvrage mérite une discussion approfondie. Nous avons demandé leur réaction à Esther Benbassa, Denis Charbit, Maurice-Ruben Hayoun, Tony Judt et Maurice Sartre, que nous remercions d’avoir répondu à notre appel. Shlomo Sand fait suivre leurs interventions d’une réponse générale.

L’historien israélien Shlomo Sand a publié un essai intitulé « Comment le peuple juif fut inventé ». Il tente par cette démonstration de délégitimer son propre pays en arguant que le sionisme est un mythe, et que par conséquent le lien entre Israël et les juifs est une fiction. Les juifs ne seraient pas un peuple d’après lui, mais des individus épars n’ayant rien d’autre qu’une religion en commun. Ils descendraient des Khazars, peuple d’Europe Centrale converti au judaïsme au 8eme siècle, et d’autres convertis d’une époque où le judaïsme était prosélyte. D’après Shlomo Sand, les juifs n’ont pas été expulsés par les romains après la destruction du temple de Jérusalem, mais islamisés quelques siècles plus tard par les arabes. Les vrais descendants des juifs d’alors seraient donc les palestiniens d’aujourd’hui.

Cela laisse supposer que le prochain essai de Shlomo Sand pourrait s’intituler « Comment le peuple palestinien fut inventé », ce qui nous promet une nouvelle lecture passionnante. Il est vrai que les juifs sont métissés et diversifiés. Beaucoup de leurs aïeux, comme Ruth la Moabite, n’étaient pas juifs en naissant. Elle fut néanmoins l’arrière grand-mère du grand Roi David, lui-même ancêtre du juif Jésus de Nazareth d’après les Evangiles. Non seulement n’est-t-il pas scandaleux d’être d’origine composite, mais c’est la gloire du judaïsme que de ne pas revendiquer une race, mais une vision du monde indissociable du lieu où elle vit le jour : la terre d’Israël. Même si on considère que les juifs d’aujourd’hui ne sont pas génétiquement ceux de l’Antiquité, il n’en demeure pas moins qu’un grand nombre parmi eux se retrouve autour de valeurs communes, dont l’Etat d’Israël tel que proclamé en 1948 par le mouvement sioniste et ratifié par la Communauté Internationale. L’identité d’un peuple est dynamique et changeante. Elle est culturelle et non pas génétique.

Shlomo Sand récuse le lien des juifs à Israël en se fondant sur un argument ethnique. Leur mixité serait une raison de leur dénier toute cohérence en tant que peuple. Ils devraient d’après lui satisfaire à des critères géniques pour avoir le droit d’affirmer leur appartenance. Raisonnement nauséabond dont l’extrême-droite fait son fond de commerce depuis toujours. Shlomo Sand a raison de dire que ce qui liait les juifs avant le sionisme était la religion. Mais bien qu’ayant été reconnus comme citoyens sous l’impulsion de la Révolution Française, ils ont continué d’être singularisés par un antisémitisme endémique qui n’a cessé de prospérer jusqu’à nos jours. Tout au long de la codification du Talmud au premier millénaire il fut question de l’Exil et du Retour. Plus tard il y eut des controverses au sein du monde juif concernant la question du rapport à Israël.

Certains pensaient qu’il y avait obligation d’y habiter, d’autres que chacun pouvait se déterminer librement, et d’autres encore qu’il fallait attendre l’ère messianique. Mais tous ont toujours eu le regard tourné vers Israël. Mais dans le monde d’aujourd’hui point n’est besoin de brandir la Torah pour justifier l’Etat d’Israël. Sa légitimité juridique repose sur le constat fait par les Nations-Unies en 1947 qu’il y avait sur le territoire de la Palestine une population juive qui revendiquait un Etat au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ces six-cent mille silhouettes incertaines sont devenus six décennies plus tard six millions de citoyens d’une nation prospère et dynamique, avec les qualités et les défauts de toute démocratie.

Par ailleurs, grâce à l’impressionnante réussite du projet sioniste, beaucoup de juifs de par le monde ont acquis l’assurance de ceux qui savent qu’ils ont une maison. Lors d’une commémoration de la Shoah à Auschwitz en septembre 2003 on a pu voir des petits-enfants de rescapés survoler à basse altitude les camps de la mort à bord de chasseurs de l’armée israélienne frappés de l’étoile de David. Il faut avoir cette image à l’esprit pour prendre la mesure de la révolution que constitue l’Etat d’Israël. Pour le peuple juif d’abord, mais aussi pour le reste du monde. L’Etat d’Israël n’est peut-être pas celui dont rêvaient les pères fondateurs, mais l’Histoire atteste qu’il n’y a que peu de révolutions qui débouchent sur ce qu’escomptent les idéologues.

Les révolutions ne sont d’ailleurs souvent que des passerelles qui conduisent les peuples à changer de malheur. La révolution du peuple juif fait exception et démontre tous les jours sa vitalité, même si Shlomo Sand estime qu’il n’existe pas. Les thèses de Shlomo Sand sur l’inexistence du peuple juif ont été réfutées par beaucoup et approuvées par certains, mais là n’est pas la question. La question est qu’il fait fausse route dès l’énoncé de son essai, parce que Shlomo Sand n’a pas à prescrire aux gens ce qu’ils sont en fonction de leurs ancêtres. Il a à respecter le droit des vivants de se définir. Et le peuple juif est bien vivant. C’est pour cela que je n’ai pas lu le livre de Shlomo Sand.

Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme:
source: https://www.ababord.org/Comment-le-peuple-juif-fut-invente

Shlomo Sand s’intéresse à l’identité politique du peuple juif et démontre que ce peuple est, en termes historiques, tout à fait normal : il a des origines multiples et très variées, et il a bénéficié dans sa composition démographique de l’apport de nombreux autres peuples. De plus, comme les autres peuples, il a ses mythes fondateurs, le plus important d’entre eux étant que le peuple juif forme une unité qui s’est perpétuée au fil des siècles. Le livre est un best-seller en Israël.

Un bref compte-rendu ne lui rendra sans doute pas justice. Dans son avant-propos, il raconte les histoires individuelles de personnes qu’on aurait pu classer comme « mono-ethniques », mais qui se trouvent à avoir des identités multiples, hybrides, complexes qui défient toute classification et dont les destins s’entrecroisent de façon inattendue. Il entame ensuite une réflexion sur l’identité, la mémoire et la philosophie de l’histoire. Il critique l’historiographie officielle israélienne qui considère que : « La mémoire greffée de tout Israélien d’origine juive ne saurait évidemment être comparée à ses mythologies échevelées ! N’y figurent que des vérités solides et précises. »

Chaque Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah dans le Sinaï, et que lui-même en est le descendant direct et exclusif […]... Sa thèse principale est à l’effet que « les juifs ont toujours formé des communautés religieuses importantes qui sont apparues et ont pris pied dans diverses régions du monde et ne constitue pas un ethnos porteur d’une même origine, unique, qui se serait déplacé au cours d’une errance et d’un exil permanents. » Pour sa démonstration, il conteste deux idées fondamentales.

La première est que le peuple juif fut chassé de la Palestine antique en l’an 70 de notre ère. Et la deuxième est que les diverses communautés juives autour du bassin de la Méditerranée étaient issues de l’immigration juive qui a suivi cet exil. Il démontre, en se référant à de nombreuses sources d’auteurs juifs sionistes ou non sionistes ainsi qu’à des auteurs non juifs, que d’abord une portion importante des occupants actuels de la Palestine historique sont en effet des descendants de communautés juives qui n’ont pas été exilées mais qui se sont converties au christianisme d’abord, puis en partie à l’islam. Il démontre aussi que les diverses communautés juives autour du bassin méditerranéen sont le résultat de conversions, à un moment où le prosélytisme était un trait de la religion juive. Pour démontrer cette tendance au prosélytisme, il propose trois types d’arguments.

1. Un argument démographique : l’étendue et la taille des communautés juives n’aurait pas pu être le résultat de la seule immigration juive.

2. Un argument idéologique : le prosélytisme était favorisé par les penseurs juifs de l’époque.

3. Un argument documentaire : il cite de nombreux auteurs des premiers siècles de notre ère, juifs ou non juifs, qui font état des conversions.

Dans les chapitres suivants, il examine séparément l’histoire de diverses communautés juives (au Yémen, en Afrique du Nord, celle des Kagans et des Khazars, celles de l’Europe de l’Est) pour démontrer leurs origines locales résultant de conversions, et non pas issues de l’immigration juive de Palestine. Tout comme les nouveaux historiens israéliens qui ont transformé les perceptions israéliennes de l’histoire récente, ce livre aura sans doute un apport majeur pour l’historiographie israélienne qui s’intéresse aux origines du peuple juif.

Comment fut inventé le peuple juif : source; https://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205

Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.

Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël «histoire générale») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur «qui est juif ?» n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.

Le judaïsme, religion prosélyte
Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision «nationale» de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces «vérités bibliques», devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la «terre de ses ancêtres».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un «ethnos» porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.

Références

Shlomo Sand Historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur de Comment le peuple juif fut inventé, à paraître chez Fayard en septembre.

(1) Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible, ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

(2) Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu), Varsovie, Comité exécutif de l’Union de la jeunesse et Fonds national juif, 1929.

(3) La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud synthétise l’ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les coutumes et l’histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone, achevé à la fin du Ve siècle.

(4) Parlé par les Juifs d’Europe orientale, le yiddish est une langue slavo-allemande comprenant des mots issus de l’hébreu.

(5) Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l’Histoire.


Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme
Source; https://www.ababord.org/Comment-le-peuple-juif-fut-invente



#28)

Shlomo Sand « Depuis 1967, la vision sioniste change vers une fermeture, une biologisation plus grande »

Shlomo Sand est professeur émérite d’histoire à l’université de Tel Aviv, auteur de Comment la terre d’Israël fut inventée*

Vous affirmez que « le peuple juif fut inventé » et qu’il ne faut pas le confondre avec le peuple israélien. Pourquoi cette distinction ?

« M’appuyant sur beaucoup de sources, j’ai avancé la thèse que, s’il y a aujourd’hui un peuple français ou allemand, il n’y avait pas de « peuple juif » au sens moderne, invente au XIXe siècle. L’Etat français est par- venu a « construire » un peuple français à partir des Gaulois, avec Jules Michelet. En parallèle, le sionisme, qui se réclamait du peuple juif, a réussi en fin de compte à créer un peuple israélien – mais pas un peuple juif. Il s’agissait d’attribuer des droits sur cette terre, ici à Tel Aviv mais aussi à Hébron, à Jéricho. Dans mon livre Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), j’ai proposé une autre vision de l’histoire qui a fait beaucoup de bruit en Israël. Le sionisme, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, a utilisé un langage moderne, mais l’origine de cette invention d’un peuple-race juif arraché de sa terre, c’est plutôt une idée chrétienne qui commence avec le Nouveau Testament : à cause de ses péchés, ce peuple a été exilé; Dieu aurait puni les juifs** pour avoir assassiné le fils de Dieu. Cette idée du « peuple déicide» a traversé les siècles, d’Augustin à Emmanuel Kant, et serait responsable de son exil. Jusqu’à Hitler, qui a insisté sur le fait que les juifs n’étaient pas seulement une religion mais surtout un peuple-race. »

« Si je mets en question la vision christiano-sioniste qu’il y a un peuple-race juif qui a été exilé et « est retourné » à sa propre terre, je ne mets pas en question aujourd’hui le fait que le sionisme ait réussi à créer un peuple israélien. Un groupe qui parle la même langue, qui a son propre territoire. Le sionisme a réussi à créer un peuple ici, mais il ne veut pas le reconnaître. Je suis politiquement pour l’« israélisation » de l’état d’Israël, pour le désioniser, pour en faire une vraie république de ses citoyens, quelle que soit leur origine. Il ne faut pas oublier qu’il y a 21 % de la population, en Israël même, qui sont des Palestino-Israéliens, citoyens, mais de seconde zone. »

« Dès les débuts du sionisme, le grand problème, c’était de définir qui était juif. La définition officielle émerge en Israël à partir de 1970. Autrefois, c’était indiqué sur la carte d’identité, ce n’est plus le cas maintenant, mais le ministère de l’Intérieur conserve cette information. Un Israélien dont le père est juif mais pas la mère n’est aujourd’hui pas reconnu comme juif. L’état a une définition ethno-religieuse. Toutes ces règles font beaucoup de dégâts dans les familles des immigrés russes. »

« Pour revenir à l’exil, il faut constater qu’il n’y a pas de recherche sur cette question en Israël. Et il faut dire clairement que les Romains n’ont pas exilé les juifs. Ils ont fait beaucoup de prisonniers, des esclaves, mais la population est restée. Qu’est-elle alors devenue ? Je suis arrivé à la conclusion qu’elle a été en grande partie christianisée sous l’Empire byzantin ; et, à partir du VIIe siècle, la majorité restante s’est convertie à l’islam. Parallèlement, et c’est important à comprendre, la religion juive était prosélyte entre le IIe siècle avant notre ère et le IVe siècle de notre ère. Les lois d’Hadrien qui interdisent le prosélytisme juif le prouvent. Le christianisme a modelé le judaïsme, plus que l’inverse. Il n’était pas facile de vivre avec des voisins qui vous accusent d’avoir tué Jésus. Les juifs restés en Palestine se sont pour la plupart convertis au christianisme, ou à l’islam plus tard, tandis que les juifs dits de la diaspora sont pour beaucoup descendants de convertis au judaïsme. Il y a aussi eu une poignée de royaumes juifs à l’extérieur, comme au Yémen (le royaume himyarite), au sud de la Russie (l’empire khazar), au Maghreb (le royaume de Dihya al-Kahina) et en Éthiopie. En Israël, la plupart croient qu’il y a un ADN juif. Cela pose problème quand le ministère de l’Intérieur demande à des immigrées juives venues de Russie de faire des tests ADN pour prouver leur judéité. C’est fou, mais c’est officiel»

Shlomo Sand « Depuis 1967, la vision sioniste change vers une fermeture, une biologisation plus grande »



#29)

Dans l'interprétation des prophéties, doit-on attribuer à une nation terrestre située au Moyen-Orient, laquelle depuis 1948, s'est appelée «Israël» , un rôle quelconque dans l'accomplissement des prophéties sur «l'Israël» de Dieu? La réponse est non seulement négative mais le fait de se poser cette question nous indique que la confusion actuelle au sujet de ce pays est la preuve que le diable a vraiment tout fait pour changer le sens des prophéties bibliques afin de détourner l'attention sur ses mensonges.

Il y a plusieurs années j'ai publié un article similaire sur ce thème afin de mettre au point, une fois pour toutes, le mensonge au sujet de l'Israël ethnique au sens littéral, une doctrine humaine et empruntée au Dispensationalisme. J'ai prouvé que tout ce qui découle du Dispensationalisme, n'est pas de Dieu. Cette doctrine a été élaborée par des théologiens trinitaires, ne connaissant pas Dieu ni étant né de nouveau, et ont interprété les prophéties avec leur intelligence humaine.

William Branham s'est fait prendre et même s'il était sincèrement bien intentionné, a repris à son compte les études des théologiens qu'il avait dénoncés, peut-être en pensant bien faire et a élaboré une bonne partie de son enseignement sur ces connaissances erronées. Quel gâchis !....Pas étonnant, que ce groupe de croyants soit confus! Après plusieurs décennies d'études des sermons de William Branham, les «soi-disant anciens» des assemblées du «message» vont encore s'agenouiller devant la chaire, lorsque le pasteur lance «un appel à l'autel»! Pourquoi? Parce qu'ils n'ont encore rien compris.

La grande sincérité de William Branham ne l'a pas empêché d'errer avec le Dispensationalisme
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La grande sincérité de William Branham ne l'a pas empêché d'errer avec le Dispensationalisme

Je tiens à préciser que ceux qui sont prédestinés et appelés pour faire partie du peuple saint, du peuple des vainqueurs de Dieu, proviennent de toutes les nations, car effectivement toutes les prophéties à propos du peuple d'Israël mentionnent que le peuple saint doit être ramené dans son pays spirituel d'origine, là où ils peuvent se tenir constamment dans la présence de leur Père et de leur Dieu. Ce peuple saint avait été vaincu par l'accusateur et aux yeux de Dieu, l'expression «parmi les peuples ou les nations» signifie simplement que les vrais vainqueurs qui mériteront le privilège de s'appeler du nom d'Israël proviendront de toutes les nations terrestres. C'est justement sur ces prophéties que le diable s'est acharné à contrefaire la vérité, en altérant le sens profond du nom d'Israël et de la nation sainte.

Ceux qui sont saints sont sanctifiés

Dieu a déclaré (à son peuple): «Vous serez saints car je suis saint» 1 Pierre 1:16
En conséquence il n'y a de saint que celui qui est sanctifié par l'Esprit de Dieu.
« Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères,» Hébreux 2:11

Ceux qui sont saints sont parfaits

« Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.» Matthieu 5:48

« Cependant, c'est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis ;» 1 Corinthiens 2:6

« Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.» Philippiens 3:15

Mais un jour le peuple saint fut vaincu par l'accusateur, lorsque le mystère de l'iniquité a dominé l'Église.

« Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.» 2 Thessaloniciens 2:7

« Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplies. »  Luc 21:24  - Note: Cette prophétie s'est accomplie littéralement et présageait également une captivité spirituelle lorsque le mystère de l'iniquité dominerait.

« Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l'emporter sur eux Daniel 7:21

« Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation.»
Apocalypse 13:7

Il n'y a qu'un peuple saint et ceux qui appartiennent à ce peuple sont saints.

Les prophètes ont parlé qu'un jour il y aurait «un retour» des saints d'Israël, lesquels étaient disséminés (littéralement et plus tard, spirituellement) à travers les nations. Plusieurs de ces prophéties étaient un figure de style voulant dire qu'un jour, l'Israël spirituel serait vaincu et que ceux qui se réclameraient de cet Israël vaincu seraient emportés par les enseignements et les doctrines des nations, ceux qui ne sont pas sous l'alliance éternelle. Le peuple saint est un peuple de vainqueurs et le nom du peuple saint est Israël.

« Quand je les ramènerai d’entre les peuples, quand je les rassemblerai du pays de leurs ennemis, je serai sanctifié par eux aux yeux de beaucoup de nations.  Et ils sauront que je suis l’Éternel, leur Dieu, qui les avait emmenés captifs parmi les nations, et qui les rassemble dans leur pays ; Je ne laisserai chez elles aucun d’eux, et je ne leur cacherai plus ma face, car je répandrai mon Esprit sur la maison d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel. »   Ézéchiel 39:27-29

« Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où (...)  Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël ; Ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits.  Je les planterai dans leur pays, et ils ne seront plus arrachés du pays que je leur ai donné, dit l’Éternel, ton Dieu. » Amos 9:13-15

« Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : Écris dans un livre toutes les paroles que je t’ai dites.  Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël et de Juda, dit l’Éternel ; Je les ramènerai dans le pays que j’ai donné à leurs pères, et ils le posséderont. » Jérémie 30:2-3

« Nations, écoutez la parole de l’Éternel, et publiez-la dans les îles lointaines !  Dites : Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, et il le gardera comme le berger garde son troupeau. »  Jérémie 31:10

« Et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, je prendrai les enfants d’Israël du milieu des nations où ils sont allés, je les rassemblerai de toutes parts, et Je les ramènerai dans leur pays.  Je ferai d’eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d’Israël ; Ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes. » Ézéchiel 37:21-22

« Ainsi a parlé le Seigneur, l’Eternel : Voici : Je lèverai ma main vers les nations, je dresserai ma bannière vers les peuples ; Et ils ramèneront tes fils entre leurs bras, ils porteront tes filles sur les épaules.» Isaïe 49:22

La libération des captifs du peuple saint
La première libération a eue lieu avec la venue du messie, Jésus-Christ. Cette première libération des captifs était cette année de grâce mentionnée dans Isaïe 61:2. Les faits sont rapportés dans Luc 4:19

« (18) L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, (19) pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.» Luc 4:19 

La deuxième libération des captifs a lieu à la fin des temps. Lorsque Jésus lut le passage d'Isaïe 61, il s'arrêta avant la fin du verset 2, là où il est mentionné juste après «la proclamation d'une année de grâce», « un jour de vengeance». Le ministère de Jésus ne publia pas «le jour de vengeance», car ce jour de vengeance était réservée pour l'appel des vainqueurs de la fin des temps. Comparé à «l'année de grâce», ici l'on parle symboliquement d'un jour, ce qui nous place dans la perspective d'un court laps de temps. Ce Jour de vengeance est le jour du Seigneur prophétisé et qui survient comme un voleur dans la nuit. C'est lors de ce jour de vengeance que le Seigneur rend à chacun selon ses œuvres.

Isaïe 61:2 « (...) et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés; »

Daniel 12: 9-10 « Et il dit : Va, Daniel, car ces paroles sont serrées et scellées jusqu'au temps final. (10) Qu'il y en ait beaucoup qui soient purifiés, blanchis et éprouvés, et que les méchants fassent le mal, et qu'aucun méchant ne comprenne ; mais les intelligents comprendront. »

Matthieu 16:27 « Car le fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges ; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.» Note: Ici, c'est le «Jour» de vengeance prophétisé.

Note: À la fin des temps, le fils de l'homme oint de l'Esprit vient avec «ses anges/vainqueurs». Son nom est un cri de commandement, car l'Esprit qui est sur lui commande. Son nom signifie «Qui est comme Dieu ?» Et les vainqueurs répondront «Nous, qui sommes saints comme Dieu est saint, et parfaits comme notre Père Céleste est parfait» Les ouvriers du mystère de l'iniquité n'auront aucune chance, car c'est un jour de jugement, un jour de vengeance.

2 Corinthiens 11:15 « il n'est donc pas surprenant que ses serviteurs se déguisent aussi en serviteurs de justice ; mais leur fin sera selon leurs œuvres.»

Apocalypse 2:23 « Et ses enfants, je les frapperai de mort ; et toutes les Églises connaîtront que je suis Celui qui sonde les reins et les cœurs ; et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres

Par conséquent, ceux qui sont restaurés saints et parfaits, et qui sont vainqueurs par le sang de l'agneau, sont les seuls qui sont autorisés dans la présence de Dieu, à s'identifier au peuple d'Israël, et nous qui croyons, sommes les tribus d'Israël. Ne cherchez pas 144,000 juifs ethniques, debout sur une grande montagne au Moyen-Orient! Ce sont 144,000 vainqueurs, debout sur la montagne de Sion décrite dans Hébreux 12:22

Hébreux 12:22 « Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et des myriades qui forment le chœur des anges, (...) »

Apocalypse 14:1 « Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.»

Cette montagne est une illustration métaphorique de la dimension spirituelle conférée au peuple de Dieu. Le peuple de Dieu se tient sur une montagne spirituelle, dont la dimension symbolique, hauteur, largeur, profondeur est égale et parfaite, car la sainteté et la perfection conférée par la Nouvelle Alliance est égale à la perfection divine.

Apocalypse 12:11 « Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.»

Hébreux 12:18 « Vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne qu'on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, »

Cette montagne est la conscience du sacrifice perpétuel restauré au Jour du Seigneur, de la sainteté et de la perfection divine restaurée au peuple saint, aux vrais vainqueurs qui ont vaincu l'accusateur par le sang de l'agneau.

Apocalypse 8:8 « Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang,»

Pour conclure, je désire vraiment que vous compreniez qu'aujourd'hui en cette fin des temps, Dieu ne fera jamais une alliance de salut avec les Gentils ou une nation ethnique particulière, mais seulement et toujours qu'avec Israël. Le peuple de Dieu est avant tout un peuple spirituel, un peuple dont le nom signifie «victoire sur l'adversaire», c'est-à-dire «Satan» qui signifie «accusateur». Le Jour du seigneur est un jour de vengeance, c'est-à-dire que Dieu redonne au peuple saint la victoire sur l'accusateur qui accusait les frères jour et nuit! Apocalypse 12:10

Le peuple d'Israël est un peuple spirituel de vainqueurs. À cleui qui vaincra....
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#30)

Israël est un NOM DIVIN, pas humain. Ce détail est essentiel. Il est impossible de comprendre clairement le sujet d'Israël en dehors d'une étude attentive de l'Ancien Testament. La première fois que le nom «Israël» apparaît dans l'Écriture, c'est quand il a été mentionné par l'ange de Dieu à Jacob, après que ce dernier eut lutté avec lui durant toute la nuit. L'étranger céleste a finalement dit , «Tu ne sera plus appelé Jacob , mais Israël, car en tant que prince tu as luté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur» (Genèse 32:28 ). Plus tard, nous verrons qu'Israël est transféré à tous les authentiques vainqueurs. Rappelez-vous les lettres adressées aux 7 anges des 7 Églises....«À celui qui vaincra» Pourquoi? Parce que lorsque l'Esprit d'Israël revient à la fin des temps, c'est un appel «aux vrais vainqueurs»

Ainsi, le nom «Israël» fut d'abord un nom d'origine divine appliquée à Jacob. Seul Jacob avait le droit au début, de porter ce nom, car dans ce nom il y a une victoire d'ordre divine. Ce nom représente sa victoire sur le péché spirituel , par la prière et la lutte en affirmant la grâce de Dieu. Jacob avait douze fils, lesquels allèrent vivre plus tard en Égypte. Les descendants de ces 12 fils, se sont par la suite multipliés et nous avons là, les 12 tribus de Jacob, qui ont ensuite été contraints à l'esclavage par les Égyptiens jusqu'à l'époque de Moïse. Tout cela était une préfiguration spirituelle de l'authentique peuple saint de Dieu.

Rappelez-vous que Dieu avait parlé à Pharaon à travers Moïse , «Israël est mon fils , mon premier-né ... Laisse aller mon Fils » Exode 04:22-23. C'est que dans cette histoire, Moïse représentait Christ et Pharaon représentait le diable, l'accusateur Apocalypse 12:10 .

Notez ici que par la suite, dans l'Ancien Testament, la signification du nom «d'Israël» est élargie pour inclure les descendants de Jacob et que les descendants physiques de Jacob sont une «analogie préfiguratrice» des vrais descendants spirituels de Jacob/Israël.  Par conséquent , le nom «d'Israël» d'abord appliqué à un homme victorieux sur le plan spirituel, puis ensuite à son peuple, les descendants de sa semence spirituelle. Commencez-vous à voir pourquoi c'est un point très important?

Ainsi donc, le nom d'Israël est un nom que Dieu a choisi afin que tous «les enfants de son peuple saint» s'identifient spirituellement comme faisant partie de «la famille de Dieu» (Isaïe 44: 5). C'est Dieu qui a choisi le nom. Personne ne mérite ce nom, à moins qu'il ne soit un fils spirituel d'Abraham. Personne. La famille de Dieu est sainte, parce que Dieu est saint. La famille de Dieu rassemble « les esprits des justes restaurés à la perfection de Dieu», comme la perfection de leur Père Céleste.

Matthieu 5:48 « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.»
1 Pierre 1:16 «Vous serez saints, car Je suis saint.»

Le nom d'Israël sera toujours lié avec les mots «prévaloir», «vaincre» et «victoire». Puisque les Écritures nous affirment que Jacob a prévalu et fut reconnu par Dieu comme «un vainqueur», la véritable semence spirituelle de Jacob prévaudra toujours, et sera toujours identifiée comme étant une famille de «vainqueurs». La semence de Jacob est une nation spirituelle, un peuple saint et «l'adn spirituel» de Jacob les distingue parmi tous. Ils sont tenaces, acharnés, persévérants au-delà du commun, ne lâchent jamais prise si Dieu leur donne l'opportunité de les rencontrer face-à-face. Et le nom «d'Israël» est exclusivement réservé aux princes spirituels (ceux qui sont véritablement nés de nouveau), à ceux qui gouverneront les nations du monde.

Dieu donna à Jacob un nom, lequel fut choisit en fonction de son acharnement à saisir la bénédiction directement de Dieu, et dans Genèse 32:28, il est dit: «... ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.» Évidemment, cette notion de victoire extraordinaire a été complètement occultée et aujourd'hui le sens réel de ce nom a été complètement perdu.
Mon emphase: «tu as été vainqueur» dans le même sens que: «tu as prévalu - triomphé - tu as conquis - tu as remporté la victoire» .

Israel, un nom synonyme de vainqueur
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Lisons ce passage d'Apocalypse 12: 7-9 « Et il y eut guerre dans le ciel: Michel et ses anges combattirent contre le dragon; et le dragon et ses anges combattirent, et ils ne l'emportèrent pas. Leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et le grand dragon fut chassé, ce vieux serpent , appelé le diable et Satan, qui trompe le monde entier: il a été jeté sur la terre, et ses anges ont été chassés avec lui. »
Mon emphase: "... ils (le diable et ses anges) ne l'emportèrent pas, ils n'ont pas prévalu ...l'accusateur qui les accusait devant Dieu jour et nuit a été précipité!»

C'est donc le sens exact que Dieu a en tête, quand il regarde le nom d'Israël! Voyez-vous? Le nom d'Israël est pour ceux qui l'emportent, ceux qui triomphent, ceux qui sont victorieux ...

Voici les promesses faites aux victorieux d'Israël, le peuple de Dieu.

  1. ISRAËL ! *** « À celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu»
  2. ISRAËL !  *** « Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort.»
  3. ISRAËL !  *** « À celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.»
  4. ISRAËL !  *** « À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l'étoile du matin.»
  5. ISRAËL !  *** « Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.»
  6. ISRAËL !  *** « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus ; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.»
  7. ISRAËL !  *** « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.»
Ils ont vaincu l'accusateur, une fois pour toutes
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Et j'ajouterai que les vrais vainqueurs sur l'accusateur, recevront la révélation qu'ils font partie de la famille de Dieu, le peuple d'Israël. Tous les membres de la famille de Dieu, ceux qui ont vaincu l'accusateur, reçoivent un vêtement blanc de justice et de perfection, car ils ont en eux, la flamme perpétuelle du sacrifice de Jésus.



#31)

Avant d'entrer dans le vif du sujet voyons quelques passages des écritures à propos d'Israël. Dans Exode 4:22 , l'Éternel dit à Moïse de répéter à Pharaon que le nom d'Israël était le Fils premier-né de l'Éternel. En d'autres mots, le Fils de Dieu, le Logos s'identifiait sous le nom d'Israël. Je ne parle pas de Jésus, mais du Fils, l'Esprit qui oignit plus tard le Fils de l'homme, Jésus.

Exode 4:22 « (...) Ainsi parle l'Éternel: Israël est mon Fils, mon premier-né.»

Matthieu 11:27 « Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.»

Jean 5:26>« Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi Il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même.»

1 Jean 5:12>« Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie.»

Et moi j'ajoute: Celui qui s'identifie à Israël est aussi un premier-né. Seuls les premiers-nés possèdent le droit d'ainesse divin. Celui qui n'a pas le Fils n'a pas l'Esprit d'Israël. Celui qui ne peut s'identifier à Israël ne fait pas partie de l'assemblée des premiers-nés, car il est écrit:

Hébreux 12: 22-23 « 22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, 23 de l'assemblé des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, »

Hébreux 1:14 : Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?
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Apocalypse 7:3 « Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres,
jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.»

Le nom d'Israël est un nom que Dieu a choisi afin que tous «ses enfants» s'identifient spirituellement comme faisant partie de «la famille de Dieu» (Isaïe 44: 5). C'est Dieu qui a choisi le nom. Personne ne mérite ce nom, à moins qu'il ne soit un fils spirituel d'Abraham. Personne. La famille de Dieu est sainte, parce que Dieu est saint. La famille de Dieu rassemble « les esprits des justes restaurés à la perfection de Dieu» , comme la perfection de leur Père Céleste.

Matthieu 5:48 « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.»
1 Pierre 1:16 «Vous serez saints, car Je suis saint.»

Les doctrines issues du dispensationalisme sont antichrist
Les érudits de la Bible et les théologiens avaient tort. Ils ont interprété la plupart des prophéties concernant Sion ou Israël, comme une alliance parallèle spéciale avec les Juifs naturels. Cette conception théologique est aussi appelée «dispensationalisme». Cet enseignement n'a pas de sens et est totalement antichrist. Dieu n'a jamais fait d'alliance éternelle avec aucune autre nation qu'Israël. Je veux dire l'Israël spirituel.

Jérémie 32:40 « Je traiterai avec eux une alliance éternelle; je n'arrêterai jamais de leur faire du bien, et je les forcerai à me craindre, afin qu'ils ne se détournent jamais de moi.» L'Alliance éternelle est la nouvelle naissance! C'est le sacrifice perpétuel en Esprit! La propre perfection et sainteté de Dieu, transférée au peuple de Dieu! L'Esprit de Christ, (et ses anges) contemplant constamment, jour et nuit, «l'Alliance dans le sang de l'Agneau!» Luc 22:20 et Hébreux 10:16

La révélation est que la NOUVELLE ALLIANCE en Jésus-Christ est faite avec la maison d'Israël ! Ce n'est pas l'ancienne alliance que Dieu avait fait avec la descendance naturelle d'Abraham qui est renouvelée. Remarquez que Dieu n'a jamais fait une alliance de salut avec les nations païennes. Jamais. En fait, nulle part dans les Écritures vous trouvez que Dieu a fait alliance avec personne autre que les Israélites! Or, nous comprenons qu'il n'y a pas 2 nouvelles alliances, mais une seule.

Lorsque nous lisons le passage d'Hébreux 8:10 « et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » nous voyons que l'apôtre Paul reprend la prophétie que l'on retrouve dans Jérémie 31:33 et il est clair que le mot «ils» (seront mon peuple) fait allusion à l'Église et non pas à la nation naturelle de l'ancien peuple d'Israël, d'autant plus que le verbe «seront mon peuple» est conjugué au futur, donc un «peuple à venir», et nous voyons parfaitement que la prophétie s'est accomplie tel que déclaré en Jean 19:30 , ce qui exclut que l'accomplissement de la prophétie ne pouvait s'appliquer à une nation littérale et naturelle déjà existante. La Nouvelle Alliance n'est que pour le peuple de Dieu, et il n'y a qu'un seul peuple de Dieu. Cette Nouvelle Alliance n'est accessible que par la foi dans le sacrifice expiatoire et le sang versé de Jésus. Luc 22:20 .

DIEU N'A JAMAIS FAIT AFFAIRES AVEC Gentils , Dieu n'a jamais fait d'alliance avec une nation autre que la Sienne.
La nouvelle alliance est faite «avec la Maison d'Israël» ! Dieu fait JAMAIS une alliance de salut avec les Gentils. Mettez-vous cela dans la tête une fois pour toutes! JAMAIS AVEC les Gentils (les nations) .

En fait , nulle part dans l'Écriture trouvez-vous une alliance faite avec n'importe qui d'autre que les Israélites! Donc, si vous voulez être sauvés , vous devez naître de nouveau en tant que Juif spirituel . Cela ne veut pas dire que tous les chrétiens doivent maintenant être circoncis et offrir des agneaux en sacrifice, mais nous devons avoir l'équivalent spirituel de ces choses - Jésus , l'Agneau de Dieu (le sacrifice final) , et la circoncision du cœur .

Dieu ne possède pas de méthode de salut POUR LES JUIFS ET UNE AUTRE POUR LES NON-JUIFS.
Dieu n'a pas une méthode de salut pour les Juifs et un autre pour les non-Juifs . Tout le monde est sauvé de la même manière sous le même programme par la grâce, par la foi . Paul utilise l'analogie d'un olivier pour expliquer que tous les païens qui sont sauvés sont greffés sur le tronc d'Israël. «Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui était un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l'olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte» (Romains 11:17 , 18).

Le nom d'Israël est un nom donné par Dieu SEULEMENT.
C'est un NOM DIVIN, pas humain. Ce détail est essentiel. Il est impossible de bien comprendre le sujet d'Israël en dehors d'une révélation des prophéties de l'Ancien Testament. La première fois que le nom «Israël» apparaît dans l'Écriture, c'est quand il a été mentionné par l'ange de Dieu à Jacob, après que ce dernier eut lutté avec lui durant toute la nuit. L'étranger céleste a finalement dit, «Tu ne sera plus appelé Jacob , mais Israël, car en tant que prince tu as luté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur» (Genèse 32:28 ). Plus tard, nous verrons qu'Israël est transféré à tous les authentiques vainqueurs. Rappelez-vous les lettres adressées aux 7 anges des 7 Églises....«À celui qui vaincra» Pourquoi? Parce que lorsque l'Esprit d'Israël revient à la fin des temps, c'est un appel «aux vrais vainqueurs»

Ainsi, le nom «Israël» fut d'abord un nom d'origine divine appliquée à Jacob. Seul Jacob avait le droit au début, de porter ce nom, car dans ce nom il y a une victoire d'ordre divine. Ce nom représente sa victoire sur le péché spirituel , par la prière et la lutte en affirmant la grâce de Dieu. Jacob avait douze fils, lesquels allèrent vivre plus tard en Égypte. Les descendants de ces 12 fils, se sont par la suite multipliés et nous avons là, les 12 tribus de Jacob, qui ont ensuite été contraints à l'esclavage par les Égyptiens jusqu'à l'époque de Moïse.

Ce nom d'Israël, représente une véritable filiation spirituelle avec notre Dieu. Israël est un nom qui appartient à la pensée de Christ, qui nous amène à faire la volonté du Dieu d'Israël. La profondeur du nom d'Israël signifie le Saint-Esprit qui habite à l'intérieur de tous les enfants du Dieu d'Israël. Ce n'est pas un nom de l'homme, mais un nom qui nous est donné du Dieu d'Israël, Christ. Nous devons aussi nous rappeler que ce nom représente un changement de caractère pour tous ceux qui acceptent de porter ce nom. Ce ne serait pas suffisant de porter son nom en donnant une main d'association (Isaïe dit «écrire avec ou sur la main») et accepter de prendre le nom d'Israël, nous devons devenir, jour et nuit, un authentique fils d'Abraham, qui garde continuellement dans ses pensées les promesses de la Nouvelle Alliance au moyen du sang de Jésus, qui nous justifie devant Dieu, une fois pour toutes (Hébreux 10:10).

En conclusion: Le nom d'Israël représente ce qui est à l'intérieur de nous, c'est-à-dire la victoire totale sur l'esprit accusateur. Nous ne changeons pas notre nom de naissance naturellement donné, mais nous portons son nom à l'intérieur. Le changement d'Israël est la modification apportée par le Saint-Esprit à l'intérieur , dans nos cœurs et nos esprits. Ensuite, nous pouvons vraiment être fils de Dieu , frères du premier-né de l'Église, Jésus, fait à l'image de notre Père Céleste. Donc, je tiens à vous dire qu'il n'y a pas d'Israël au sens littéral, au Moyen-Orient, qui mérite un autre Alliance avec Dieu que la seule et unique Nouvelle Alliance donnée à Abraham, et si cette nation est une nation parmi les nations, alors l'Israël littérale actuelle n'est qu'une nation gentille aux yeux de Dieu.



#32)

Dans l'interprétation des prophéties, doit-on attribuer au nom d'Israël un sens littéral ou spirituel? Personne ne contestera que le peuple de Dieu est saint parce que Dieu est saint. Dieu a dit «vous serez saints, car je suis saint.» Ceux qui font partie du peuple saint sont fils, car Dieu est leur Père. Ils ont en eux et sur eux le Fils de Dieu, ISRAËL , ce qui signifie qu'ils habitent un royaume entièrement spirituel, l'Israël spirituelle.

Environ 800 ans avant Jésus-Christ, le Seigneur a parlé par le prophète Osée , disant: «Quand Israël était jeune, je l'aimais , et appelé mon fils hors d'Égypte » (Osée 11:01 ). Pourtant, à cette époque, la nation d'Israël avait lamentablement échoué spirituellement concernant la signification spirituelle de son nom. L'ancienne nation ethnique d'Israël n'était qu'un type prophétique de l'authentique Israël à venir. Certes, Dieu avait suscité des prophètes et des hommes oints de l'Esprit, tels que David, Salomon, etc.. mais ils ne représentaient que l'authentique Israël spirituel à venir.

Lorsque Jésus parut, cette nation ne méritait en aucun cas le nom d'Israël. Vous voyez ce verset dans Osée nous explose en pleine figure avec une énorme importance, quand on regarde le Nouveau Testament. Environ 800 ans après la prophétie d'Osée, nous apprenons , « que Jésus naquit à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode » (Matthieu 2:1) . Car Hérode se sentait menacé par ce «nouveau roi» enfant , alors il a envoyé des soldats «tuer tous les enfants qui étaient à Bethléem » (v.16). Joseph fut averti de l'imminence de la crise quand l'ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : Lève-toi, et prends le petit enfant et sa mère, et fuis en Égypte, et restes-y jusqu'à ce que je te le dise » (v. 13). Ainsi, la famille se leva, et «se retira en Égypte» (v. 14). C'était là une préfiguration du passage obligé du peuple saint en «Égypte», c'est-à-dire, sous la domination de l'accusateur. Effectivement, après l'ère apostolique, le peuple saint fut vaincu par les ouvriers du mystère de l'iniquité, lesquels commencèrent leur séduction durant le ministère de l'apôtre Paul.

Matthieu écrit que Jésus enfant resta en Égypte «jusqu'à la mort d'Hérode, qu'il fût accompli ce qui avait été annoncé du Seigneur par le prophète: «Hors d'Égypte j'ai appelé mon fils » (v. 15) . Notez que Matthieu cite Osée 11:01, qui désignait à l'origine la nation d'Israël sortant d'Égypte et déclare que la prophétie s'est «accomplie» en Jésus. Tout cet épisode de l'enfance de Jésus préfigurait le volet spirituel de l'Église. Ne manquez pas ce point important selon que les prophéties dans la Bible ont un double sens, soit un accomplissement littéral et spirituel à la fois.

Ici, Matthieu n'a touché que la surface d'un principe vraiment important développé tout au long de son évangile. L'Israël actuelle au Moyen-Orient, est une nation nouvelle (1948), et sa «création» est très discutable. Aux yeux de Dieu, Israël dans le sens naturel et ethnique, n'existe même pas. Cette doctrine qui affirme que l'Israël actuelle qui a été installée avec l'aide des nations en 1948 est le peuple de Dieu, est contraire aux Écritures et à l'Esprit de la Nouvelle Alliance. En fait cette doctrine provient de théologiens trinitaires, qui ont interprété les Écritures. Ce fut probablement la plus belle tentative du diable pour essayer de changer les temps et les prophéties et distraire les croyants, en leur faisant miroiter un faux espoir.

La Parole de Dieu nous enseigne que Jésus a été oint du Fils de Dieu (notez que ce n'est pas Jésus qui s'est oint lui-même, mais Christ, le Fils de Dieu qui possède le droit d'aînesse de notre Père Céleste). Voyons ce que rapporte le passage de Luc 4.18

«L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé»

L'Esprit du Seigneur, LE FILS, a oint Jésus qui est devenu «Christ» en tant que commencement de la nouvelle création de Dieu ( l'Assemblée visible du Premier-né - l'Église ) et de ce fait Jésus devint le premier-né (parmi tous ses frères et sœurs) à l'Assemblée du Fils premier-né de Dieu.

Apocalypse 03:14 « Écrits à l'ange de l'Église de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen , le témoin fidèle et vrai, le commencement de la création de Dieu ».

Hébreux 2:11 « Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères,»

Que voulait dire Jésus, en disant qu'il «resterait seul» ?
Jean 12:24
« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

Maintenant , quand le Fils de Dieu (Christ) oint son peuple , ils deviennent tous comme Lui , et le peuple saint acquiert la même nature spirituelle du premier-né (Jésus), c'est-à-dire qu'ils deviennent une copie conforme à Jésus, même niveau d'égalité, même justice, même sainteté, même perfection, et ils appartiennent tous à l'Assemblée du Premier-né.

Ainsi, lorsque Dieu, par le Fils «sema» Jésus, Il s'attendait à récolter des saints justifiés comme Jésus. Cohéritiers, frères de Jésus devant notre Dieu et son Dieu

  • Jésus est notre frère ainé Romains 8:29 .
  • Le Père de Jésus est aussi le nôtre, son Dieu est notre Dieu Jean 20:17
  • Nous sommes de la même famille spirituelle que celle de Jésus Hébreux 2:11
  • Par son sacrifice expiatoire, nous sommes restaurés au grain de blé original (Jésus) Jean 12:24
  • Par la nouvelle naissance nous recevons le même Esprit que Jésus 1 Corinthiens 6:17
  • Nous sommes transformés à la même image et nature que celle de Jésus 2 Corinthiens 3:18
  • Nous devenons participants de la nature divine 2 Pierre 1:4
  • Nous sommes restaurés à la perfection de Dieu Matthieu 5:48
  • Nous sommes saints comme Dieu est saint 1 Pierre 1:16


#33)

Je désire traiter ici du «vol d'identité» de l'état terrestre d'Israël dans l'esprit du monde religieux, qui est une imposture diabolique pour détourner le sens des écritures et des prophéties bibliques . En soulignant l'analogie existante entre un «vol d'identité», tel que celui qui concerne la nation ethnique d'Israël, et l'imposture au d'un fraudeur sens littéral, nous voyons à quel point les «christianisme» s'est fait berné par une fraude spirituelle incroyable. Au sens naturel, actuellement le vol d’identité est perçu comme étant un crime grave en vertu duquel vos renseignements personnels (p. ex. votre nom, votre permis de conduire ou votre numéro d’assurance sociale) ont été usurpés par un imposteur qui tente de commettre une fraude en votre nom. Grâce à votre numéro d’assurance sociale, une personne peut facilement obtenir des marges de crédit illicites et vous entraîner des dettes considérables. À l’aide d’une identité volée, quelqu’un pourrait se cacher derrière votre nom pour des questions juridiques, vous laissant avec un casier judiciaire injustifié. Et pourtant, c'est ce qui se passe avec la nation ethnique d'Israël au Moyen-Orient. Cette nation détourne sur elle toute l'attention de ceux et celles qui cherchent à comprendre les prophéties de la fin des temps.

Rappelez-vous que le nom «Israël» fut non seulement donné à Jacob , mais aussi à ses descendants - lesquels sont devenus la nation de l'ancien Israël. Néanmoins bien que les descendants de Jacob furent identifiés avec ce nom divin, ils ne furent qu'un fil conducteur éphémère qui révéla le Messie pour les vrais descendants spirituels de Jacob.

Le même principe s'applique dans le Nouveau Testament. Du point de vue spirituel, le diable a toujours concentré ses efforts à pervertir la vérité et à se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Rappelez-vous le récit de Moïse à propos de lla séduction que le serpent exerça sur Ève. Dans le Nouveau testament, l'apôtre Paul s'adresse aux Corinthiens en leur disant: « Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. » (2 Corinthiens 11:3) Et comment Paul appréhendait-il la séduction du serpent chez les chrétiens de son époque? Paul était conscient que le diable était en train de changer tactique, et allait dans les décennies futures passer de la persécution pure et dure à la séduction... « Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; » 2 Thessaloniciens 2:7

Les Écritures nous éclairent pour nous faire comprendre que tous ceux qui sont faits à l'image du premier-né (Jésus) (le premier entre plusieurs frères) sont fils de Dieu, car en eux habite le Fils, l'Esprit Premier-né.

Romains 8:29 «Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils , afin qu'il soit le premier-né entre plusieurs frères.» En d'autres mots, des «grains de blé» identiques à celui qui a été semé en terre.

IMPORTANT :
Ceux qui sont fils de Dieu appellent Dieu, leur Père. Cependant, un serviteur de Dieu n'appelle pas Dieu son Père, mais son maître. Seuls les fils appellent Dieu, leur Père, sinon le titre Père n'aurait pas de sens. Le nom d'Israël est le nom de Dieu, et ce nom est divin. C'est ce nom d'Israël que notre Dieu a choisi pour tous ses enfants pour les nommer spirituellement (Isaïe 44:5). Dieu avait choisi le nom avant la fondation du monde. Personne ne mérite ce nom, à moins qu'il est un fils spirituel d'Abraham. Personne. Mais beaucoup d'imposteurs se réclameront eux-mêmes parmi les vainqueurs.

Isaïe (44:5) a vu notre futur, et nous a averti À PROPOS DES FAUX ISRAÉLITES Je veux vous montrer ce verset des Écritures, avec des variantes de nombreuses autres versions. S'il vous plaît lire attentivement. Voici la version française Louis Second d'Isaïe 44:5

«Celui-ci dira: Je suis à l'Éternel ; Celui-là se réclamera du nom de Jacob ; Cet autre écrira de sa main: à l'Éternel ! Et prononcera avec amour le nom d'Israël.»

Par contre je préfère les traductions de langue anglaise, beaucoup plus explicites

Isaïe 44:5 New International Version ( © 1984) «Some will say, 'I belong to the LORD'; others will call themselves by the name of Jacob; still others will write on their hand, 'The LORD's,' and will take the name Israel.» Traduction: « Plusieurs diront : «J'appartiens à l'Éternel » , et d'autres s'appelleront eux-mêmes du nom de Jacob ; encore d'autres écriront sur leur main : « du Seigneur» et prendront le nom d'Israël.»

Isaïe 44:5 New Living Translation ( © 2007 ) «Some will proudly claim, ‘I belong to the LORD.’ Others will say, ‘I am a descendant of Jacob.’ Some will write the LORD’s name on their hands and will take the name of Israel as their own.» Traduction: « Certains affirmer avec fierté : «Je suis à l'Éternel. D'autres diront : «Je suis un descendant de Jacob. Certains écriront le nom de l'Éternel, sur leurs mains et prendront le nom d'Israël comme leur propre nom » .

Isaïe 44:5 English Standard Version ( © 2001 ) «This one will say, ‘I am the LORD’s,’ another will call on the name of Jacob, and another will write on his hand, ‘The LORD’s,’ and name himself by the name of Israel.»  Traduction: « Celui-ci dira: «Je suis de l'Éternel, et un autre s'appellera du nom de Jacob , et un autre écrira de sa main :« Je suis du SEIGNEUR, ' et s'auto identifiera du nom d'Israël ».

Isaïe 44:5 King James Bible 2000 ( © 2003 ) « One shall say, I am the LORD'S; and another shall call himself by the name of Jacob; and another shall subscribe with his hand unto the LORD, and surname himself by the name of Israel.»  Traduction: « On dira, je suis du Seigneur , et un autre se réclamera du nom de Jacob , et un autre souscrira de sa main son appartenance à l'Éternel , et s'identifiera lui-même le nom d'Israël.»

Ce nom , d'Israël, représente une véritable filiation spirituelle avec notre Dieu. Israël est un nom qui appartient à la pensée de Christ, qui nous amène à faire la volonté du Dieu d'Israël. La profondeur du nom d'Israël signifie le Saint-Esprit qui habite à l'intérieur de tous les enfants du Dieu d'Israël. Ce n'est pas un nom de l'homme, mais un nom qui nous est donné du Dieu d'Israël, Christ. Nous devons aussi nous rappeler que ce nom représente un changement de caractère pour tous ceux qui acceptent de porter ce nom. Ce ne serait pas suffisant de porter son nom en donnant une main d'association (Isaïe dit "écrire avec ou sur la main") et accepter de prendre le nom d'Israël, nous devons devenir, jour et nuit, un authentique fils d'Abraham, qui garde continuellement dans ses pensées les promesses de la Nouvelle Alliance au moyen du sang de Jésus, qui nous justifie devant Dieu, une fois pour toutes (Hébreux 10:10).

Le vrai peuple saint de Dieu est un peuple de vainqueurs au sens spirituel, ce qui n'a rien à voir avec la naissance naturelle ou la prétention d'appartenir aux descendants de l'ancien peuple d'Israël. Le vrai peuple saint, est un peuple séparé «en esprit». Le nom d'Israël est le nom divin que l'Éternel avait donné à Jacob après que ce dernier eut prévalu lors de sa lutte avec l'ange de l'Éternel. C'était un type des vainqueurs spirituels à venir. Rappelez-vous que dans le livre de l'Apocalypse, les vainqueurs sur l'accusateur chantent le même cantique que celui de Moïse et Jésus. Apocalypse 15:3.

La nation terrestre d'Israël au Moyen-Orient a usurpé le nom du peuple vainqueur
Jamais une nation terrestre qui s'est autoproclamée du nom d'Israël ne pourra prétendre être une nation de vainqueurs aux yeux de Dieu! C'est de la fausse représentation! Non seulement cette nation du Moyen-Orient a usurpé le nom d'Israël, un nom divin dont la signification spirituelle est symbolique de la victoire des saints sur l'esprit accusateur, mais même au sein des nations soi-disant chrétiennes qui enseignent les meilleures valeurs morales, ces dernières doivent reconnaître que la capitale de l'état Juif d'Israël, Tel Aviv,  a acquis la piètre réputation d'une ville immorale peu enviable, étant maintenant définie comme étant la capitale mondiale de l'homosexualité. Pas étonnant que les pays voisins, de confession musulmane, voient cette nation comme une abomination!

 



#34)

Sachez que Dieu n'a jamais fait d'alliance avec une nation autre que la sienne. La nation divine est 100% spirituelle. C'est un peuple de vainqueurs, et ce peuple saint est protégé par une alliance divine irréversible Ce sont les vrais descendants spirituels d'Abraham et de Jacob. Et lorsque Jésus a déclaré que son sang était l'accomplissement de «la nouvelle alliance» cela régla le sens spirituel réel de l'identité spirituelle du peuple de Dieu.

Luc 22:20 « Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.»

L'apôtre Paul est catégorique sur ce point. La nouvelle alliance est 100% spirituelle.
2 Corinthiens 3:6
« Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit ; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie. »

Dieu n'a pas deux alliances, une pour les saints de son peuple sous le sang de Jésus-Christ et une autre alliance distincte pour une nation terrestre qui s'est approprié le nom d'Israël en 1948. L'ancienne alliance de la lettre (la loi) n'existe plus, car elle a été entièrement remplacée par le sacrifice expiatoire de Jésus, lequel a restauré la perfection et la sainteté du vrai peuple de Dieu.

Hébreux 8:8 « Car c'est avec l'expression d'un blâme que le Seigneur dit à Israël: Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,»

Le passage d'Hébreux 8:13 nous indique que l'ancienne alliance s'appliquait à l'ancien Israel et que la nouvelle alliance s'applique à la nouvelle nation spirituelle d'Israël.

Hébreux 8:13 « En disant: une alliance nouvelle, il a déclaré la première ancienne ; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître

Or l'héritage éternel promis aux authentiques vainqueurs de la nouvelle Israël ne peut s'accomplir que par la pensée perpétuelle du sang de Jésus-Christ, un esprit nouveau qui scelle les saints dans la nouvelle alliance.

Hébreux 9:15 « Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis

Hébreux 12:24 « (...) de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel.»

Notez que la nouvelle alliance mentionnée dans Hébreux 8:8 est faite «avec la Maison d'Israël» ! Dieu fait JAMAIS une alliance de salut avec les Gentils. Mettez-vous cela dans la tête une fois pour toutes! JAMAIS AVEC les Gentils (les nations) . Par contre, son peuple est constitué de saints provenant de toutes les nations, y compris ceux qui étaient de l'ancienne nation d'Israël.

En fait, nulle part dans l'Écriture trouvez-vous une alliance faite avec n'importe qui d'autre que les authentiques Israélites, les vrais vainqueurs spirituels, ceux qui ont reçu la circoncision du cœur! Les Écritures parlent alors de «d'Israéliens intérieurs» qui n'ont absolument rien en commun avec des juifs ethniques! Et puisque la nouvelle alliance donne un héritage éternel, ceux qui sont concernés par la nature de leur héritage sont aussi des «israéliens éternels» et ce principe ne supporterait pas une autre sorte d'alliance avec une nation d'Israël terrestre. La nation d'Israël au Moyen-Orient ne saurait prétendre qu'elle possède un «droit acquis» et de par la prétention de son identité terrestre, elle glisse automatiquement dans une «alliance perpétuelle»

Romains 2:29 « Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement ; et la circoncision, c'est celle du cœur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.»

Donc, si vous voulez être sauvés , vous devez naître de nouveau en tant que Juif spirituel . Cela ne veut pas dire que tous les hommes qui veulent être sauvés doivent maintenant être circoncis et offrir des agneaux en sacrifice, mais nous devons avoir l'équivalent spirituel de ces choses - Jésus , l'Agneau de Dieu (le sacrifice final) , et la circoncision du cœur , la victoire de Jacob qui a prévalu et qui par la suite reçut le nom divin d'Israël.

Par conséquent, Dieu ne possède pas d'alliance de salut pour les juifs du Moyen-Orient et une deuxième pour le nations de la terre. Dieu n'a pas une méthode de salut pour les Juifs et un autre pour les non-Juifs. Tout le monde est appelé de la même manière sous le même programme par la grâce, par la foi, dans la puissance de régénération spirituelle conférée par la Nouvelle Alliance accomplie par le sacrifice de Jésus. Paul utilise l'analogie d'un olivier pour expliquer que tous ceux des nations qui sont appelés et qui reçoivent la sainteté de Dieu par la foi dans le sacrifice propitiatoire de Jésus, sont greffés sur le tronc d'un Israël spirituel. Mais c'est exactement là que la confusion s'est installée. Il se pourrait même que certains traducteurs des Écritures pourraient ne pas avoir saisi ce détail.



#35)Le peuple d'Israël est un peuple saint, une assemblée des premiers-nés, le peuple des vainqueurs

Le vrai Premier-né spirituel, c'est Christ, et Il existait bien avant Jésus. Quand une âme est ointe du Fils premier-né, il devient un premier-né. C'est une loi divine. Pourquoi devenons-nous des premiers-nés de nature spirituelle? à cause du droit d'aînesse , le trône appartient seulement au Fils premier-né de Dieu , et ceux qui appartiennent à Sa Maison . Nous devons aussi nous rappeler qu'Abraham était un fils de Dieu , oint par Christ , le Fils premier-né de Dieu.

Dieu a montré à Abraham l'époque de Jésus et Abraham fut pleinement justifiée par sa foi . Ceci est soutenu par Jean 8:56 quand Jésus dit à ceux qui l' ont été un défi pour être les vrais fils d'Abraham «Abraham, votre père se réjouissait de voir mon jour : il l'a vu, et il s'est réjoui.» I Jean 3:01 se lit «Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu.» et Romains 8:14 lit «Comme ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu , ils sont fils de Dieu».

Ces Écritures nous éclairent de comprendre que tous ceux qui obéissent à Dieu sont fils de Dieu. Spirituellement parlant , l'Esprit qui nous amène à devenir fils de Dieu , indépendamment du nom de naissance naturel qui nous a été attribué est Israël , et ce nom a été choisi par Dieu. Cet Esprit d'Israël est l'Esprit qui oignait Abraham , qui nous transforme et nous rend saint, parfait et sans péché à travers la parfaite Nouvelle Alliance . Lorsque nous devenons vraiment Israël, notre nature va représenter les fruits de l'Esprit (Galates 5:22 ) . La raison pour laquelle nous ne savions pas que nous étions Israël c'est simplement parce que nous étions coupés de cette connaissance . Psaumes 83:4 «Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël!»

Beaucoup de gens n'ont jamais été instruits concernant le nom d'Israël et la relation de ce nom divin avec l'Esprit, ni ce que le nom d'Israël représente, mais ont été mal enseignés et se sont tournés vers une forme d’idolâtrie spirituelle, une forme de prostitution, présentée à tort comme l'image de Dieu. Les vrais vainqueurs, selon les critères de l'Évangile apostolique, sont collectivement Israël , un peuple saint servant le Dieu d'Israël, notre Père, et nous sommes individuellement Israël lorsque nous apprenons à développer notre relation avec le Dieu d'Israël. Le nom d'Israël est très important . Le Dieu d'Israël tout au long de l'histoire biblique a fait beaucoup de promesses à son peuple d'Israël et ceux qui deviennent un véritable Israël de Dieu hériteront ces promesses.

En conclusion: Le nom d'Israël représente ce qui est à l'intérieur de nous. La victoire totale. Nous ne changeons pas notre nom de naissance naturellement donné, mais nous portons son nom à l'intérieur. Le changement d' Israël est la modification apportée par le Saint- Esprit à l'intérieur , dans nos cœurs et nos esprits. Ensuite, nous pouvons vraiment être fils de Dieu , frères du premier-né de l'Église, Jésus, fait à l'image de notre Père Céleste. Donc, je tiens à vous dire qu'il n'y a pas d'Israël au sens littéral, au Moyen-Orient, qui mérite un autre Alliance avec Dieu que la seule et unique Nouvelle Alliance donnée à Abraham, et si cette nation est une nation parmi les nations, alors ils ne sont une nation gentille aux yeux de Dieu.




#36)
 

J'ai démontré que toute la doctrine dispensationaliste est à la base des interprétations bibliques des prophéties du livre de Daniel et du livre de l'Apocalypse. Or j'ai aussi démontré que le «message» de William Branham endosse les points de vue des églises «chrétiennes-sionistes» trinitaires qui enseignent les doctrines dispensationalistes..

Je me suis procuré l'édition de 344 pages «Stone Mountain to Dallas» (the untold Story of Roy E. Davis) par John Andrew Collins, et on y apprend en autres que William Branham était un ancien de l'assemblée de Roy Davis, et fut «ordonné» par ce dernier en tant qu'assistant-pasteur en 1933, et qu'ensuite il devint un «pilier» de cette assemblée locale, avant que l'église soit détruite lors d'un incendie. Or, ici l'on parle d'une assemblée enseignant les principes évangéliques-baptistes. Ces événements sont aussi corroborés sur un grand nombre de sites web.

Or, qu'est-ce qu'on croyait et qu'est-ce qu'on enseignait en 1933 dans les assemblées baptistes-évangéliques? Rappelez-vous que l'un des hommes les plus influents de l'histoire évangélique fut le théologien Cyrus I. Scofield (1843-1921), lequel avait profondément modelé la pensée théologique des églises protestantes évangéliques. 

Selon la biographie "The Life Story of CI Scofield" par Charles Trumbull, Oxford University Press, New York, 1920, les notes de Scofield avaient conquis les églises par son interprétation du futurisme par le dispensationalisme, une théologie avancée au début du XIXe siècle par l'ecclésiastique anglo-irlandais John Nelson Darby, qui, comme Scofield, avait également reçu une formation d'avocat.

À l'époque de William Branham, la Bible de référence de Scofield était parmi les seules sources proposées par les évangéliques pour étudier et interpréter les Écritures. En 1933, le pasteur Davis enseigna à William Branham sans doute tout ce qu'il savait, c'est-à-dire, le dogme trinitaire, les doctrines théologiques endossées par le protestantisme trinitaire, ce qui inclut le dispensationalisme de Darby, Scofield et Larkin. Tous les théologiens ayant consolidé le dispensationalisme étaient trinitaires.

La bible annotée Scofield
William Branham a utilisé régulièrement sa bible annotée Scofield, et bien qu'il disait qu'il n'était pas tout à fait d'accord avec tout ce que publiait Scofield, il n'en demeure pas moins que l'influence de ce théologien sur Branham était incontestable. J'ai relevé quelques citations à propos de références Scofield qu'il a utilisées dans ces enseignements. En voici quelques unes:

Sermon: Le péché Impardonnable [54-1024] [Passages E-121-E122]
Il est évident que William Branham tient à démontrer un point de vue sur le péché en s'appuyant sur des notes de Scofield concernant une version déjà enseignée de la semence du serpent.

Citation:. « (121) Regardez ici maintenant. Le premier péché... (122) Il y a un endroit que je voulais vous montrer, le premier endroit de cette Bible Scofield, sa note de bas de page, ici... Je crois que ça se trouve dans les Romains, au 3e chapitre. Il dit là, et selon le dictionnaire Webster, en bas de page, il dit: Le péché est le rejet de la volonté révélée de Dieu. (...) »
Source: https://www.branham.fr/sermons/41-The_Unpardonable_Sin

Sermon: Sceau de Dieu [54-0514] [P 27-28]  William Branham s'appuie encore sur des annotations de Scofield concernant les sept âges de l'Église.

Citation: 27. « Bon, je ne cherche vraiment pas à prêcher avec deux Bibles, une seule suffit. Mais j'ai amené l'une d'elles ici dans un but, pour ses petites notes au bas de la page et tout, des références, au cas où quelqu'un poserait une question. (il s'agit de sa bible Scofield) Et alors, demain soir, le Seigneur voulant, après la prédication… 28. La première soirée, c'était les Sept âges de l'Eglise, on a vu où nous en étions, où nous sommes, côté position, en ce jour où nous vivons. »
Source: https://www.branham.fr/sermons/427-The_Seal_Of_God

Sermon: Monsieur, est-ce signe de la fin ? [62-1230E] P. 167-168
Note: Ici les explications recueillies dans les annotations de Scofield nous dressent un portrait des enseignements globaux de William Branham, du pur Dispensationalisme. L'influence de Scofield ne fait aucun doute. William Branham a cité Cyrus I. Scofield intégralement. Les partisants de «la révélation progressive» de William Branham, noteront que la citation ci-dessous date de 1962.

Citation: (167) « Maintenant, relevons quelques-uns de ces mystères. Si vous voulez, vous pouvez les inscrire. Premièrement, je prendrai ce que dit Scofield ici, dans Matthieu 13. Si vous voulez en inscrire certains... Si vous n'avez pas de Bible Scofield, vous voudrez peut-être lire ce que sont, d'après lui, certains des mystères…..(la révélation des mystères selon Scofield)»

(168) « Voici ce qu'est un mystère: Un mystère, dans l'Écriture, est une vérité qui a été préalablement cachée et qui est maintenant révélée divinement, mais à laquelle reste toujours attaché un élément surnaturel malgré la révélation. Les plus grands mystères, et les grands mystères sont: Numéro un: Le mystère du Royaume des Cieux. C'est celui dont nous sommes en train de parler maintenant. (Matthieu 13:3-15) Le deuxième mystère est le mystère de l'aveuglement d'Israël pendant cet âge. (Romains 11:25 avec le contexte) Le troisième mystère est le mystère de la translation des saints vivants à la fin de cet âge. (I Corinthiens 15, et aussi I Thessaloniciens 4:14-17) Le quatrième mystère, c'est celui de l'Église du Nouveau Testament formant un seul Corps, composé à la fois de Juifs et de Gentils. (Éphésiens 3:1-11, Romains 16:25; et aussi Éphésiens 6:19, Colossiens 4:3) Le cinquième mystère, c'est celui de l'Église en tant qu'Épouse de Christ. (Éphésiens 5:28-32) Le sixième mystère, c'est celui du Christ vivant, étant le même hier, aujourd'hui et éternellement. (Galates 2, et Hébreux 13:8, et de nombreux autres passages semblables) Le septième mystère, c'est celui de Dieu, soit de Christ, en tant que plénitude incarnée de la divinité, en Qui toute la sagesse divine et la divinité sont restaurées à l'homme. Le neuvième mystère est le mystère de l'iniquité mentionné dans II Thessaloniciens, etc. Le dixième mystère, c'est celui des Sept Étoiles d'Apocalypse 1. (Nous en avons déjà traité. Les Sept Étoiles étaient les Sept Églises. Les Sept Messagers, etc.) Et le onzième mystère, c'est mystère Babylone, la prostituée d'Apocalypse 17:5-7.» (NDLR: Il manque le 8ième mystère)

« (169) Ce sont certains des mystères que cet ange est censé conclure – tous les mystères; tous les mystères de Dieu.»

« Et les autres – puis-je dire ceci avec respect, et sans faire allusion à moi-même mais plutôt à l'Ange de Dieu: La semence du serpent, qui fut un mystère caché durant toutes ces années. La grâce, redressée – non pas la disgrâce, mais la réelle et véritable grâce. Il n'existe pas d'enfer qui brûle éternellement. Vous brûlerez pendant des millions d'années, mais tout ce qui est éternel n'a ni commencement ni fin, et l'enfer fut créé. Tous ces mystères. Le mystère du Baptême du Saint-Esprit, sans sensation, mais la Personne de Christ accomplissant en vous les mêmes œuvres qu'Il a faites. Le mystère du baptême d'eau, que le trinitarisme extrême a changé en des titres de Père, Fils et Saint-Esprit; et le mystère de la divinité s'accomplissant dans le baptême au Nom de Jésus-Christ, selon le Livre de la Révélation, que l'Église, en ce temps, devait recevoir. Voilà certains des mystères. Le retour de la Colonne de Feu. Amen! C'est la chose qui est censée arriver, et nous la voyons! »

« (170) Oh, comme nous pourrions continuer à nommer ces mystères. Nous voyons cette Colonne de Feu qui conduisit les enfants d'Israël – la même qui frappa Saul en route pour Damas, et la même qui vient avec la même puissance, faisant les mêmes choses, et révélant la même Parole, tout en restant mot à mot avec la Bible.»

Source: https://www.branham.fr/sermons/252-Is_This_The_Sign_Of_The_End_Sir

Note: Scofield avait inscrit au numéro 8 de sa liste: « le mystère des processus par lesquels la divinité est restituée à l'homme » 1 Timothée 3:16
Texte original Scofield: « (8) the mystery of the processes by which godlikeness is restored to man » 1 Timothy 3:16

Références:
https://www.biblestudytools.com/commentaries/scofield-reference-notes/matthew/matthew-13.html
The Scofield Study Bible: New American Standard Bible - reproduction page Matthew 13: 4-17
https://baptist-distinctives.blogspot.com/2010/04/mysteries-in-scriptures-from-scofield.html
Comparez avec les notes de Scofield de 1917, où William Branham a pratiquement copié Scofield mot-à-mot

Depuis 1933, William Branham avait été instruit du dogme trinitaire.
À titre d'exemple. ne vous faites pas d'idée sur cela, car jusqu'en 1951, il est évident que William Branham était encore un authentique «trinitaire» dans la ligne de pensée des dénominations évangéliques.

51-0729A La Résurrection De Lazare
«E-28 Et maintenant, il y en a qui sont assis ici, faibles cet après-midi, et ils ont besoin de la guérison physique. Et nous avons choisi ces quelques paroles à lire de Ta part. Et puisse le Saint-Esprit, la troisième Personne de la trinité, venir maintenant, la Promesse, le Consolateur, que Tu avais dit que Tu enverrais; et qu’Il prendrait les choses de Dieu et qu’Il nous les montrerait. Et quand Ton humble serviteur ici parlera, sanctifie les lèvres qui parlent.»

Un peu d'histoire
À propos de celui qui «ordonna» William Branham, on raconte que le personnage de Roy Davis était en procès de justice pour un litige de succession lorsque William Branham épousa sa première femme, Hope Brumbach, en juin 1934, qui fréquentait l'assemblée de Roy Davis et qui était la «directrice» des services d'adoration. Le livre de Collins raconte que William Branham «fut le parfait remplaçant de Roy Davis, pendant que ce dernier était en procès», «ayant absorbé comme une éponge» tout ce que Roy Davis lui avait enseigné. Bien que William Branham ne partageait pas tous les points de vue de Davis, il est quand même dit qu'il avait le même style de prédication «passionné» que Davis. (page 174).

Roy Davis s'était auto-proclamé «pasteur», «révérend» et même «docteur». William Branham a appelé Roy Davis (Docteur) à plusieurs reprises, bien que ce dernier n'avait aucun «doctorat» ou diplôme quelconque.  [59-0419][63-0721][63-1114]

Nul doute que Roy Davis eut une influence sur William Branham, comme cette allusion et encore celle-ci qu'il avait mémorisée et encore cette autre

Dans son «ministère» de prédicateur, il est évident que la table était mise depuis longtemps pour canaliser l'enseignement des 7 âges de l'Église, reposant sur les bases des doctrines dispensationalistes, comme dans une citation de William Branham datée de 1947. Or vous pouvez vérifier à partir de la base de données des sermons de William Branham, que son enseignement «des 7 âges de l'Église» se retrouve facilement dans un sermon intitulé : «Les Enfants d’Israël (Les enfants dans le désert)» [47-1123], bien avant 1963, considéré comme l'année où «les sceaux mystérieux» ont été ouverts, et «les mystères en suspens ont été révélés», après avoir mentionné «qu'il n'en savait rien». Alors que toutes les interprétations de William Branham sur «les sceaux et les 7 tonnerres» repose sur la base de l'enseignement des 7 âges de l'Église, et qu'il enseignait cela depuis au moins 1947, il devient évident qu'en 1963, ses enseignements n'étaient pas nouveau. Dire qu'au sujet des sceaux «qu'il n'en savait rien» est probablement exact, car il n'en a jamais rien su de toute sa vie. Mais lorsqu'en mars 1963, il prétend ouvrir les 7 sceaux, là nous comprenons qu'il méprise le bon sens et la naïveté de ceux qui l'écoutent. Et c'est pour cette raison, que son enseignement est maintenant précipité en enfer.

Voyez par vous-mêmes. Voici une citation fondée sur le dispensationalisme de 1947:
(51) (...) Et rappelez-vous, l'âge de la Pentecôte, c'est un âge rejeté. Je déteste le dire, car je n'avais point trouvé la foi dans une quelconque église comme j'en ai trouvé dans l'Église pentecôtiste. Mais elle est rejetée, parce que c'est le dernier âge de l'église de Laodicée : tiède. (...). Rappelez-vous donc, le dernier âge de l'église, c'est l'âge de l'église de Laodicée, l'âge tiède qui est vomi de la bouche de Dieu.  (...)  Et je crois que c'est dans cet âge-ci, où nous nous attachons trop à telle église et à telle autre. Dieu n'aime pas ça. Il nous faut sortir de cela. Il nous faut nous rassembler, que nos cœurs soient ensemble. C'est vrai.»

William Branham est un des initiateurs du mouvement de guérison par la foi lancé en 1947. Il influença certains sous-groupes du mouvement pentecôtiste et charismatique, comme le mouvement La Pluie de l’Arrière Saison, Manifestation des fils de Dieu et le Royaume de la théologie actuelle. Son ministère suscita les vocations de plusieurs évangélistes[1], dont Oral Roberts et T.L. Osborn.